PRÉFACE. V
que nous avions obtenu de notre gouvernement, en faveur dS l'université de Finlande.
Sans doute , au milieu de tout cela , nos yeux ne restaient point fermés; nous profitions, le plus qu'il nous était possible, des facilités dont nous jouissions, pour soulever le voile doré qui flottait devant nous et démêler les réalités des apparences.
Certes, ce n'était point Ki chose facile; tous ceux qui sont allés en Russie dans un but sérieux le «ompren^ dront.
Les Russes ont une si grande habileté à jeter, comme on dit, de la poudre aux yeux!
Tantôt, comme s'ils voulaient vous forcer à les oublier pour ne penser qu'à vous-même, ils vous flatteront dans ce que votre amour-propre peut avoir de plus chatouilleux. V
En i842, M. d'Arlincourt, visitant la r^idence impériale de Tzarskoe-Célo, fut introduit dans Ta cham^ bre qu'occupait l'empereur Alexandre.
Cette chambre était encore telle que- le tzar Tavait laissée le jour de son dernier départ pour Taganrogi
Au milieu était un bureau, et sur le bureau un livre ouvert.