AVANT-PROPOS XIX
est en Russie une douloureuse nécessité; mais, s'il faut y apporter une dose de dureté inévitable, que cela soit fait, pourvu qu'on y procède avec méthode et suite.
C'est évidemment au gouvernement, et à la partie éclairée du public, que cette tâche devrait incomber, à l'exclusion de tout élément pouvant engendrer des désordres.
Le peuple des campagnes et la population des villes devront apprendre qu'une vigoureuse répression sera infligée aux fauteurs de désordres, tels que ceux qui ont déshonoré tant de villes russes.
Etant donnée l'intelligence des Juifs, il y a lieu d'espérer qu'eux-mêmes indiqueront au gouvernement les voies à suivre pour éviter soit les expulsions en masse, soit une série de mesures vexatoires dont la recrudescence équivaudrait à une cruelle persécution.
Dans la question si ardue du flot sémitique submergeant le travail des four-
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milières chrétiennes, et en présence de l'incapacité chrétienne d'endiguer la marche du sëmitisme, il est naturel que des mesures tardives, etconséquemment énergiques, soient proposées et discutées. Il y a là un nouveau danger. Il est dangereux d'apprendre au peuple que ses classes dirigeantes n'ont pas vu la calamité de loin, et qu'elles ont été insouciantes au point de laisser l'ennemi attaquer l'édifice social dans ses œuvres vives. N'est-il pas permis aujourd'hui (se dira l'homme du peuple), et n'est-ce pas à nous de réparer les coupables oublis de nos gouvernants? C'est en Russie que le peuple a tenu ce raisonnement et qu'il l'a mis en action, en se livrant à des actes de barbarie et de cruauté dont on ne l'aurait pas cru capable. Les classes éclairées ont compris le danger; une sévère répression a arrêté le vandalisme triomphant. C'est bien, mais le procès n'en est pas moins pendant, car il y a matière à procès entre les pays et