‹ La Russie juiveChapitre 17 sur 23 · XXVIII · texte numérisé non relu

XXVIII

Nous pensons en avoir dit assez sur les prescriptions du Kahal, les bizarreries du droit coutumier et les particularités du rituel juif. Qu'on ne nous demande pas en quoi ces particularités et ces bizarreries peuvent constituer un péril. La question serait par trop inintelligente ; car une symbolique respectée est une solennelle constatation de la force.

Il fut un temps où la légèreté slave, au lieu

(1) L'auteur de ce travail a laissé une série d'études qui devaient y faire suite. Nous devons à sa chère mémoire de réunir ici les idées disséminées dans les écrits posthumes qui font corps avec son étude si importante par elle-même. Un intervalle de quelques années sépare ce qui va suivre de ce qui a précédé, et les idées de l'auteur ont dû être quelque peu modifiées, mais l'idée prédominante, celle du suprême danger du judaïsme, demeure et se manifeste avec plus d'énergie encore.

de tirer de l'étude du monde juif de féconds enseignements, y trouvait une ample matière à moquerie. Ce temps n'est plus et on semble se douter que le dernier qui rira ne sera ni un Russe ni un Polonais.

Derrière ces étrangetés de l'organisation du monde juif, le génie sémitique dissimule la grandeur de ses conceptions. Et tout cela est très sérieux, très sévère, et porte en soi d'inexorables conséquences.

Il nous faut nous répéter. Il le faut, pour secouer la somnolence des peuples chrétiens, qui nient le danger afin de ne pas avoir à le regarder en face !

Reparlons doncdu Kahal. L'esprit qui vivifie tout l'attirail administratif et judiciaire du Kahal, est un esprit exclusif, jaloux et intolérant. Institution hybride, soucieuse de la pureté du culte, c'est en même temps une ardente protectrice des intérêts temporels de la race. Aussi cette institution ne disparaîtra-t-elle pas de si tôt; et, disparaissant en apparence, elle se reconstruirait par la force de gravitation de toutes les affinités de la race juive vers une autorité qui est l 'âme et la conscience de ce monde à

part. La prédominance de l'autorité du Kahal sur celle du Rabbinat tient à l'essence même de la religion juive, qui accorde une si large part à l'interprétation et tient compte des nécessités de l'heure présente. Le Juif ne reconnaît pas un régime lançant des décrétales et pouvant aller h l 'encontre du système administratif, reconnu utile. C'est à la religion de céder, ou de transiger. Cette souplesse si commode du dogme religieux a amené quelques penseurs à trouver, entre le judaïsme et le jésuitisme, une frappante similitude.

L'idéal d'outre-tombe, qui exalte le chrétien et le musulman, est à peine estompé dans les enseignements juifs et passe presque inaperçu à travers les explications embarrassées des Livres sacrés. A ce point de vue, la religion juive n'en est pas une. Le Songe de Jacob et son Echelle résument toutes les aspirations d'Israël, qui ne visent que la domination terrestre. Une idée de détachement des biens de ce monde ne pourrait même têtre comprise par le Juif. Cette absence du spirituel est-elle une force ? Assurément, lorsque, dans la mêlée des intérêts, un des combattants se

sent incapable de mollir devant aucune considération d'ordre supérieur et respecte tout au plus la correction des procédés.

Que faut-il penser alors des réformes projetées par les gouvernements, tendant à la transformation du Juif? Les gouvernements s'obstinent à faire montre de leur impuissance. Les Juifs, plus avisés, font semblant d'en être émus et gémissent volontiers sur leur sort. Puérilité d'un côté, hypocrisie de l'autre, cela dure un peu, puis le remous se calme et tout rentre dans l'ordre qu'on n'aurait pas dû troubler. Les persécutions brutales doivent être condamnées. Du reste, comme toutes les persécutions, elles ne font qu'exaspérer et fortifier les victimes.

La Russie, généralement très tolérante à l'égard de ses races orientales, cherche, depuis bientôt un siècle, à transformer ses sujets juifs en bons citoyens russes, en comblant de privilèges et d'exemptions ceux qui font mine d'abandonner les voies du judaïsme. Que n'at-on pas fait pour transformer les mœurs et coutumes juives ! Rien de moins réussi que ces tentatives. Les colonies agricoles juives,

dans le midi delà Russie, ont eu un grand succès de rire. Depuis lors, certaines nécessités d'une liquidation laborieuse, entre propriétaires obérés et leurs créanciers juifs, ontamené ces derniers à s'adonner à l'agriculture. Il en est résulté un singulier phénomène : ce n'est pasle Juif quiaété transformé par l'agriculture, mais c'est l'agriculture qui est devenue méconnaissable. C'était tout indiqué. La discordance entre les lenteurs des exploitations agricoles et les fiévreuses impatiences, propres au caractère juif, ont nécessairement produit une monstruosité. L'agriculture, entre les mains des Juifs, ne pouvait faire autrement que se plier à leur génie commercial et prendre les allures d'un jeu aux évolutions rapides. Ne pouvant pas accélérer le pas, l'agriculture, pressée de près, a dû fournir des matières escomptables et négociables à volonté. Ainsi, les locations des terres et les achats de vente des récoltes sur pied, les marchés fermes et les marchés résiliables ou échangeables, et surtout le déboisage du pays, par les coupes négociables comme des titres de rente, et finalement la vente des spiritueux, c'était là certai-

nement quelque chose, et ce quelque chose formait un menu qui promettait. Les appétits juifs eurent quelques aliments, l'agriculture a bien fait les choses au commencement. Cette idylle juive, singulièrement travestie, durerat-elle? C'est douteux.

On se demande ce que faisait, ce que fait aujourd'hui encore, le vrai, le légitime propriétaire du sol, le naïf Slave, possesseur du plus vaste domaine que la Providence ait jamais départi à une race. Eh ! bien, le pauvre grand fondateur de ce pauvre grand domaine a été ahuri d'abord, entraîné ensuite, et écrasé par les engrenages de cette tactique juive, à laquelle il continue à ne rien comprendre; il se recueille. Le bonhomme a l'ahurissement facile, mais, qu'on ne s'y trompe pas, ses recueillements peuvent devenir farouches.

Continuons. L'industrie n'aurait pas périclité entre les mains des Juifs, mais leur activité industrielle a été fort restreinte; car ils ont réfléchi et ont conclu à l'abstention. Et voici pourquoi.

Toutes les productions de l'industrie allant aux débouchés, il a suffi que les Juifs s'assurassent le monopole des transactions d'achat et de vente et missent préalablement l'industriel dans la nécessité de leur demander le fonds de roulement, pour qu'il fût démontré à l'évidence qu'il convenait d'en rester là. Surprenante découverte, en effet. Etant donnée cette situation, il serait ridicule, se dit le Juif, de produire n'importe quoi. Puis, s'emparant d'une des phrases récemment découvertes et dédiées

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aux exploiteurs, il a dû ajouter , qu'en définitive, il « produisait, lui, le mouvement et la circulation ». Cela étant, le Juif, fier de se voir « producteur du mouvement et de la circulation », a pu dépouiller le bonhomme « producteur » au nom de cette théorie que lui ont soufflée les économistes complaisants.

Il est certain qu'en Russie, comme en Autriche et en Roumanie, Y industriel est inféodé au Juif capitaliste et intermédiaire, qui prélève, sur ce qui ne lui est pas dû, un tribut régulier, par son intervention dans un de ces rôles. C'est simple, mais toujours concluant. Le capitaliste juif permet aux industriels de se croire propriétaires des usines qui travaillent pour lui : quant à lui, il gouverne, — d'une façon un peu effacée, toutefois impérieuse, — le côté commercial et financier de l'entreprise ; il en détient l'âme, et il abandonne le corps aux mains robustes du pseudo-propriétaire.

De même, un propriétaire terrien dans les provinces du midi et de l'ouest de la Russie, aussi bien qu'en Pologne, n'est (sans le savoir du reste) qu'un simple fermier du Juif prêteur; car le plus clair du revenu va au Juif,

et le légitime propriétaire du sol est simplement logé et nourri. Il faut bien se dire que l'épaisse bêtise de ce rude travailleur slave est pour beaucoup dans sa ruine et dans sa vassalité, que lui-même forge ses chaînes, que luimême se livre stupidement à l'insinuant tentateur juif. Mon Dieu oui! il est bête, lui, et tous ceux de sa caste qui ne savent pas s'unir pour la défense; mais... est-il nécessaire qu'il périsse pour cela ?

Car, voyez le nœud de la question : sans l'intervention du Sémite intelligent, le pauvre benêt slave eût évité le jeu dangereux des maniements des fonds avancés ou prêtés, il se fût renfermé dans la simplicité du mécanisme séculaire de son honorable travail. Les rouages compliqués du jeu juif l'ont perdu !

Et, finalement, le malheureux aborigène n'est plus qu'un vaincu, se repliant devant les colons envahisseurs, vaincu par les armes dont lui aussi a voulu se servir imprudemment.

Ici les notions s'embrouillent et les définitions s'entre-choquent. La légalité écrite est complice d'une manœuvre ténébreuse, quoique

correcte; la légalité sentie proteste. Le pacte sacré du sol avec l'aborigène, l'appartenance mutuelle, les conformités mystérieuses qui unissent les races aux territoires, tout cela, quoique primordial et préexistant , ne serait donc qu'une matière à négociations tombant sous l'application d'un code? Cela n'est pas ! Quelque chose de tacite, mais de très puissant en même temps, proteste partout contre la mésalliance du Sémite cherchant à contracter une union avec la terre qu'il foule, mais qu'il ne chérit pas !

Il est singulier que les Juifs, si intelligents et si fins observateurs, s'obstinent à s'emparer des terres et à vouloir devenir propriétaires fonciers, au mépris de la violation d'un principe qui est plus fort que toutes les législations.

Les villes et les bourgs sont à eux. Ils y régnent et gouvernent, car tel est le bon plaisir du Kahal. L'agencement qui assure le fonctionnement de la puissance juive est admirable. Sous l'influence d'une chaude atmosphère de bienveillance et de solidarité mutuelles , les Juifs ont su organiser un jeu

de rapports constants qui remplacent avantageusement tout ce que les pouvoirs publics ont créé à l'usage des milieux les plus civilisés. — La publicité, qui facilite tant les affaires, — cette publicité coûteuse et cependant suspecte, — les Juifs l'ont remplacée par la publicité parlée, par les incessantes communications d'homme à homme, de commune à commune, de Kahal à Kahal. Nos conversations banales, notre manie de politiquer, notre esprit même, nous font perdre un temps précieux, que le Juif utilise, lui, dans ses conversations de Juif à Juif, pour établir son programme d'action et vérifier son jeu. Dans les petites villes de province même , les Juifs finissent par adopter un lieu de réunion, une rue, un jardin public, les abords d'un café, pour se communiquer mutuellement les nouvelles, établir des ententes ou stipuler le mode de partage. Voilà certes une bourse qui existe et fonctionne, sans qu'il ait été nécessaire de la créer officiellement. Tandis que, dans nos sociétés méfiantes, les affaires sont l'objet d'une avalanche de paperasses et d'une interminable série de cauteleuses formalités, les

Juifs des petites villes forment, sans le savoir, des sociétés par actions, les administrent et les liquident, sans qu'un seul timbre ait été apposé à un seul papier. Le Kahal résout les difficultés, s'il en surgit. Nos juges de paix, nos tribunaux, que nous occupons de nos procès, n'interviennent que très exceptionnellement dans les querelles de Juif à Juif.

Il convient encore, pour pénétrer le secret de la puissance juive, d'appeler l'attention sur les singularités de leur division du travail.

Et d'abord, on peut dire que le travail n'est point divisé, du moins il n'est pas spécialisé, il n'abrutit pas l'individu.

Le sacerdoce même n'est pas une spécialité. Tout Juif est commerçant, d'abord ; industriel ou agriculteur, s'il le faut; courtier, intermédiaire ou négociateur, toujours.

A ce dernier titre, il a partout ses grandes et ses petites entrées; il est le parrain obligé de toutes les affaires ; n'en dédaignant aucune ; sachant, à merveille, de par son instinct d'Arabe (inventeur des chiffres !), qu'entrele petit et le grand, la distance n'est qu'une notion conventionnelle.

Les Juifs ont, contrairement à l'opinion répandue, Tépiderme très sensible ; ils sont pointilleux, et ils sont fiers.

Leur vanité, ou leur orgueil, consiste à se maintenir à la hauteur déjà atteinte, d'où leur regard froid et limpide voit et dirige le piétinement des races occupées à les servir. Ils se maintiennent à cette hauteur en s'infîltrant dans les courants de l'activité humaine par la prise de possession de rôles fort modestes en apparence... Que ce système est profond, clans sa simplicité ! Courtier, intermédiaire, prêtenom, bailleur de fonds : situation réelle, ou quelque chose de subrogé ou de fictif, — mais toujours d'une puissante assiette. Ce fonctionnement déborde le but auquel il semblait être destiné, et les métamorphoses apparaissent très vite ; l'intermédiaire se trouve substitué tout à coup au fondateur; l'intrus, au propriétaire; le souffleur, à l'acteur; l'éditeur, à l'auteur.

Et cela se comprend. Les Juifs sont beaux joueurs. Pas de petitesse dans ce qu'ils conçoivent et dans ce qu'ils accomplissent. La ductilité de leurs conceptions n'est point limi-

tée par les chiffres. Là où un chrétien halète et souffle, le Juif médite bien un peu tout d'abord; puis le voilà à l'oeuvre. Nous sommes petits, nous autres chrétiens, dans notre envieuse mesquinerie d'égoïstes. Eux, ils n'ont pas peur de donnera leur idéal une envergure imposante. « Les chiffres, les millions, les « milliards, nous connaissons cela ! (disent et « pensent les Juifs). Question d'un zéro à <c ajouter à droite! Est-ce que nous ne sommes « pas associés ? on verra à augmenter le divi- « seur, si c'est un peu lourd. Voilà tout ! »

Comment s'étonner dès lors que les Juifs, forts de cette argumentation, se soient emparés des chemins de fer, de la presse, des inventions, de la propriété mobilière et immobilière, de la littérature, et même de l'art?...

Et dire que c'est dans des conditions d'infériorité pareille que le monde travailleur entre dans la période du « combat pour l'existence!... »

Nous ne marchanderons certainement pas nos éloges aux vertus et aux qualités éminentes des Juifs? Nous y ajoutons seulement le vœu qu'ils en aient moins, ou que nous en

ayons, nous, davantage. Cela égalisera, du moins, la partie.

Lorsque, vaincus sur tous les terrains, nous verrons qu'il nous faut, à nous aussi, un Kahal, eh bien ! nous l'aurons ! Quant à réformer le Juif, il ne faut pas y songer ; donc, il faut réformer le chrétien !

Mieux vaudrait, après tout, reviser les fortunes juives, déclarer toutes les ruches chrétiennes en faillite, et inviter les frelons à composer. Et cela, avant peu.

Les Livres juifs parlent d'une très belle cérémoniejde clôture décomptes, en grande liquidation, qui, chez ce peuple aussi religieux (?) que bon comptable , accompagnait jadis le Jubilé, le Cinquantenaire juif (Schenat Haïjobel.) Alors, les crieurs proclamaient, à son de trompes, au peuple en délire, la remise de tout ce qui était dû aux riches, le retour aux débiteurs des terres que les créanciers détenaient à titre de gages, l'affranchissement des esclaves, etc., etc.

Or, cela était vraiment beau, d'une beauté

nécessaire; cela apportait remède aux violenï îs ruptures d'équilibre. Aujourd'hui, une fauss s honte seulement empêche les chrétiens de demander aux Juifs le rétablissement de cette pieuse coutume. — Au fait, était-ce bien de la piété?...

Toujours est-il que cette coutume est aujourd'hui encore le seul mode de liquidation possible. La monde ferait peau neuve. Puis, on recommencerait !

Sinon, nous autres Slaves, nous allons voir surgir un czarisme juif, à côté du czarisme politique dont nous jouissons déjà. Et s'il y a conflit entre les deux pouvoirs?... On arrive ainsi jusques à l'absurde. Preuve évidente que cela ne saurait durer. L'abaissement des caractères, dd aux humiliations que nous inflige l'argent, cet abaissement ne saurait désormais se prolonger sans amener une explosion quelconque... En voilà assez!...

Henri Heine décrit spirituellement, dans son Romancero, la dispute des Augustins et des Rabbins juifs à la cour de Pierre le Cruel. Les Rabbins cherchent à séduire les Moines par la description de l'immense poisson « le

Léviathan », dont la chair est succulente et que le Père Eternel fera cuire pour le grand repas qui devra célébrer le triomphe de son peuple élu. En fait d'invités, il n'y aura que des Juifs. Une partie du Léviathan sera accommodée avec de l'ail, l'autre sera servie à la matelote.

Ainsi le gros et indolent Léviathan sera finalement dévoré à belles dents par ces frétillants petits carpillons d'eau douce. Comme c'est bien cela !

Cet immense poisson, cet indolent Léviathan, ne serait-ce pas toi, naïf Chrétien ? toi surtout, archi-naïf Slave ?

A quelle sauce veux-tu être mangé?

Qu'est-ce à dire?... Tu réponds que « tu ne veux pas être mangé du tout » ?

Mais, malheureux! de quoi t'avises-tu là?

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