‹ La Russie et l'Eglise UniverselleChapitre 24 sur 46 · U OF · texte numérisé non relu

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lo Christ, il faudrait admettre que c'est le Christ lui-même qui est devenu « la grande montagne », c'est-à-dire la monarchie universelle de l'Eglise remplaçant les empires païens. Mais pourquoi irionsnous attribuer gratuitement à l'écrivain vraiment inspiré de ce livre merveilleux une image si confuse et si incongrue, quand il y a une explication claire et harmonique qui, non seulement est admissible, mais encore qui nous est tout simplement imposée par la comparaison de ces textes prophétiques avec le texte évangélique^correspondant? Là comme ici, chez Daniel comme dans saint Mathieu, il y a le Fils de l'Homme et il y a la Pierre de l'Eglise. Or comme il est absolument certain que le Fils de l'Homme du livre prophétique et le Fils de l'Homme de l'Evangile désignent une seule et même personne — le Messie, — l'analogie exige que l'image de la Pierre ecclésiastique ait dans les deux cas un sens identique. Mais dans l'Evangile la Pierre est évidemment le prince des apôtres — tu es Pierre — ei^go la pierre du prophète Daniel préfigurerait aussi le dépositaire primordial du pouvoir monarchique dans l'Eglise Universelle, — pierre qui n'a pas été prise et lancée par des mains humaines, mais par le Fils dîi Dieu vivant et par le Père céleste lui-même qui révèle au monarque de l'Eglise la vérité divinohumaine — cause première de son pouvoir.

Signalons encore celte coïncidence admirable : c'est le grand roi de Babylone, le représentant

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typique de la fausse monarchie universelle, qui a vu dans un songe mystérieux le représentant principal de la monarchie universelle véritable^ — il Ta vu sous rimage significative d'une pierre qui est devenue son nom propre. Et il a vu aussi le contraste parfait des deux monarchies : l'une commençant par la tête d'or finit par les pieds d'argile qui tombent en poussière; l'autre commençant par une petite pierre finit par la montagne imnieuiàe qui remplit le monde.

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