LWUTRICIIE ET LA PRUSSE
pas êfre de la nouvelle Europe, l'autre, parce qu'elle n'en veut pas être; l'une est fatalement dans le mal par sa nature ; l'autre est librement dans le mal parce qu'elle préfère y être.
« Causes différentes : même résultat !
« Le résultat pour l'Allemagne est donc celui-ci : les deux grands États, complices et subordonnés de la Russie; les petits, comme on le voit aujourd'hui, subordonnés aux grands et arrogamment foulés par eux; toute l'Allemagne, par conséquent, traînée dans l'orbite de la Russie, moins ostensiblement qu'au temps de Nicolas, mais dans des circonstances pires.
« Le résultat pour l'Europe, c'est qu'elle est bravée , insultée et immobile devant un ennemi qu'elle eût pu briser d'un seul coup. »
Depuis que nous écrivions ces pages, deux événements considérables ont eu lieu :
1" L'a vertement définitif de la monarchie constitutionnelle unitaire d'Autriche et la tentative d'une entente entre la dynastie impériale et le royaume de Hongrie reconstitué.
2° La convention de Gastein, qui fait pencher la balance de l'Allemagne en faveur de la Prusse, achève d'annuler la Diète et les États secondaires, et ouvre la carrière à l'ambition prussienne, qui avoue aujourd'hui son but sans aucun ambage, à savoir: l'absorption de toute l'Allemagne du Nord, « au moins jusqu'au Mein. »
Nous apprécierons ces événements dans notre dernier chapitre, consacré à l'avenir de l'Europe.