‹ La Russie agricole devant la crise agraireChapitre 85 sur 140 · D LA RUSSIE AGRICOLE · texte numérisé non relu

D LA RUSSIE AGRICOLE

même la réalité d’un tel fait. L'expérience est : ‘al-

heureusement là pour nous prouver que, dans les années de sécheresse excessive, les labours profonds ne nous garantissent point contre ses effets funestes, et que l’on Voit parfois des terres labourées superficicllement donner de meilleures récoltes que les champs à labours profonds. Mais c'est bien le cas à mon avis, de dire que « l'exception fait la règle ». Si ces années absolument exceptionnelles, et ne se répétant que de loin en loin, semblent confirmer les appréhensions des partisans de la culture superticielle, combien plus nombreuses sont les saisons qui nous donnent des exemples tout contraires (pour un cas de perdu dix de gagnés), et encore faudrait-1l prouver qu’au moyen de procédés de culture appropriés et destinés. spécialement à l'emmagasinement de l'eau dans la terre en temps utile, on ne peut arriver à triompher de ces phénomènes néfastes et se prémunir contre leur influence pernicieuse sur le sol et la végétation. De mon côté, je crois le contraire ; la question ne se limite point à une profondeur plus ou moins grande des labours, mais à toute une série de procédés de culture qui doivent tous être dirigés chez nous, dans la région du tchernozème, vers l’approvisionnement, aussi abondant que possible, de l’eau dans la terre, aux époques où l'on en a en abondance, vers la conservation de cette eau pour les besoins de la végétation, avec élimination de toutes les causes de déperdition éventuelle. Et

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D ceci est LE et réalisable en tantque nous règlerons notre* activité d'après les propriétés physiques * de nos sols, les lois de l'évolution de l’eau dans la nature ct les exigences des plantes que nous cultivons. Ce sujet est si vaste et les conditions au milieu desquelles nous travaillons présentent tant de particularités,' que. Je n “ai pu épuiser la question dans cette étude déjà trop longue, et je me vois obligé

d'en remettre la fin à une Étude nouvelle.

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Influence de la chaleur et de l'humidité dans la région de la terre noire. — Rôle de la neige en hiver. — Les gelées printanières. — Les pluies et Ja sécheresse. — Ecarts entre les pluies'des saisons suivant les années, — Les insectes parasites.

On a pu voir, d’après ce qui précède, que dans toute la région de la terre noire l'humidité et la température étaient les principaux agents, réglant le degré de la fécondité, la valeur des récoltes et par suite la situation économique de tout le pays,

dont cette région est le principal fournisseur en

denrées agricoles les plus nécessaires à l’alimentation des habitants, et aussi la principale source des produits qui forment la base de notre exportation : blé, seigle, orge, avoine, graines de lin, etc. Il est donc indispensable de voir comméut les différentes combinaisons de ces deux agents, jointes aux propriétés particulières de nos sols, favorisent ou entravent notre production agricole.

Si, durant leur période de végétation, les plantes ant besoin d’une certaine somme d'unités caloriques, la distribution de ces unités entre les diver-

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