L’EPOPEE PERSANE ET FRANCAISE
épaules larges d’une toise, le personnage mystérieux du Vieux-Pélerin, Polkane Phomme-cheval. I] est curieux de voir le génie russe s’approprier si complétement un récit que Pon ett pu considérer comme purement occidental, comme une partie intégrante du cycle carolingien.
Aprés l’étude des emprunts faits par l’épopée granderussienne aux épopées chrétienne, assyrienne, égyptienne, juive, persane, hellénique, néo-grecque, francaise, je prends congé d’elle pour passer dans le domaine d’une autre nationalité russe.
La Russie se compose comme lon sait de trois nations trés étroitement apparentées, mais dont les langues présentent des differences dialectales : la Grande-Russie, la Russie-Blanche, la Petite-Russie. C’est de la premiére que je me suis surtout occupé jusqu’a présent ; la seconde ne parait pas avoir conservé de chansons épiques ; j’arrive a la troisiéme, a laquelle je vais consacrer au moins quelques chapitres. Ainsi le tableau que je dois présenter de la Russie Epique en sera moins incomplet.
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