XL VIII ÉGLISE RUSSE
s'appelle les tportes impériales» (i^àpcniH AsépH), e.-à-d. la porte sacrée, qui ne doit être franehie que par le grand-prêtre. Dans le saint des saints ( inaeeesslble aux femmes), en faee de la porte sacrée, Tautel (npecTdxi) sur lequel sont Thostie et un évangéliaire. La langue officielle de Tégliie est le slavon^ la prédication, quand il y en a une, a lieu en russe. La musique sacrée est magnifique. ~ La mélodie , en général à trois parties, se distingue par sa forme et son harmonie simple et austère^ elle est chantée par des hommes et des enfants sans aucun accompagnement. La phrase tGospodi pomiloui» (t^ôcnoAH noMÀiyft), Seigneur a{e pitié de nous, 8e>épète souvent. La communauté ne chante pas avec le chœur.
On célèbre avec beaucoup d'éclat la fête de Pâques, la principale de réj^liae grécO'nisse, celle de la bénédiction de T.eau (fête du Jourdain; 6 janv.), ainsi que les fêtes de l'empereur et de l'impératrice. Le vendredi saint, un linceul, sur lequel est représenté la Mise au tombeau (nian^amÉqa), est placé sur un catafalque au milieu de l'église tendue de noir. Dans 1« nuit du samedi , au dimanche de Pâques, un peu avant minuit, les prêtres, suivis de la communauté portant des images de saints et des bannières, font le tour de Téglise. A minuit, la procession rentre au soin des cloches dans l'église brillamment éclairée entre temps. Les prêtres saluent ensuite la communauté par. les mots: «Christ est ressuscité» (XpHCTÔci BOCRpéce), auxquels les fidèles répondent: «£u vérité, il est ressuscité» (bi HCTâny Bocxpéce).
Le coitume des prêtres (cBflméHHHR'b) se compose du stikharion (raube des prêtres cathol.), longue tunique sans manches, de l'orarion (stola; rabat), des fausses, manches, de l'éeharpe, de la chasuble (phélonion ou risa), sans manches avec une ouverture pour la tête, et d'une haute coifiure en forme de cylindre (kamilaukhion). — L'évêque porte un «sakkos» au lieu de la chasuble, une mitre au lieu du kamilaukhion, et enfin la crosse.
Ce qui frappe surtout l'étranger en Russie dans les premiers temps, c'est de voir tout le monde faire de nombreux signes de croix, de?s salutations à chaque porte d'église ouverte, baiser le pavé et les reliques (MÔmli) dans les églises. Quoiqu'il tienne beaucoup à ces pratiques de dévotion , le Russe laisse lés étrangers visiter librement. les églises; personne n'empêche d'y ciïculer et d'en examiner les œuvres d'arf, même durant les offices.
Voici quelques kom s d'églisb (i(épROBi>, l'église ; co6ôp'&, la cathédrale), très xisités :
I^épiOB!» B.iaroBiii|eHifl IIpecBflTÔft Boropôxmtu , B<aroB4meHCKaH i^épsoB»,
église de T Annonciation.
I^épKOBb BosHecéaifl FocnÔAHa, BosHeçéHCRaa uépKOBb, église de l'Ascension. BocRpecéncKafl i^épROBb. église de la Résurrection. I^épsoBb loânna upeXTew, église St>Jean-Baptiste. KpecTOBOBABâaeHcsaji itépKOBb, église de TExaltation de la Ste-Groix. IIoRpdBCRaa i^épROBb, église de l'Intercession de la Vierge. UépROBb npeoôpaméBifl PocnÔAHa, IIpeoGpaKéHCRafl qépROBb, église de la Transfiguration.
„ FoxuecTni, flpecBHTÔit BobopéxHiiH , église de la Nativité de la
Vieiwe.
„ CBBffôà TpdHiiBi, église de la Ste-Trinité.
n ycnéidH IIpecBBTéi BoropÔAHqu ou B6aùei MâTepn, ycnéRCRaa i^épROBb, église de l'Assomption.
La religion catliolique (11420000 fidèles) est la plus répandue en Russie après la religion grecque, surtout en Pologne et dans les gouvernements voisins.
La rcOigion protaitante (3743000 fidèles, sans la Finlande), particulièrement le luthéranisme, a ses principaux partisans en