‹ La Russie; manuel du voyageurChapitre 35 sur 175 · Oulei B · texte numérisé non relu

Oulei B

• HUtoire. RIGA. IL R.lO. 47

Bateaux à ▼apeor: à Uaçensherg^ toutes les 10 min.^ ôk.; à Bclderaa (p. 53^ eu touchant à Huhlgraben), en th., t. 1. heures, 36 et 90 k.; à Muhlgraben et 9.xi\lae SHnUee^ ^fois par jour; k Dubbeln^ 2 fois par jour,

Sour dOk. — A StetUn^ v. p. 40; à Lubteky t. 1. sam. à 10 h. du m., en ) h., 40 et 30 o«; à StockholfHy t. 1. 10 jours, en S8 à 30h., 90 et 15 r. — A Libatt^ par Windau, 3 fois par mois, 6 et 4 r. ; à PemaUy 2 fois par sem., 5 et 3 r.; à St-Pitertbourg^ par Artnsbourg et Revely v. p. 68.

Barques: pour Hagensberg, 15 k.; pour le jardin Impérial (p. 52), 25 k. ; à rheure, à 2 rameurs, 30 k.

Priaeipales euriositéa (1 jour): eathédrale Ste-Marie (p. 49); musée de la cathédrale (p. 49); bourse (p. 50); palais des chevaliers de Livonie (p. 50); ch&teau (p. 50); quai de laDuna (p. 51); bibliothèque de la ville (p. 48); maison des Têtes-Noires (p. 48); église St-Pierre (p. 51); maisons de la arande^et de la Petite Guilde (p. 50,51); jardin Impérial (p. 62), pare Wœhrmann (pi51). — Excursions intéressantes sur la plage, à Kremon et à Kokeuhousen.

Riga (en lett. Rihga, en russe Piira ; 6 m.), chef-lieu du gouvernement de Livonie, est après St-Pétersbourg la ville la plus commerçante des bords de la Baltique. Son Industrie est florissante. C'est le siège du^^ commandement du XX^ corps d'armée, du tribunal d'arrondissement et d'un consistoire général ëvangélique, la résidencejdu gouverneur, d'un archevêque gréco -russe, pour Riga et Mitau, d'un évéque catholique, etc. La population est de 300000 hab. Les Allemands, les Lettons et les Esthoniens sont, à peu d'exceptionsjfprès, protestants (luthériens; les ^s^^^ ^^pop^^tion). Riga est située dans une plaine sablonneuse, sur les deux rives de la Duna (en lett. Daugawa, en russe 3ânaAHafl 4[BHHâ, Duna de rO.), large ici de 800 m., à 15 kil. de son embouchure dans le golfe de Riga. La ville se compose de la vieille ville, du faubourg de St-Peterabourg (au N.-E.), du faubourg de Moscou (à l'E.), et du faubourg de Mitau, sur la rive g. de la Duna. Riga et ses tours offrent un joli coup d'œil , surtout quand on y arrive en bateau à vapeur. — Dans ces dernières années, le commerce maritime a reculé; exportations: le lin, le chanvre, la graine de lin, les céréales et le bois; importations: les harengs, la houille, les machines, etc. La bière de Riga est très répandue en Russie.

Histoire. — On fait remonter l'origine de Riga à des marchands allemands, qui passant par Wisby vinrent s'établir vers le milieu du xii® s. à Tembouchure de la Duna. L'évêque Albert fanda la ville en ISOl, sur la Bige, bras de la Duna, et établit en 1202 un ordre de chevalerie, celui des Porteglaives^ qui s^allia en 1237 à l'Ordre Teutonique de Prusse. Riga, où Albert attira des habitants de Brème, de Lubeck et de toute TAllemagne, fut dotée de grands privilèges et eut de grandes possessions. Elle reçut bientôt le droit de Hambourg et fit aussi partie de la Hante. Dans la suite , les habitants et les évêque^ , les archevêques à partir de 1265, furent asses souvent en lutte avec lés Porteglaives. Les habitants firent ordinairement cause commune avec le pouvoir ecclésiastique, mais les chevaliers eurent presque toujours le deseuA. — Riga embrassa la rifàrme en 1522 ; en 1541, la ville passa à la ligue de Smalkalde. La Livonie échut à la Pologne en 1561, et Riga en 1582. Durant les guerres entre la Suède et la Pologne la ville ne fut prise par Gustave- Adolphe qu après un long siège^ en 1621, Pendant les guerres de la Pologne et de J» ??*i« «^ntre

iTluiaie, Riga fut assiégée en vain, en- 1656, Pr«'LTl^anrès J^s'ïï; vitch. okns la guerre dm Nord, Riga dut se rendre en 1710 a^è^^ sièje de huit mois ao général Chérémétiev. Le traite de paix de NfHadt (1731)

48 IL B. 10. RIGA. Maison des Têtes- Noires.'

donna la Livonie et Riga à la Russie. LHneendie des faubourgs aux maisons de bois en 1812 et le blocus de 1854 par les Anglais furent relativement sans importance. La ville a été démantelée en 1867.

Sur la place, devant la gare de Dunabourg (pi. C5, 6) , se voit une chapelle érigée en mémoire du jour où l'empereur Alexandre III et sa famille furent sauvés à Borki (p. 351). De là le ♦Boulevard, bordé de belles maisons des deux côtés, s'étend au N. sous différents noms. Il occupe l'emplacement des anciens ouvrages fortifiés , qui ont été transformés en jolis jardins qu'anime le canal de la ville. Du côté E. du boulevard: le collège Lomonossov (pour filles; pi. 20, C 5) ; le collège Alexandre (pi. 1, C4-5); V école polytechnique (pi. 22, C4; 1800 étudiants), bâtie en 1862 sur les plans de Hilbig, et le collège de la ville (pi. 28, C3). — Du côté 0.; le bâtiment de la police (pi. Oô), le théâtre de la ville (pi. C4; p. 46), construit de 1860 à 1863, par Bohnstedt; une tour dite Pulverturm (poudrière; pi. 23 a, B3; on peut la visiter), de 1650, seule tour qui soit restée des anc. fortifications, couverte d'un toit pointu et occupée dep. 1892 par une corporation d'étudiants. A côté, une fontaine ornée de la statue d'un chevalier de l'Ordre Teuton! que et érigée en 1898. Dans le voisinage, Vusine à gaz (pi. B 3), en forme de château. — Jolie vue du haut de la montagne du Bastion (Basteiberg; pi. B 03), où il y a un pavillon (rafraîch.).

Le boulevard Alexandre (pi. C D 4) relie la Kalkst&asse, principale artère de la vieille ville, avec la bue Alexanobe, la plus importante voie du faubourg de St-Pétersbourg. En suivant au S.-O. la Ralkstrasse (à g. VOu>lei, local du club russe), on arrive à l'anc. hôtel de ville (pi. 24, A4) sur la place du même nom; bâti de 1750 à 1765, il contient la bibliothèque de la ville, le conseil des orphelins et la banque municipale d'escompte. Au milieu de la place, une fontaine avec une statue de Roland en grès, élevée en 1897.

La bibliothèque de la ville (ouverte dans la sem. de 1 h. à 4 h.: mais du 20 juin au !«>* aoilt, seulement le mardi, de 1 h. à 4 h.) renferme^éOOOOvol. On y remarque des autographes de Luther, de Herder (p. 49), ete.

La ^maison des Têtes-Noires (pi. 27, A 5), on face de l'hôtel de ville au S., est une des plus anciennes constructions de la ville, élevée vers 1330, mais souvent restaurée depuis. Son pignon en briques est orné des statues de Neptune , de la Richesse, de la Paix et de Mercure; au-dessus, les armes de Riga, de Hambourg, deLubecket de Brème. La partie goth. du pignon est surmontée d'un couronnement style renaissance (1620). A l'entrée de l'avant-corps, du côté de la place, sur d*anc. pierres de perron, des bas-reliefs représentant la Vierge et St-Maurice. A l'intérieur il y a le livre d'or, de r*argenterie, des armes et des portraits de souverains suédois et russes (entrée, dans la Grosse Waagestrasse, 1 ; s'adresser au rez-de-chaussée).

Les THet-Noiret de Riga étaient une société de notables non mariés. Elle appan^t pour la première fois en 1413. D'abord une sorte de elub des marchands étrangers, elle acquit ensuite une influenee eonaidérable. Les Têtes-Noires des p«tites villes de Livonie et des châteaux de l'Ordre ont

Cathédrale, RIGA. //. R. 10. 49

èlë ail contraire des corporations militaires au service des cbeTaliers Porteglaives^ dont il n>st fait mention que plus tard et qui disparaissent avec la mine de l'Ordre (1561). — Les Têtes-Noires choisirent pour leur patron Si Maurice^ qu'on représente toujours sous les traits d'un Maure. Toutefois le nom de l'association est probablement dû aux têtes noires des ieunes marchands par opposition aux chefs grisonnants de leurs collègues mariés. Une de leurs principales fêtes tombe le 14 fév.

Au n^ 1 delà Kleine Sûnderstrasse, la galerie Brederlo (pi. 2, A 5;

entrée gratuite, 1. 1. jours, sauf les mercr. et sam., de 11 b. à 4 h.« le

dlm. de 12 h. à 4 h. ; catalogue, 60 k.) , à la famille von Sengbunch,

renferme de bonnes toiles de l'école hollandaise.

4, L. Bakhuisen^ marine; 17, /. de Bray^ le Christ apparaissant à la Vierge; 18, BrekeUnkamy la Fumeuse; 20, 21, J. Brueçhel U Jeune^ paysages; 41, J.-A. Duck^ Un officier; 42, A. van Dyck^ Guillaume d'Orange enfant, réplique du portr. du château de Wœrlitc; 45, A. Bl$heimer^ paysage; 74, Jongh^ Scène de famille; 91, Cltr. van der Laenen., Société joyeuse; 98, /. «ai» Loo^ portr. d'un savant (1G47); 99, maître inconnu de tubeek^ triptyque (1520) ; lOO, Lunden*. Paysans jouant aux cartes ; 117, P. Molyn le F,, Vue d une rivière (1662); 130, K'. Nettcher^ Jeunes filles dites les Rosières; 145, E. van der Foel, une Ferme (1658); 146, J. PorceUis, Mer agitée; 161, S. van Rufsdael^ Vue d'une rivière; 187, Tilboreh^ la Visite au malade.

De la place de l'Hôtel-de-ville on prend au N.-O. la Kleine Neu-

strasse, on tourne à dr. dans la Grande-Rue-Neuve et l'on arrive à la

^cathédrale ou SU' Marie (pi. 12, A4; le sacristain demeure à côté,

dans la maison de la cathédrale), édifice en briques à trois nefs, dans

le style de transition , avec un clocher carré. Elle fut commencée

après l'incendie d'une première église , en 1215 , et elle était déjà

assez avancée en 1226 poui^ que le nonce du pape, Guillaume de

Modène. y pût tenir un synode. Elle a été restaurée en 1547 ; depuis

1883 on travaille à la restaurer complètement.

Dans le bas-côté S., six vitraux peints représentant des scènes de la vie de Jésus et une belle stalle des Têtes-Noires (xvii^s.). Au mur N. du chœur, la pierre tumulaire de l'évêque Meinhard (m. 1196). Dans le bras N. du transept, le tombeau de Guillaume de Brandebourg, dernier archevêque de Biça (m. 1563). La chaire est de 1641. La chapelle Ecke (côté K., la troisième à g. de l'entrée) contient deux vitraux peints : le grand -maître Gauthier de Plettenberg assurant à la ville la liberté de conscience et Gustave- Adolphe de Suède, reçu à l'entrée de la cathédrale par^ le conseil de Riga en 1621. Dans la chapelle de la Fiancée (à g. a côté), des vitraux peints représentent la pose de la première pierre de la cathédrale et Engelbrecht de Tiesenhausen. — Vorgue., à 174 registres J est un des plus grands du monde (concerts fréquents). Il a été installe en 1884, mais son buffet, date des xvii® et xviiie s. — Le *cloitre aux arcades ogivales et la chapelle du puits ont été restaurés en 189'). Dans le préau, au mur S. de l'église, la statue en cuivre repoussé de l'évêque Albert (p. 47), de grandeur naturelle, par Ch. Bernewiix (1897).

Sur une place à côté de l'église est un buste de Herder (pi. 3, A 4), en bronze. Ce célèbre philosophe allemand fut professeur et pasteur à Riga, de 1764 à 1769 ; une plaque commémorative désigne non loin du monument la maison où 11 habitait.

Dans l'anc. couvent de la cathédrale, remanié en 1889, se trouve le musée de la cathédrale (pi. 4 a, A 4 ; ouvert les dim. et mercr. de midi à 3 h., moyennant 20 k.; les autres jours, s'adr. au concierge, 30 k.), dont l'entrée est dans laPalaisstrasse. Il renferme les archives

Bndeker. La Russie. 3^ édit.

50 IL B. 10. RIGA. Grande Guilde,

de la ville et les collections d'histoire naturelle et d'archéologie dé

la société d'histoire et de celle d'histoire naturelle.

Le musée de la société d'histoire est aux I^' et 11^ étages (catalogue, 40 k.). — Premier étage. Salle I (ou des séances): vieux meubles, tableaux du xvii® s. — Salle II: architecture, serrurerie artistique, drapeaux de la ville de Riga des xvii® et xviii© s. — Salle III : objets trouvés, dans des tombeaux, coupe de l'empereur Othon. — Salle IV : ustensiles d'argent et d'étain. — Salle V: ustensiles de ménage, céramique, verrerie. — Salle VI- VIII : armes, armures. — Salle IX (entrée dans la S. V) : meubles, miniatures, monnaies, coins de médailles. — Second étage. Salle X: portraits d'ecclésiastiques, de généraux, de savants et d'artistes livoniens. Meubles et broderies. — Salle XI: vues de la ville (grande vue de Biga, estampe de 1612), plans, planches d'estampes et ex-voto. — Salle XII : galerie de portraits des représentants du pays- — Dans le cloître et dans le vestibule: canons de Riga avec leurs affûts des xvi^ et xvii® s., grands fragments d'architecture.

Non loin de la cathédrale, au coin de la Jakohstrasse , la Bourse (pi. A4; heures de bourse, de 10 h. V2 à midi), magnifique édifice dans le style de la Renaissance , élevé de 1852 à 1855 par Harald de Bosse. — Dans la Grosse Schlossstrasse, Végliêe anglicane (pi. 10, A3), bâtie en 1859 sur les plans de Felsko, et V église catholique (pi. 18, A3). — Sur la place du Château, est une colonne triomphale (pi. 4, A 3) en granit de 8 m. de haut. Elle est surmontée d'une Victoire en bronze et a été érigée en 1818 en souvenir des événements de 1812-1814. Le Château Impérial (pi. 26, A3), à l'O. de la place, est maintenant habité par le gouverneur. Il a été bâti de 1494 à 1515, et il était autrefois la^ résidence du grand- maître des chevaliers de Livonie. L'édifice a été agrandi en 1783 et il ne reste plus de la construction primitive, du style goth., que les deux tours rondes du côté de la place et de la Duna, ainsi que le passage voûté entre les deux cours. A l'entrée de ce passage au N., une statue de la Vierge, patronne de l'Ordre, et à côté celle de Gautier de Plettenberg (p. 55), l'une et l'autre de 1515. A l'intérieur, plusieurs salles voûtées sont bien conservées, entre autres la chapelle conventuelle et le réfectoire.

Dans la Jakohstrasse, à l'E. de la place du Château (v. ci-dessus), l« palais des Chevaliers (pi. 25, A63; ouvert dans la sem. de 10 h. à 3 h.), bâti de 1864 à 1866 dans le style de la Renaissance. Sur la façade principale, dans la Klosterstrasse, une statue de Gautier de Plettenberg; la belle salle des chevaliers renferme les armoiries de toutes les familles nobles de la Livonie. On remarque dans la bibliothèque (ouverte de 1 h. à 3 h.) le manuscrit original de la chronique rimée livonienne (xiv®s.). — En face, V église 8t- Jacques (pi. 13, A 3), bâtie vers le commencement du xin® s.; dans la sacristie, des portraits d'anc. vice-présidents du consistoire général luthérien ; dans le chœur, des plafonds peints du xni® s. — Plus loin, la Bourse (v. ci-dessus) , d'où nous continuons par la Scheunenstrasse et la Grosse Pferdestrasse. Là se trouvent la *Oraiide Ouilde ou guUde Ste- Marie (pi. 7, B4; association des marchands), datant duxiv^s. et renouvelée de 1853 à 1861 (il y a un inspecteur dans la maison).

St'Pierre. RIGA. //. H. 10. f)l

Au rez-de-chaussée de la Grande Guilde^ une belle salle (xit^ s.) à voûte supportée par six piliers sveltes^ avec une frise peinte (écussons de villes). Au long mur, le siège du président, nommé «Doekmann» (homme à la poupée), titre venu du mot «docke» (en haut allemand, poupée), anc. statue de la Vierge, qui se place derrière son siège dans les séances de la guilde. Au-dessus de la porte de la salle de la Fiancée (Brautkammer), une sculpture en bois doré, représentant la mort de la Vierge (xv^ s.). Dans la même salle, une jolie cheminée en grès (1633).

En face, la Petite Ouilde ou guilde St-Jean (pi. 8, B 4 ; corporations d'artisans), bâtie dans le style goth. en 1866. On y voit la salle du banc des Syndics (Aeltestenbank), ornée depuis 1888 de portraits sur verre des chefs de corporations, en costume du moyen âge.

Des guildes on va au S.-E., par la Scheunenstrasse et la Scharrenstrasse, à St- Pierre (pl.l6, B5; le sacristain demeure Petrifriedhof, 7), dont le chœur, bâti de 1408 à 1409, est sur le modèle de celui de la cathédrale de Schwerin , la grande nef a été construite de 1456 à 1466. Les portails disgracieux, dans le style baroque, sont de 1692. A l'intérieur, candélabres et beaux lustres en bronze des XVI® et xvii^s.; chaire en marbre de 1793 et tableau d'autel, par Steinle, représentant la descente du Saint-Esprit. Le clocher (115 m.), à trois étages, date de 1689. On a de la première galerie une vue magnifique sur la ville et jusqu'aux dunes de la mer.

Non loin, à l'E., V église St-Jean (pi. 14), naguère aux dominicains, avec un beau pignon à l'O. A côté, un hospice dit Eckes Convent, bâti en 1592, mais renouvelé en 1770, et un autre hospice dit Convent zum Heiligen Oeist (c. du St-Esprit; pi. 19, B4-5), avec les restes de l'église St-Georges à l'Ordre des Porteglaives, de 1202; c'est le plus vieil édifice de Riga. On projette de le restaurer.

Do l'église St-Pierre la vSûnderstrasse (pi. AB5) conduit à la Duna. Il y a sur le fleuve un pont de bateaux long de 525 m. et un pont de fer à treillis de 745 m. (pi. A 6), reposant sur huit piles en granit; tous deux mènent au faubourg de Mitau (p. 52).

La partie la plus animée est en aval du pont de bateaux , au marché (^\. A 4-5), au port de la Douane (Zollhafen; pi. A 1-2), et plus loin, au-dessus du pont du chemin de fer, là où se trouvent les amharres ou entrepôts de marchandises. C'est là aussi que stationnent au printemps les strouses (ce sont des chalands qui sont chargés au printemps et descendent la Duna, quand les eaux sont hautes; après avoir servi, ils se démontent et se vendent comme bois à brûler). — Le 22 juin de chaque année, il y a sur la Duna et ses bords une fête des fleurs, nommée «Krautabend» (soirée de l'herbe).

A l'E. du Boulevard (p. 48), le joli parc Wœhrmann (pi. CD 4), offert à la ville en 1817. Il y a un établissement d'eaux minérales (pi. 21, C4) et un bon restaurant, où se donnent des concerts en été t. 1. jours, sauf les mercr. et sam. (en hiver, il y en a t. l. jours au jardin d'hiver).

Au N. du parc Wœhrmann , le trihu/nal d'arrondissement (Bezirksgericht) etlehUiment àeV assemblée des juges depaix{^\.I>d),

o2 //. R. 10. RIGA. Jardin Impérial.

En face, sur TEsplanade, la cathédrale gréco-russe {pL CD 3), coustruite de 1877 à 1884 sur les plans de Pflug. — L'Esplanade est bornée au S.-O. par le boulev. Todtleben, où se trouve, n**4,

le MUSÉE DE PEINTURE MUNICIPAL (pi. 5, C3), avec des tableaux

d'artistes russes et étrangers (anciens). Entrée, tous les jours, sauf

le samedi, de midi à 4 h. : 20 k. Catalogue, 20 k.

A remarquer: 153^ C. Dujardin^ Dans la Campagne de Borne-, J.Hulsmann (et non Rubens), Partie de cartes ; 171, D. Afa<u^ Choc de cavalerie ; 174, G. Schalckcrty le Fumeur; 170, /. Toornvliet^ portr. .d'un jeune Israélite.

Le boulevard Todtleben se prolonge jusqu'au Schiitzengarten (jardin du tir; pi. BCl-2), de l'extrémité duquel on parvient en 20 min. au *jardin Impérial (restaur.), parc ombragé de vieux tilleuls et qui date de Pierre le Grand. — En revenant de là par la Peter-Paulstrasse, on passe à la cathédrale St - Pierre - et -St- Paul (gréco-russe; pi. 11, A 2), là où était auparavant la citadelle; elle a été achevée en 1786. Plus loin, au S., le bâtiment de la société du Crédit livonien (pi. A3), construit dans le style de la Renaissance, sur les plans de Koch, et le théâtre russe de la Ville (pi. 25 a).

Dans le fauboubg de St-Pétebfboubg, au N. et à l'E. de la vieille ville, Véglise Ste-Gertrude, du style goth., achevée «n 1867 sur les plans de Holst, et V hôpital de la ville. Dans la Nicolaistrasse, le vaste Charlottenthal ou jardin Wagner, ouvert 1. 1. jours, sauf le dim., jusqu'à 7 h. du s. A l'extrémité de la rue Alexandre, la porte Alexandre, érigée de 1814 à 1818 (stat. de chem. de fer, v. p. 54). Au delà, sur la chaussée de Dorpat, plusieurs grandes fabriques.

Dans le fauboubo de Moscou, habité pour la plupart par la population la plus pauvre de Riga: ï église St-Paul, achevée eu 1887; Véglise de V Annonciation (gréco-russe), bâtie de 1814 à 1818; Véglise de Jésus (luthér.), en bois; l'oratoire des vieux -croyants; l'anc. bazar (Gostiny-Dvor) ; la synagogue, etc. — Non loin de Véglise St- François (cathol.), élevée de 1889 à 1892, dans le style gothique, un cimetière avec le tombeau de Conradin Kreutzer (m. 1849), compositeur de musique.

Dans le fauboubg de Mitau, où l'on va par l'un des ponts mentionnés p. 51, Vhospice des matelots (Seemannshaus) , bâti en 1884 sur les plans de Scheel, au bord de la Duna, non loin des hangars aux bateaux des clubs de yachts et de rameurs. Pour le théâtre d'été de Hagensberg, v. p. 46. — Véglise Luther est à Thorensberg (v. ci-dessous); Véglise St- Martin et, dans le voisinage, la promenade des Philosophes, sont à Hagensberg.

Db RieA À WiKDAU: 165 V., ch. de fer, en 9 h. Départ de la gare de Tuckum (pi. B.5). Dans les «trains de baigneurs» (SJrandzuge), la bonne société prend aussi des billets de 3^ cl. (bat. à vap. pour Dubbeln ou Windau, v. p. 47). — Le train traverse la Duna sur le pont de fer à treillis mentionné p. 51. 2 V. Thoremberg (p. 45). — 6 V. Sassenho/ (p. 53). — 10 V. Solitude. Dans le voisinage, un grand champ de courses. — 19 V. Bilderlingthof (buffet; H. Bilderlingshof; Gr. Perspective, 49, ch. t. c. 1 à 3 r., déj. 30 k., dîn., de 1 h, à 6 h., 60 k. à 1 r. 50, pens. 60 à 90 r. par mois)^

Environs. RIGA. //. B. tO. 53

ici eonmencent les bains de mer dont le dernier est Astem. L'Aa de Courlande forme ici deux bras, dont Tun va se jeter dans la mer. — 21 V. Edimbourg^ bajn de mer le plus élégant. — 23 V. lUiorenhof (buffti; H. Horn^ Johmenstrasse, 9, à 4 min. de la gare, avee jardin, eoneeris et *pavillon au bord de la mer, eh. t. c. 1 a 5 r., déj. 30 k., dîn., de 1 h. à 5 h., 50 k. al r., pens. 12 à 15 r. par sem.). —24 V. ]hibb«ln {buffet; hôt. : AMtienhatu; H. BrQckmann^ rue Gontcharov, 3, recommandé, eh. 1 à 5 r., s. 15 k., déj. 30 k.^ dîn., de 2 h. à 7 h., 50 k. à 1 r. 50, pens. 3 à 8 r., en hiver 2 r. 50-, voit, a 1 eh., 50 k. Theure, diaprés le tarif; bat. à vap. pour Mitau, v. p. 43), bains de mer très fréquentés de juin à sept, comme a Majorenhof. Plage sablonneuse (cabine roulante, 10 k.). Le village n>8t séparé de la mer que par une eolline boisée (pins). Dans le jardin de rAktienhaus (v. ci-dessus), il y a de bons concerts. — 26 V. KarUbad. — 29 V. Aisern. — ^ V. Sehlock, On entre dans le gouv. de Courlande.

42 V. Kemmern (hôt.: Annenhof^ avec dépendances pour les pensionnaires, ch. t. c. 50 k. à 1 r. 50, déj. 20 k., dfn., de 2 h. à 5 h., 50 k. à 1 r., pens. 1 r. 90 à 2 r. 50; taxe des baigneurs ou Kurtaxe: 1 pers. 3 r. ; une famille, 5 r.), bain d*eaux sulfureuâej et de boue à 5 Y. de la mer, fréquenté tous les ans par env. 1500 malades. Saison du 15 mai au 15 sept. Beau pare et Kurhaus. — 60 V. Tmkuai (39 m.; buffet; hôt.-. du Monopole^ de Riga ; voit, hors de ville, 1 r. l'heure), ville de 7600 hab. et chef- lieu de district, avec les ruines d'un château de l'Ordre. A env. 2 h. au N.-E., le *HUninggb€rg (140 m.)^ montagne d'où Ton a une vue étendue sur les forêts et la mer. — 63 V. Tuckum^ gare secondaire. — m V. Zehren. A 6 V. au S., Cemdau (1900 hab. ; hôt. Jsegermann), dans la «Suisse eouriandaise.* — 104 Y. Stenden^ avec un beau pare. A 12 Y. au N., Talien (4400 hab.; hôt.: Grunsky, de St-Pétersbourg), et à 12 Y. au S., Zabeln (1700 hab.; hôt. Helms), deux villages bien situés. — 122 Y. Spmhren.

— Dans la suite du trajet, la ligne passe au lac d'U$ma\ten (41 kil. carr. de superficie et jusqu'à 25 m. de profondeur), où il y a trois îles. Hauriee de Saxe, maréchal de France, élu duc de Courlande en 1726, s'était retranché à Iforitzholm ^ l'une de ces îles, mais il en fut délogé en 1727 par les Busses sous le comte Lacy.

165 Y. Windau (lett. WentepiU; BiiHAiBa; hôt. de Rome y eh. dep. 60 k., déj. 30 k., dîn., de 1 h. à 6 h., 80 k. à 1 r. 25; voit, à 1 chev. de la gare à la ville 50 k., en sens inverse 30 k. ; 1/4 d'h. 10 k.; 1 h. 40 k.; bat. à vap. pour Liban en 6 à 7 h. et pour Riga, v. p. 47), ville, de 7100 hab. et chef-lieu de district, sur la rive g. de Ifi Windau, à son embouchure dans la Baltique. Bons bains de mer. Le ebiteau, bâtiment simple, construit en 1290, était jadis une eommanderie. La^ chapelle est maintenant une église, gréco-russe. L'étage supérieur du château sert de prison.

A 50 Y. au N.-£. de Windau est le château de Dondangen^ à l'extrémité K'. de la Courlande et entouré de vastes forêts où l'on chasse l'élan. La Courlande se termine au N. de ce château en une langue de terre s'avançant dans^la mer, dont la pointe s'appelle Dome$n<es et où il y a un phare, de même que dans l'île d^Œsel, en face.

Db B.10A A Hafbmdamm: 18 y., ch. de fer, en y^d'h. (bat. à vap. pour Bolderaa, préférable, v. p. 47). — Jusqu'à (6 Y.) 8<usenhof, v. p. 6a.

— 16 Y. Bolderaa. — La ligne traverse VAa de Courlande^ nommée Buller- Aa ou Bolder-Aa, à son confluent avec la Duna. — 17 Y. Dunamunde ou Officiellement Oust- Dvinsk, fort maritimfe, sur la rive g. de la Duna à son embouchure dans le golfe de Riga. Dunamunde doit son origine à un couvent de cisterciens, fondé Sur la rive dr. en 1205 par l'évêque Albert I**" et que les chevaliers Porteglaives achetèrent en 1305 et transformèrent en eommanderie. La forteresse a été transférée sur la rive g. au xvii^ s.

— 18 Y. Hafendamm^ avec un grand port d'hiver. Pour monter au phare, il faut une autorisation du commandant du fort.

L'excursion à l'Ile de Bunœ (à ©nv. 100 Y. au K. de Riga) oflfre peu de chose au touriste, mais elle est intéressante pour 1 ethnographe. 11 n'y a pas de commuiication régulière avec Big*. Un ^•*«f'l^t/."j»«» «« loue, pour 2 ou 3 jours, env. 10 r.; trajet en 12 h. (U y a parfois des bat.

54 //. R. 11. SEGEWOLD. De Riga

à vap. d'excursion en juin). Il est bon de se munir de café, de thé et de suere. Bon accueil chex le pasteur (pastor oeh Kyrkeberre pâ Bunce), qui vous procure un logement. — Le trajet sur la large Duna jusqu^à (lô kil.) Dunamunde (p. 53) est intéressant (v. p. 59). Passant devant d'énormes dunes, à dr. le Magnus-Holm, puis entre des môles, on atteint la pleine mer. — Vile de Rnnœ^ habitée par des Suédois et semée de blocs erratiques sur ses rives , s'élève de 30 m. à peine audessus du niveau de la mer. La principale curiosité est le haut phare construit en 1860. On visite ensuite la petite église en bois au milieu du cimetière, construite en 1641 et restaurée en 1851; Les habitants de rîle ne permettent pas aux étrangers d'aller voir les pêcheries et les chasses aux phoques.

De Riga à Berlin (Mitau, Liban), v. R. 9; — à Revel^ v. R. 11; — à St-PéUrsbottrg ^ v. R. 12; — à Moscou, v. R. 32.

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