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AU MOYEN DE SA LITTÉRATURE POPULAIRE. 41 Après cela, il ne resterait plus au renard que de remercier son bienfaiteur et de s’en retourner à son logis ; mais il s’est si bien trouvé des services du merle, qu'il veut continuer à l'exploiter. Cette noire ingratitude causera sa perte. Il continue :
« Eh! bien, dit-elle, tu m'as nourrie, merle? » — « Je t'ai nourrie » — « Tu m'as abreuvée? » — « Je l'ai abreuvée » — « Tu m'as retirée de la fosse ? » — « Je t'ai retirée » —— « Eh ! bien, amuse-moi maintenant. » Le merle de s’attrister, le merle de s'inquiéter, comment amuser la renarde : « Je volerai, dit-il, et toi, renarde, suis-moi.» Bien ! le merle vola au village et s’assit sur la porte charretière d'un riche paysan et la renarde se coucha près de la porte. Le merle se mit à crier : « Femme, femme, apporte-moi un morceau de lard, femme, femme! apporte-moi un morceau de lard! » Les chiens s'élancèrent et déchirèrent la renarde.
Une variante petite-russienne qui rappelle, en miniature : « Les animaux malades de la peste : »
Un homme creusa une fosse à loups et y fit tomber un ours, un loup, un renard et un lièvre. Les voilà qui sont assis là un jour et encore un autre et au troisième, ils disent : « Allons, il faut bien que nous mangions le plus jeune, autrement nous périrons ! » — Et le lièvre, sachant qu’il était le plus jeune de tous, dit: « Jai quatre-vingts ans. » Et la renarde dit : « Et moi, qua-
rante. » Et le loup dit : « Et moi trente. » Et l'ours dit: « Et moi, voilà un mois que je suis né, un mois que j'ai été baptisé, et je suis tombé avec vous, et voilà! » Et eux comprennent bien qu’ils ne peuvent prendre l'ours et s’étant consultés, ils mangèrent tout de même le lièvre, parce qu'il était le plus faible et ne pouvait lutter avec personne.