La Russie
En mars 1870, j" arrival pour la premiere fois a Saint-Petersbourg . Mon intention ita.it de passer seulementquelqv.es mois en Russie, mais j'y troui:ai. inopinement tant de sujets interessants d'etude que j'y restai presque six ans : jusqu'en 1875. Pendant ce temps je passai mes hivers, pour la plus grande partie, a Saint-Petersbourg, Moscou et Yaroslaff, el consaerai generalement les mois d'ete a des peregrinations a travers le pays et a colliger des renseignements que me fournirent les autorites locales, lesproprietairesterriens, lesmarchands, les pretres, et les paysans. Depuis mon retour en Angleterre j'ai entretenu une correspondance suivie avec de nombreuxamis russes, si bien que j'ai pu suivre de trespres tout ce qui s'est produit dans ce court intervalle. Parmi la grande masse de materiaux concernant. I'histoire passee et la condition presente du pays, qui s'est accumulee entre mes mains pendant six ans, je
Preface.
n'ai use, dans le present ouvrage, que de ceux qui m'ont semble les plus susceptibles d'interesser la masse du public. Je reserve pour un futur volume des investigations speciales concernant la Commune rurale, divers systemes d' agriculture, I'histoire de Emancipation, la condition economique aciuelle des paysans, le systeme financier, Vinstruction publique, de recents mouvements intellectuels et des sujets similaires.
Si Vouvrage aquelque merite, il faut principalement attribuer cela- a Vassistance qui m'a ete tres-liberalement foumie par des Eusses de toutes classes. S'il me fallait dresser la liste de ceux vis-a-vis desquelsje suis endette, elle remplirait maintes pages. Je dois, en consequence, me contenter de nommer ici quelques-uns de ceux auxquels j'ai des obligations. Beaucoup de services precieux m'ont ete rendus par M. Kapoustine, le savant et habile directeur de VEcole de droit de Yaroslaff, par M. Bolhashin et les autres gentlemen attaches a cette admirable institution; aussi par M. Tchaslavshi, mon comiiagnon de voyage pendant deux etes ;par M. A.-W. Gontcharoff, qui m'a accompagne lors de mes voyages dans la province de Samara, et par le defunt M. Edward J. Morgan, bien connu des Anglais qui ont visit6 Saint-Petersbourg . J'ai aussi a exprimer respectueusement ma gratitude a Mme de Novikoff, nee de Kireeff, pour m'avoir assiste dans mes efforts pour m'adresser aux meilleures sources vivantes d'information , et a M. E.-J. Yakushkin, pour avoir place a ma disposition la grande quantite de renseignements qu'il possede con-
cernant les pay sans Trusses. J'ai parle, dans le chapitre consacre a ce sujet, du defunt M. N.-A. Miloutine, du defunt M. Samarin, du prince Tcherkasky et de M. Koshelef, qui m'ont aide dans mes etudes sur I 'emancipation. II me faut remercier collect ivement les autres Russes qui m'ont procure des maleriaux et m'ont temoigne toules sortes d'amabilites. J'ai ete oblige de rejeler beaucoup de cues et opinions de ces amis et connaissances, mais je n'ai jamais agi ainsi sans les examiner d'aborcl avec grand soin, et me suis toujours efforce de formuler mes jugements dans un esprit impartial et sans prejuges.
En concluant, j'ai a (aire appel a Vindulgence de o Vaimable lecteurt. Le sujet du Here est si vaste et si varie que ce n'est pas tache aisee de choisir les sujets qui ont la plus reelle importance et de les presenter de telle [agon qu'ils donnent une idee generate du pays et de sun peuple. J'espere, dans un avenir prochain, pouvoir faire disparnitre les omissions <jue le Here peut contenir.