X PRÉFACE
peut, après Talleyrand, appeler le prince des diplomates de noire "époque. Toutes deux sont formellement promises dans notre ouvrage déjà cité \ el la première est même, par mégarde, devenue l'objet d*un renvoi, auquel, malheureusement, rien ne répond dans la suite de Touvrage. Cette circonstance a mis de mauvaise humeur le bibliophile russe, M. Serge Poltaratzki, habituellement bienveillant à notre égard. « Il n'y a rien sur Rostoptchine, dil-il', dans les Appendices de VHntoire intime de la Uussie : aussi ce renvoi ne fait-il faire au lecteur que des recherches inutiles. » Lebibliophile n'a pas (orl ; l'historien, en cette occasion , a manqué de mémoire, el il lui doit son vinavat ', qu'il adresse, par la même occasion, à tous ses bénévoles lecteurs.
Aujourd'hui, il vient réparer cette omission et payer sa dette, même si largement, que beaucoup de ses créanciers regretteront peut-être qu'on s'en
• La première, celle sur Rosloptcbine, t. !•', p. 424; la seconde, celle sur Puzzodi Borgo, ibid., p. 71, la note.
* Dans sa brochure Rostoptchinej notice Htléraire et bibliographique (1854), p. 55.
' Le meà culpà de la langue russe. Vina, la faute ; vinovatii, coupable (maison \}vonor\cc vinavat).
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soit souvenu. Il la pay(^ ici\ en ce qui concerne Rosloptchine^ et il espère pouvoir bientôt en faire de môme par rapport à Pozzo di Borgo. Ces deux existences étaient, certes, du nombre des plus curieuses; l'une permet à Thistorien de jeter un regard profond dans la vie des Russes, Tautre, de se rendre compte do la politique du cabinet de Saint- Pétersbourg à des époques mémorables. Elles nous offrent d'ailleurs l'occasion que nous cherchions, de préserver de Toubli des renseignements de toute nature sur la plupart des notabilités russes de la première moitié de ce siècle, renseignements que ne dédaignera pas, nous l'espérons, Thistoire proprement dite, la grande histoire, jusqu'à la hauteur de laquelle il ne nous est pas donné de nous élever.
Le fait capital de la vie de Rosloptchine, par laquelle nous commençons, est la catastrophe de Moscou en 1812. Naturellement, celle-ci occupera la plus grande place dans nos pages; toutefois sans les absorber, car nous avons dû y renfermer en outre quelques détails sur Catherine II et Paul P", puis l'esquisse des réformes entreprises par le (ils aîné et successeur de Paul dans la première moitié
01 PKifttC^
^6>.49tk.ri^ae , réforme prélivktnt à, cellf»;, bLij;^
iéniçmji ci^fiiH liaœ ces. ménitts pa^ji^s^ nous avons ea outre jelé;U|i coup4'œil buc j«'^80£jélé^ru^3e^ii congre^ de Yi^|]9*..fli;er lopiou^v^siir. las.;>vi£|is 'OiitCDira.de^ rirmep4îfs>cte -Mps^qu élait ar^ H^lie Qs^otielJe 4f!^ iVi^Ue tâcb^; mais^ du resle^Tious.np ;0Oi|8.aitilfniiesi; p^dopi^é la mission de lacoriter If ^Hôrii94«)i$12 dan&sqn vaste en^eœ^c. Go.seraif 7/iVz4 po$l Homerums, Oaos cç 4baiDp4,api:ès^ia.ma- ^nifi^^^apopée 4^ M, la opi^^tô Philippe dp Ségur iOt'la ^vanie;âarra^ion de^ notre illustre hîsiorico Afl^tîoaal >,jl^ resleà.peiiicà glaoejcçàetlà, surtout au point de ym des apératiooscailitQJres^ poqrJesr ^nelles^ d' tailleurs, nousueseçioiis pa^ epmpélcnt. C^est plutôt sur les faits de Tordre civil que nq^is ^vonsQJbierGbô à, répandre. quelques lumières, nouvelles. Gç{)(endagt,,eomme il n'cl^ait^ pas pç$$ihle d'ignarer çomplélemeat les autres^ si uotre tableau devait offrir uu en^cimblei n^us avons ijiis en regard de la vie de Rostoptcbine cçlle du feld maréchal Koutousof^ vieux Busse cpmmç^lui cl acteur sur la mâiae scène^ mais acteur dont Icrôle, moins
! ,*. P^role^ descendue» du haut du tr6iK3;.. m:>'^ . * >
rasUr^int, qe Uona p«s ^l(»igaé,an instant j^squ-aM
le naaveau ne. pouvait peuMtre pas^^ produire §ouveiU now notre piuioie: Blâgi^qu.'oa. veuille bien le remarquer, outre le no4vveattvil y:a lo^^ertain, riniGpaiestable etrinoofitesté. Spuseç^r^ippQPty n9us psoi^s lu 4imy tojiit p*4Uiit fsks /ail «Un écriv^ûp
lamiliarisé aveo la vàe^di)$%9$i^.{M)Qr famiriéMAr 4'iéfi sw te$ lieux même$y A^MmdisfiautJloseoupaf UQ.s^our d0 pIuH^rs mois^^ 4aiUeurs.à mène de consul 1er, indépem^amitteni dos relaliojis frao- «^aîsqiB) celles. di».QdUp9i^i^r et de plus celles des Àil^pnandSt des ^glaiS) etc. , à mêmç ainai d^onvrjrr une epquêle contradictoire sur les faits,;Serublait en : mesure d\éuhiixW' bien des* jpoints e). de préciser tout ce qui était resté dan^ le vague» de manière à Illettré lin p^ul-être aux doutea et à donner .enfin une bnse sotide à la >wsion désbrinais historique.
Dans une criiique Judicieuse, mais nojn impapliale, de ÏJUi$loire du^,C(m^nl(U. et 4^ TEmpre^
' Hevue germanique et française, i'" livraison de 1803. C'est un travail remarquable, incoutcstablemciit. Maispeut-ôue, en se souyeuant moins de no^ divisions politique^ d'autrefois, Tauteur ^M. Victor Chaurfour) aurait-il eu plus de bienveillance nWle pour un ouvrage (jui,
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critique qui fait écho à celles donl rÀIIemagnc avait, depuis longtemps^ pris i'iniliative, voici ce que nous lisons : a L'histoire moderne, telle que a l'ont constituée les grands maîtres , marche apa puyée de ses preuves. Nul, si grand qu*il soit, ne Ci prétend ôtre cru sur parole pour des faits où il n'a « pas é(é lui-même acteur ou témoin oculaire.» Or, un des nombreux griefs de celui qui parle ainsi, contre M. Thicrs, est précisément qu il ail cru pouvoir se passer de preuves, même là où il n'existe encore aucune espèce de certitude, où le débat est toujours bien loin d'ôtre clos.
Il y a du vrai dans ses observations. Non que M. Thiers ne cite jamais ses sources : il aime, au contraire, à les indiquer, quand ce sont des lettres, des rapports ou d'antres documents authentiques par lui découverts dans les archives ; et de plus, il en fait mention , quand c est à des auteurs étrangers qu'il a emprunté ses renseignements. Ainsi, les noms des généraux Clausewilz, prince Eugène de Wurtemberg et Hoffmann, du eolonel de Wol-
b lui seul, sufflrait pour immoilaliser un Iiomme et dont la gloire rejaillit sur la nation entière, qu'il arme, pour ainsi dire, d'une force déplus. D^jà dans le texte (p. 378), nous avons renlu un hommage sincère 6 l'nuteur de ce monument national.