‹ La Russie agricole devant la crise agraireChapitre 86 sur 140 · I (TO · texte numérisé non relu

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ses phases de cette période joue un rôle des plus importants. Si toutes ces plantes exigent un certain minimum de température, si un abaissement de celle-ci au dessous de certain degré peut non seulement en arrêter le développement, mais leur être absolument nuisible et même les faire périr, la force de résistance contre le froid est bien différente , pour nos diverses plantes culturales. Ainsi, le seigle et l’avoine sont les plus résistants et ne craignent presque point les gelées tardives du printemps. Ni le seigle, ni le blé d'hiver ne souffrent généralement pas des gelées précoces de l'automne et supportent bien même les froids les plus intenses de l'hiver, pour peu que les champs soient couverts d’une bonne couche de neige (on connaît le dicton ! français: « La neige au blé fait tel bénéfice, comme , au vieillard sa bonne pelisse ») et qu'il n'y ait point de dégels intempestifs.

Mais la neige, du moins en quantité suflisante, nous manque quelquefois ; les champs sont dénudés par les vents et les chasse-neige, ce dont le blé se

ressent beaucoup plus que le seigle ; aussi la culture des blés d'hiver réussissant au Nord, où la neige ne fait jamais défaut, et au Midi, où les froids de Phiver sont généralement beaucoup moins intenses, est-elle beaucoup plus risquée au Centre de Ia Russie. Malgré la fertilité des terres de cette région, malgré les prix de vente beaucoup plus élevés du blé comparé au seigle, la culture du blé d'hiver n’y a

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