‹ La Russie et la civilisation européenneChapitre 18 sur 18 · LES MARIAGES D«S SERFS · texte numérisé non relu

LES MARIAGES D«S SERFS

Nous empruntons à Tauteur d'un Missionnaire républicain en Rttësie un récit qui peint à merveille la manière dont les seigneurs russes entendent Thumanité à l'égard de leurs serfs dans la question du mariage : .

« Ce matin, pendant que j'étais en compagnie du prince***, nous vîmes arriver à pas lents Dmîtri, le valet de chambre du prince, et Axînia, l'a femme de chambre de la princesse.

a Dmîtri est né dans une des propriétés du prince, et sert dans la maison depuis vingt-cinq ans. Il a commencé le service à Tâge éle dix ans, aidant à frotter les parquets, faisant les commissions dont les autres domestiques pouvaient se décharger sur lui, et remplissant les fonctions de postillon (bérêtre) *. Lorsqu'il eut grandi, on fitictolui un laquais; puis il devint valet de chambre du mpk^f et, depuis vingt ans, il remplit cette charge avec a^ dévouement et une fltiélité inaltérables, car c'est une bonne et honnête âme que Dmîtri, il y a dans rattachement

. < Celui qui est assis en selle sur nn des deux cbevaux antérieure*

qu'il porte au prindi et à sa famille quelque chose de Taffection soumise et instinctive du chien; il s'est tellement maté au service, qu'il y est devenu une sorte d'horloge qui n'a jamais besoin d'être n^ontée. Il a conservé, il est vraif wne profonde passion pour l'argent, et il a toujours en train quelque petite spéculation de coin-, merce; mais il est dans la maison d'une probité irréprochable, due sans doute au culte idolâtre qu'il a voué à son maître et à tout ce qui y tient. Il s'avança donc avec Axînia, à pas lents, et se frottant la nuque d'un air embarrassé. Axînia, habillée comme nos couturières, avait les yeux baissés, et sa douce figure était rouge jusqu'aux oreilles. •

ï Dmîtri s'approcha du prince et lui pritia main pour la baiser; mais celui-ci, prévoyant quelque demande désagréable, dit brusquement :

(( — Eh bien! qu'est-ce?

« — Votre Excellence, balbutia Dmîtri, voilà... Je suis venu avec Axînia... Et si votre bonté était si grande... si vous n'aviez rien contre... je voudrais bien me marier avec elle.

(c — Comment ! qu'est-ce?. . . Qu'est-ce que tu me dis là ?

« — Il y a longtemps, Votre Excellence, que j'aime Axînia... Vous savez. Votre Excellence, que nous sommes dû même village; et, comme c'est une bonne fille, j'ai pensé... j'ai espéré... .;

a — Tu as pensé, tu as espéré que je te permettrais de l'épouser... n'est-ce pas, imbécile que tu es? Ces genslà sont impayables... Voilà le seigneur Dmîtri qui pensait qu'il n'avait qu'à cligner de l'œil pour se voir en ménage avec son épouse!,,. Non, mon très-cher, cela ne va pas ainsi.

(( Dmîtri et Âxînia se tenaient immobiles devant le prince. En ce moment survient la princesse.

(( — Qu'est-il arrivé? demanda-t-elleen voyant le prince en colère et les deux domestiques confondus.

« — Il est arrivé, dit le prince, que voilà monsieur qui demande mademoiselle en mariage !

« — En mariage ! s'écria Ja princesse avec un éclat de rire. Vraiment! mais ce serait curieux!... Ah! vous voulez vous marier! ajouta-t-elle en toisant les deux domestiqués.

m Dmîtri^it abasourdi; Axînia était rouge et tremblante.

(( — \6\\k ce que c'est!... reprit la princesse, on élève ces drôles, on les nourrit, on les forme au service avec de grandes peines, et puis, à peine sont-ils en place, ils songent à s'envoler! Allez, vous n'êtes que des ingrats!

« — Permettez, Votre Excellence, dit Dmîtri du ton le plus humble, nous comptions bien, Axinia et moi, servir auprès de vous tout le reste de notre vie.

ï Le prince haussa les épaules et grogna énergiquement le mot d'imbécile.

« — Servir auprès de nous!... s'écria la princesse, estu fou?... Et si Axînia devient grosse, et si elle a des enfants?... Est-ce toi qui feras son service alors?.. . Ne vois-tu pas que pour vous marier nous serions obligés de vous expédier à la csgupagne?

n — Eh bien! dit Dmîtri, si Votre Excellence le permet, nous irons à la campagne, nous travaillerons à votre fabrique, et Votre Excellence sera contente de nous.

« — Tu vois donc, dit le prince avec violence^ qaç nous serions obligés de vous éloigner de nous!... fial-oe pour cela que nous vous avons élevés, heint... YmamM

on formés au service pour qu'on pût se passer de vous? Vous a-t-on fait valets de chambre pour travailler à la fabrique, hein?... Parlez donc!...

(( Les deux domestiques demef raj^ muets et immobiles. -, '• A^ï

« — Vous voyez donc que voin aurez agi comme des sots! Allez! et chassez de votre tôt» ces baliverues de mariage... Songez à bien servir vos maîtres et à prier Dieu... Gela vaudra mieux! Allez... Allez donc...

(( Dmîtri et Axînia s'en allèrwt tristement. J'étais pà-^ vré et révolté ; je me contins pourtant, etje disau prince :

« — Ces domestiques vous servent depuis longtemps?

(( — Certainement! le coquin de Dmîtri «st dans jia maison depuis vingt-cinq ans, et cette drôlesse d'Axinia depuis quinze ans.

« — Et ils vous ont fidèlement servi?

ff — Parbleu ! ce sont mes meilleurs domestiques, et c'est pour cela que c'est indigne de leur part. . . c'est pour cela que leur prétention m'a mis hors de moi.

« — J'aurais vu là au contraire une raison pour leur accorder leur demande.

« — Ah!...

(( — Oui, monsieur, j'aurais pensé que des services si longs et si dévoués méritaient récompense, et j'aurais marié ces braves gens, non-seulement parce qu'ils sont honnêtes et qu'ils paraissent s'aimer, maisjt?ar devoir de reconnaissance,

« La princesse dit en souriant :

« — Cela se ferait ainsi dans un vaudeville ou dans un roman, mais nous vivons dans la réalité, et dans la réalité, quand on a un bon domestique, on le garde aussi longtemps que l'on peut et que l'on veut.

SIO NOTES.

c — Mais TOUS Imei le eieur de ces pauvres gens, et peut-être les poussez-vous à la débauches Vous vous êtes plaints de Timmoralité de vos domestiques ; ne craignezvous pas d*y contabvflr pour vncre part?

c — Nous ne fêgnm pas entrer dans tous ces détails, nous aurions trop k iire. . . nous tenons tout bonnement k être bien servis.»

c — Si je ne me trompe, cela s'appelle de Tégolsme...

c — Eh! mon Dieu, soit! le nom ne fait rien à la dbate!... Pourquoi ausâ ce drôle de Dmitri songe-t-il à m*^6ver ma meilleure femme de chambre? Nous verrons plus tard... S'il persiste daiiffÂB lubies de mariage, •DUS tâcherons de lui trouver une femme qui me convienne davantage, i

PrApacb.

I. — L*aaloeratie n'a d'analogue nulle part. —Institution antieuropéenne.

— Amalsame de toutes les tyrannies. — Yarègue, Slavo-Russe, Byzantin, Mongol, Caporal. — Origine de l'autocratie. — Rurik et ses compagnons. — Asservissement des Russes. — Invasion des Mongols.

— Ses résultats. — Ivan H* ~ Il fonde l'autocratie. — Par quels moyens. — Développement de l'autocratie sous tous les règnes. —

— Son idéal 5

II. ~ Idée du pouvoir. — Il fléchit sous son propre excès. — Autoriiô divine et autorité humaine. — Absolutisme de l'autocratie. — Ses conséquences. — Sa faiblesse. — Catherine 11 mystifie les Russes et TEurope. — Isolement de l'autocrate. — Il est forcé de n'agir que par lui-même. — Turpitude de son cortège. — L*homme de bien le fuit. — lExploiteurs. — L'autocratie n'est puissante que pour le mal. — L'autocrate désobéi ou trop obéi. — Irresponsabilité djes fonctionnaires. — L'autocratie sanctionne les abus. — Le peuple russe fataliste S . H

III. — Définition de l'autocratie, d'après le Swod, ou Oodrdçs lois rosses. — Théocratie superlative. — La loi en Russie. «-* fiC|Hié|pDspectif des ukases. — La hantissime volonté de l'autocraà* — Ses effets. — Communication du pouvoir autocratique4mx fonctionnaires.

— Les blancs-seings de l'empereur. — Effroyable arbitraire. — Le négociant dépouillé de ses droits. — Le négociant exilé. — Autocratie et démagogie. — Confusion des mots. — Rendez à César ce qui appartient à César 49

IV. — L*autocrate considéié comme pape. — Abaissement de l'Église rosse. — Ses causes. — L*orltaodoiie n*a d'iufluence que sur les ignorants. — Suppression du patriarcat par Pierre le Grand. — Exposé des motifs. — Création en saint^synode. — Différence entre Pierre le Grand et ses successeurs. — Catherine II, Nicolas surtout, transforment l'orthodoxie eu levier politique. — Caractère de leur système. — Les prêtres et les écrivains orthodoxes. — La police et Torthodoxie. — Obscurantisme. — Nicolas et le sultan. — Intolérance du pouvoir orthodoxe. — Les misères d'un pope. — Résumé. ... 85

I. . Dégradation progressive du génie russe. — Liberté dans les villes et dans les campagnes. — Novgorod la grande. — Caractère du peuple russe. — Faiblesse de la liberté dont il jouissill aux jours de son indépendance. — Son individualisme absorbé par la commune. — Influence délétère de ce dernier régime. — Le peuple russe énervé et prédisposé à tous les jougs. — Son impuissance à se gouverner. ~~ Le trAne russe livré aux étrangers. — Imposture de Nicolas. — Sa nationalité apocryphe. — Ridicule de sa morgue dynastique. — Le nom de Romanoffsky substitué à celui de Leuchtenberg. — Le peuple nisse ne s*est croisé avec aucune race vigoureuse. — Conséquences. ... 47

H. — Destinée étrange du peuple russe. — Il marche continuellement au rebours de la civilisation européenne. •> La liberté européenne et le servage. — Us uliases de Boris Godounoff. — Préludes de l'asservissement. — Sa consommation. — Pierre le Grand sanctionne le servage. — Catherine II Tétend et le complète. — État actuel. — L'empereur Nicolas et l'émancipation 52

III. — Comment \ê serf russe entend la liberté. — Différence, à cet égard, entre le serf domestique et le serf cultivateur. — Deux tableaux curieux 56

IV. — Principes pour apprécier le génie russe. — La commune et le servage. — impuissance du Russe à créer. — Esprit dMmitation. — Routine. — Ses abus. — Le propriétaire et les paysans agriculteurs.

— Le Russe est fataliste. — Ses chants et ses légendes nationales. — Le (iU tpoBX de ss mère. — Influence délétère de l'Église orthodoxe.

— Abrutissement par ordre. — Insouciance et paresse du peuple russe. — Opinion de^ Finlandais sur son aptitude au travail. — Dé* liilité physique du Russe. — Anecdote. — Le Russe est menteur. — Facilité avec laquelle il prêle un faux serment. — Le billet du Lombard. — Le Russe est voleur. — Psychologie du vol. — Lugubre alternative ;.••'.'.. 63

I. — Les Kusses dans l'intérieur de leurs terres. — Serfs des seigneurs . et serfs de la couronne. — Différence qui existe entre eux. — Condition plus heureuse des premiers. — Paysans libres en Russie. — Â qui les serfs. — Mœurs du cadastre. — Terres volées. — Les boyards conquérants. — Usurpations brutales. — Sentiments du serf envers , la patrie et son pays natal. — Mort de la famille. — Les cent métiers du serf. — Triste salaire

Jl. — La vieille fille propriétaire et le mariage des serfs. — Fornication provoquée. — Les bâtards sont les bienvenus. -^ Comment les seigneurs mènent leurs serfs. — Exploitation. — Le serf peut-il être amoureux? — Ce qui Mm eoûte. — Histoire curieuse. — La maîtresse esclave. — Étrange adultère 95

IIL — Sort misérable du peuple russe. — Nécessité |Our lui de s^ts^imilcr à la brute. — Le serf doit produire touûoiirs. — Cruanté et^ avarice des intendants. — Les seigneurs russes dys les villes et dans leurs châteaux. «^ Bâton et fouet. — Histoire d'Arcadi Pavlytch Pécnotchkine. — Type de ce qu'on appelle un seigneur civilisé. — Ses occupations. — Sa manière particulière de bâtonner les serfs. — Ses sentiments libéraux. — Visite à un village. — LMntepdant flattçur.

— Questions rurales. — Fourberies et injustices. — Les paysans opprimés. — LeÉirs plaintes. — Colère du seigneur. — Machiavélisme

des intendants. «^ Misère irrémédiable du peuple i02

I. — Ce que pense le peuple russe de sa mission. — Quelle est cette mission. — Formule de M. de Haxthausen. — Manière dont il la justifie.

— Contradictions. — Les Russes deviennent fripons en touchant à la civilisation européenne. — Ils n*en prennent que le poison. — - BarbareStlécbés. — Conséquence de ceci relativement à leur prétendue mission. — La civilisation n'est point une simple affaire de colportage. — Conditions pour sa tmismission. ~ Discussion avec M. de Haxthausen. — Jugement géiml sur l'ouvrage de cet écrivain. — Kome et la Russie. — En quoi elles se ressemblent 428

U. — Marche de la Russie dans l'histoire. — Ses trois routes. — Conquêtes ruineuses et continues. — Leur rapport avec la mission de la Russie. — Le fait matériel et l'usage moral. .— Pas un peuple coih qois par la Russie qui soit lier de se dire russe. — Le citoyen

romaiD. — Ce que la Russie fait de ses conquêtes. — Lesl division en deux classes. ~- Barbarie maintenue, civilisation étouffée. — Asiatiques et laropéens. — Pologne et Finlande. — Provinces baltiques.

— Systtnê délétère. — Partout la Russie marche au rebours de sa prétendue mission ISI

III. •• La mission de la Russie u*est que la frénésie de Tenvahisscment. — Mal de la horde. — Rapprochements et différences entre h» Russes et les anciens barbares. — L'Europe tout entière a fait

«4i Russie ce qu'elle est. — Réaction. — Est-il temps encore? — Tactique de la Russie vis-à-vis des divers gouvernemencs. — Dupes ou complices. — Agents russes. — Leurs succès. — Intervention en Hongrie. -> Conséauences. — Dernier mot à M. de Haxthausen. 159

LES PRESTI6£8

I. — La Russie «t un théâtre. — Le tzar chef d'orchestre. — i^s diploMles et le parterre. — La coulisse. — Rôle de Pierre I" et de Catherine U. — Leçons de Potemkin. — Nicolas et sa troupe. — Comédie changée on jliiKlerie. ~ Preuve du fait. — Jlombardement d'Odessa. — Rescrit de Nicolas à Osten-Saken. — Iseroyable pasquinade. -^ Les Russes et les Européens victimes de la même mystitication. — La lumière se lève. — C'en est fait des prestidigitationsw 177

II. — Qu'est-ce que l'empire de toutes les Russies? — Messonge que ce nom. — Les diverses Russies. — Invention de Pierre le Grand. — Complaisance des cabinets. — Haine des sujets russes contre la Russie. — Le géant fantôme. — Napoléon à Moscou. -~ Côtés vulnérables de la Russie. — Ses conditions de force — Holstein-Gottorp et Romanoff. — Prestige usurpé 180

III. — Pourquoi Pierre le Grand prend le titre d'empereur de toutes les Russies ; Nicolas, le nom de Romanoff. — Prestige de ce nom en ' Russie. — Politique antinalionale de Nicolas. — Le génie russe laissé en friche. — Civilisations française et allemande effleurées. — B«reaucratisme excessif. — La plume et le bâton — Double masque.

— Génie cosmopolite et envahisseur de l'Allemand. — Le Holstein- Gottorp tue le 'Romanoff. — Nicolas n*if^s fondé de nation, il n'a rassemblé qu'une horde. — Son vertige actuel. — Terrible alternative. — Nicolas joue au Tschengis-Khan. — Tartufe et matamore. . 185

IV. — La loyauté de l'empereur Nicolas. — Sa conduite en 1848. — Fausse idée de sa modération. — Il est modéré quand il a peur. — Il ménage les révolutionnaires. — Conspiration. — Gonmission d'en-

qoête. — Jngemeut. -- Réaction implacable. — Intervention de la Rnssie en Moldo-Valachie et en Hongrie. — Conséqnences. — illu- ^-* fions desJioiDffles d*État. — Ce quUls devraient faire . 189

y. — Prestige miUttlre. — L'armée et la maripe russes. — Exasératiens calculées. - Les deux millions de la mobilisation. — Réserves russes. — Condition du soldat licencié. — Ce que produit un recrutement. — Le Russe n'est p<iint soldat. — Ressources factices pour la guerre. — Suspension des travaux publics. — Dons volontaires. — I<es foictionnaires, les quatre-vingts millions du clergé orthodoxe. — Contribations prélevées sur les nobles, les négociants et les propriétaires. — Appréciation du résultat. — Chantage impérial. — La bourse ou la Sibérie 198

VI. — Deux classes dans la société russe. — Les indépendants, la cour.

— Influence du génie théâtral de Tauiocrate. — (Jkases de tlatberfait.

— Civilité puérile et honnête. — L'empereur Nicolas et le dandy. — Superûcialité des Russes. — Religion. — Patriotisme. — Instruction.

— Une thèse russe. — La censure. — L'honneur. — Le duel. - La parole d'un Russe. — Vols étranges. — Le Russe à l'étranger.

— La conversation en Russie. — Humanité et charité. — Le linout préventif. — Mariages par eeuleurs. — Moralité de la sainte Russie. 217

VU. — L'ànité orthodoxe, Biensonge. — Sectes diverses. — Li nimeUe sanglante. — Influence de l'invasion mongole sur l'Église rusft. — Unité brisée. — Réforme de Nioon. — Sur quoi elle s*appuie. — Ses effets. — Secte des vieux croyants. — Leur supériorité sur les orthodoxes. — Inquisition. — Persécution. — Constance des sectaires. — Une proclamatloii du prince Worontzoff. — Mensonges du saint-synode. — Prosélytisme nuL — La pipe instrument apostolique. — Âvenir^de l*orUiodoxie 241

I. « La civilisation de la Russie et les Allemands. — M. de Haxthausen et Karamsih. — Ce que la Russie doit faire pour se civiliser. — Révolution dans son état social et religieux. — L'autocratie régime provisoire. — Il faut qu'il soit transformé. — Régénération ùe l'orthodoxie.

— Sève catholique. — Doute logique. — Les slavophiles. — Leur système. — Mesure de leur influence 264

II. — La Russie É^ébôrdé jusqu'à présent sur l'Europe. — Pourquoi?

— Guerre actuelle. — Sera-t-elle longue? — Quels en seront les résultats? — Démembrement de la Russie. — Ses conséquences. — Ce qu'il faut de plus. — Causes qui ouvrent k la Russie la porte de l'Eu-

rope. ~ Exeès de Tautorité, désordres de la liberté. — Comment la Rassie en profite. — Moyens de la réduire. — Accord de Tautorité et de la liberté. — Émancipation des chrétiens de Turquie. — ÉmancipaUoi politique des peuples. — Les gouvernants et les gouvernés. — Lutte sincère'de la ciTilitation contre la barbarie. —Consolidation de la paix pour toqours 275

L — Testament de Pierre le Grand 379

II. — Extraits des relations adressées à Tempereur Nicolas par le général ProtassofT, procureur du saint-synode, au sqjet de incorporation des ruthéniens unis k l'Église russe en 1836, 1897, 1838

et 4m. 284

III. — Les désastres de Tarmée russe pendant la guerre de Turquie en 1818-1899 2%

fV. — Le blocus commercial de la Russie 517

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