IV PRÉFACE
taient à son gouvernement I c* était là comme un doux oreilli^ «ur lequel il» se promettaient de reposer de longues années encore. Et vous venez brusquement secouer leur sommeil, vous venez déchirer le satin moelleux de cet t)reiller et montrer qu'au lieu de duvet il ne renferme que des épines!*,.
Nous le dirons franchement : ce n'est pas sans de grands efforts que nous nous somnàes aussi décidé noos-méme à prendre part à cette tâche délicate.
Depuis plus de douze ans, nous faisions du nord de l'Europe, et de la Russie en particulier, Tobjet spécial ^^e nos études. Nous avions visité la Russie quatre fuis, et à chaque fois, notre séjour y avait été long.
Or, on ne s'occupe pas d'un même pays pendant tant d'années sans y prendre un vif intérêt, on ne le vrâite pas si souvent sans y contracter des liaisons qui obligent. D'ailleurs, chargé trois fois de missions du gouvernement, nous avions dû en^ger, en Russie, avec plusieurs personnages officiels, des rapports dont hous avions toujours eu lieu de nous applaudir ; de gracieux témoignages nous y étaient venus, en outre, des hautes régions du pouvoir, en retour de nos travaux académiques déjà publiés, ou d'un splendide présent