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qu'une très faible extension, et nous devons nous en tenir 1c1 presque exclusivement au seigle.
Mais si le seigle est relativement bien résistant aux gelées, il est des cas, assez rares du reste, où ses jeunes pousses périssent au printemps, non à cause du froid directement, mais par suite d'effets tout mécaniques qui en résultent. Si les dégels du printemps sont irréguliers, si la chaleur succède au.
froid trop rapidement, la couche superficielle du
sol étant déjà dégelée et fortement chauflée par le soleil, tandis que celle qui la suit immédiatement après est encore glacée, si la chaleur parfois intense des jours de printemps est suivie par des nuits de gelée quelquefois tout aussi intense, il se fait une dislocation dans la structure du sol, la couche supé-
rieure se détache et il se produit une rupture des
racines des jeunes plantes. Elles peuvent périr également, lorsque, après une nuit de gelée plus ou moins forte, un chaud soleil darde sur elles ses rayons ; leurs parties herbacées sont bien vite surchauflées, tandis que leurs racines sont encore glacées, les mouvements des sucs ne peuvent se produire librement, l'eau évaporée par les feuilles ne leur est point compensée par les racines inactives, et la plante se dessèche ; il arrive qu’un champ qui paraissait riant la veille, ne présente bientôt après qu'une surface jaunie, morte. Mais il suflit qu'une nuit tout aussi froide soit suivie par une journée à ciel couvert, et encore mieux par de la
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pluie, pour que ce phénomène ne se produise point ; le dégel de la terre et des jeunes pousses se fait alors graduellement, sans que la végétation en souffre aucunement.
Néanmoins, il est des années où le blé et même le seigle sont atteints directement par les gelées printanières jusqu’à en périr. Ainsi je me souviens d’une année où le blé à été anéanti par une gelée de — 12° Cent. survenue dans la nuit du 19 au 20 mai (nouveau style) ; d’une autre, où le seigle a péri vers le 8 ou 9 juin, étant déjà en fleur; la fleur et le germe du grain déjà fécondé ont été tués net, et nos champs de seigle étaient lamentables à voir cette année-là (1890); les épis sont restés absolument vides au haut de leurs tiges droites comme des lances et nous n'avons moissonné que de la paille. Un fait curieux à remarquer : à côté des champs dévastés de la sorte, il y en a eu d’autres où rien de pareil ne s’est produit et qui ont donné une récolte
abondante ; c’est là où le ciel couvert par des nuages a empêché une baisse trop forte de la température par suite des rayonnements dans l'espace, ces nuages ayant sufli à préserver les champs ainsi protégés contre le dépérissement.
En Russie comme en France, des phénomènes de ce genre, quoique avec beaucoup moins d'intensité généralement, se produisent à la mi-mai, à l'époque des saints de glace, que l'on craint en Russie tout comme chez vous ; mais la lune rousse, à laquelle
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