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Les procédés de culture Îes plus variés, les assolements plus ou moins rationnels et répondant aux exigences de notre climat et de nos sols, les plantes les plus diverses dont les produits trouvent un placement avantageux sur nos marchés, ont depuis longtemps été adoptés par nos agriculteurs avancés. Si les résultats ne répondent pas toujours à leurs espérances, c'est que tout progrès ne-se réalise pas du jour au lendemain; toute entreprise nouvelle n'apporte ses fruits qu'après bien des tâàtonnements et même des mécomptes, qui enrichissent notre expérience, sinon toujours notre avoir. Comme dans toute chose, notre doriculture aura à enregistrer dans son ie bon“ nombre de victimes, succombécs en chemin, avant d’avoir vu les résultats” de leur tendance vers le progrès. Mais il est tout aussi impossible pour nous de rester dans la routine ancienne, condamnée à jamais au siècle où nous vivons, au milieu des conditions nouvelles qui se présentent à nos agriculteurs. S'ils sont peu encore, ceux qui sont sortis victorieux de Îla lutte, — leur exemple sera suivi par d’autres et la voie s'ouvrira de plus en plus large devant nous, surtout après que nous aurons fait appel à la science pour nous éclairer et nous guider.
Si notre te dans cette voie est encore he si elle ne se manifeste pas sur toute l'étendue du territoire, il est néanmoins une série de faits qui la
, constatent. Ainsi, l’on doit citer une augmentation
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assez considérable de la production totale des céréales en Russie. En prenant comme point de départ la moyenne de cett£ production pour la période quinquennale de 1886-1800, et en lui comparant la moyenne pour la période de 1896-1900, nous trouvons une augmentation générale de 18.7 pour 100. En faisant ce même calcul pour Îles terres des propriétaires et pour celles des paysans, on constate des chiffres différents : pour la première, l'augmentation Kest de 24,8 pour 100 ; pour Ja seconde, de 16 hour 100. Malheureusement cette augmentation ne se répartit pas également entre les différentes régions, 11 en est. même où l'on constate une baïsse, et ceci notamment dans les gouvernements du Centre et du Nord, où domine le régime de la propriété communale ; ici nous trouvons une baisse de 6 et même de 7,4 pour 100, tandis que dans d’autres régions où ce régime est ‘moins répandu ou n'existe point, la hausse atteint 40 pour 100 et au-delà ; ainsi dans les provinces Baltiques on constate pour les terres des paysans une hausse de 47,5, dans Îles provinces lithuaniennes de 32,4 pour 100, etc. Il est vrai que l’on peut constater une hausse assez considérable dans certaines régions où domine la propriété communale, comme dans les gouv’ rnements de l'Est et du Nord- Est; mais ici élle c. due non au perfectionnement des cultures, mais surtout à leur extension, —le défrichement des forêts, la transformation des steppes
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