De Riga à Revel
A. En ohemin de fer, par Borpat.
415 V. Express en 12 h. y a. pour 13 r. 50 et 8 r. 10. Trains omnibus en 13 h. 1/2, pour 11 r. 50 et 6 r. 90.
Pour les courses dans le pays, il est bon de commander d'avance les voit. publ. et les chevaux (4 k. par verste et par chev., non compris la voiture); les stat. du chemin de fer, où il y a aussi des relais de poste, sont indiquées spécialement ci-après.
Riga, v. p. 45. Départ de la gare de Dunabourg (pi. C 5, 6). — 6 V. Porte d'Alexandre (9 m., p. 52), première halte.
Il y a à env. 10 Y. de Riga une longue digue et un pont sur Vlœgel, rivière qui met en communication les lacs dits lœgelsee et Stintsee; la rive S. de ce dernier est très fréquentée le lundi de la Pentecôte. Herder (v. p. 49) passait d'ordinaire l'été sur les bords de riffigelsee. A g. de la voie , le nouveau canal de l' Aa-Duna. — 40 V. Hintzenberg (54 m.; relais de poste), à 3 V. Vj de la Treyder- Aa, dont le chemin de fer longe la pittoresque vallée.
52 V. Segewold (101 m.'; buffet] H. Segewold, bon; relais).
Segewold est un bon centre d'excursions dans la *SuiMft liTonitim* (voit, de la stat. par Kremon. la grotte dite Gutmannshœhle , Treyden et retour à la stat., 3 à 4 h., 1 à 5 pers.: env. 2 r.). De la gare aller tout droit, ensuite à dr.. eti 20 min., au nouveau château de Segewoldy à la princesse Krapotkine. Non loin, les ruines de la commanderie de Segewold., autrefois à l'Ordre, bâtie au commencement du xiii^s. ; d'une plateforme on a une jolie vue sur la vallée de l'Aa. On descend à \Aa (bac) et, sur U rive dr. (près de la bifurcation à g.), à Kremon (i/4 d'h. ; H. Sehweizerhaus; ch. 50k. à 2 r., déj.dOk., dîn., de 1 h. à 5 h., 65 k. à 1 r., p. 1 r. 50 à 2 r.), à la princesse Lieven ; il y a des restes insignifiants d'un anc. château des chanoines de Riga. Du point dit Bellevue^ on descend 360 marches et l'on va, le long du versant de la montagne, en 1/2 b., à la Outmannêhahle^ grande grotte en grès avec une source ; il y a quantité d'inscriptions. De la on continue dans la même direction (N.), puis on monte à g. le chemin de voit., qui mène, en une bonne l/j h., a Treyden (H. Sehweizerhaus, ch. t. c. 50 k., déj. 30 k., dîn., de midi à 2 h., 45 à GO k., pens. de mai à sept. 1 r. 36 à 1 r. 60). Il reste encore une tour ronde en briques de l'ane. château archiépiscopal; vue splendide du jardin. Retour à la stat. de Segewold en 1 h. l/s- — ^l ^^^^ ^ 1® temps, on ira encore de Kremon à la TettfeUhothlt (antre du Diable ; 2 h. 1/2 aller et retour); en face, sur la rive g., Kronenherç, à 4 Y. de Segewold. — Excursion intéressante à (7 V.) Nnrmiiy avec un joli pare.
à Rtvel, WEHDEN. //. R. IL 55
On traverse ensuite la Lihgat. — 72 V. Ramotski (118 m.), dans la jolie vallée de VAmmat. A 5 V. au N.-E., le domaine de KarUruhe, à la comtesse de Sievers , dans un joli site. — La ligne passe à Arraich (148 m.)^ localité sur un petit lac, au point culminant de la voie ; sur la rive S., les restes d'un château de l'Ordre.
90 V. Wenden. — Buffet. — hôtels: BaUiscfier Hof, à 7 min. de la gare, avec jardin (eh. t. e. 1 r. à 1 r. 70, déj. 30 k.); Deuisches ffaus (eh. t. c. 60 k. à 1 r., déj. 90 k.): Poste (relais; en. 50 k.); Schlos* WendenyprkB du château (eh. 50k. à 1 r. oO). — Fiacres: de la gare à la ville, 30k.; à Theure, 40 k. — Postb bt tblégbaphb, sur la grand'plaee.
Wenden (108 m.), chef -lieu de district et ville de 3600 hah., occupe un joli site, à 3 V. de l'Aa. Dans Ve'glise luthérienne St^Jean (sacristain , Schlossstr., 9, 20 k.) , construite de 1281 à 1283, mais restaurée eu dernier lieu en 19(K), se trouvent les tombeaux des grands - maîtres Freitag , Briiggenty et des fragments de celui le Gautier de Plettenberg , avec un buste en bronze de ce dernier, d'après celui de la Walhalla près de Ratisbonne, dû à Schwanthaler; puis le tombeau de Tévéque cathol. Pcttricius (m. 1588 ; v. ci-dessous), avec la statue du défunt. Au-dessus de Tautel, un tableau du peintre Kcphler, de St-Pétersbourg, le Crucifiement; aux vitraux, les armoiries de familles nobles de Livonie.
Près de la ville sont les ruines intéressantes et bien conservées
de l'ancien et célèbre ♦château de l'Obdbe (entrée 20 k.), qui fut
le second siège principal de T Ordre des Porteglaives et plus tard la
résidence des maîtres livoniens de l'Ordre Teutonique. Ces ruines
sont au milieu d'un parc. On remarque, dans la tour 0., la voûte
à nervures (69 clefs de voûte) de la salle où habitait le maître de
l'Ordre; vue étendue du haut de la tour sur la ville et ses environs. Le deuxième maître, Volkqnin, fit construire le château de Wenden, qui fut habité dès 1237 par tous les maîtres de TOrdre. Il fut considérablement agrandi sous Gautier de Plettenberg (1494 - 1536) , le plus célèbre de tous ceux qui résidèrent à Wenden, fut détruit en 1577, pour Tempêeher de tomber aux maibs du tsar Ivan le Terrible et retomba au pouvoir des Allemands la même année. Il devint plus tard le siège de révêque catholique Patricius que le roi Etienne Bathori avait envoyé dans cette contrée en 1583. Gustave-Adolphe le donna en 1627 au chancelier Axel d^Oxenstiern , et enfin Elisabeth, impératrice de Russie, le donna (1747) à son ministre, le comte Bestouchev. En 1777 il passa à la famille Sievers. Depuis le grand incendie du 3 août 1748, la majeure partie du château n'est plus qu'une ruine.
ExcuRsioKs. ~~ Tour intéressant à Meierêhof^ avec un magnifique pare boisé, créé par G. von Lœwis of Menar, env. 3 V. au S.-O. de Wenden. De Birkenruhe^ auc. collège, joli coup d'œil sur Wenden et son château en ruine. — A TE., en passant au ehâteau de Ronnehourg (ruines considérables d'un château archiépiscopal), à Borstenho/ et à Slateehk^ se trouve le lac de Strante, dans une dépression de terrain entre des hauteurs assez importantes. Sur les rives de ce lac et aux environs sont des conatructions en pierre et des tombeaux désignés sous les noms de Tombeau du Diable {Welîakappe) ^ Foret de tombeaux (Kappusil»)^ etc. — A 60 V. au S.-E. de Wenden, le Gaûingkalns (Montagne d'air ; 313 m.).
La voie traverse à 8 V. au N. de Wenden la vcdlee de la Raune, sur un viaduc d'env.24m. de haut. - 116 V. Wolmar {buffet; relais;
56 //. ft. n. FELLIN. De Riga
hôt. : Livonia, ch. et s. 50 k. à 1 r., déj. 30, dîii. 40 à 75 k. ; de Riga,
prix Analogues), ville de 5100 bab., avec des restes d'un château de
l'Ordre, fondé en 1283, détruit par les Polonais en 1561.
 10 V. à ro. de U ville le mont dit Blauberg (126 m.), un ane. lieu de sacrifices. Au N.-E. de Wolmar, la grande forêt giboyeuse de WoimarS' fwfy majorai à la famille de Lœwenstern.
135 V. Stackeln (relais), un peu en deçà duquel on traverse ï'Aa.
Ensuite la grande forêt du château de Luhde,
160 V. Walk (73 m.; buffet; H. de St-Pétersbourg), jolie ville
de 10 100 hab. Pour Pskov (changement de train), v. p. 68.
Dk Walk ,k Rbvbl, par Fellim: 252 V., ch. de fer à voie étroite, en 16 à 18 b., pour 7 r. 19 et 4 r. 31 (2^ et 3^ cl. \ place pour dormir 3 r. en sus).
— 16 V. Ermes, avec les belles ruines d'un château de l'Ordre. — 45 V. RiO«n (bufiet-, H. Seifert, bon-, relais). A 3 V. de la stat. les ruines d'un château de l'Ordre. — 67 V. MottékiM (buffet). De là à Pernau, v. cidessous. — 109 V. Fellin (esth. Willandilin; buffet; hôt.: H. Klinke, ch. t. c. 60 k. à 2 r., déj. 25 à 35 k., dîn., de 1 h. à 6 h. , 55 à 75 k; ^. Sproghe; Parkhotel, eh. 1 ^. à 1 r. 60, déj. 35 k., d!n., de 1 h. à 4 h., 60 à 75 k.) est une ville de 7600 hab., située près du lac du même nom, sur un plateau d'env. 120 m. d'altitude. La gare est à 1 V. Vs ^^ la ville (voit, de place, 30 k.). Les objets trouvés surtout lors des fouilles faites dans les ruines du château sont exposés au muUe Dittmary dans l'ane. école de la Noblesse, le plus bel édifice de FelUn (conservateur: M. Kniipffer). Sur le mont du Château (Schlossberg), les ruines du manoir de TOrdre. Lés chevaux de Fellin sont renommés.' Fellin, appelée Viliende dans les chroniques, était déjà à l'époque païenne une importante forteresse dans Tanc. Saccala. L'Ordre Teutonique s'empara de cette ville en 1210, avec l'aide des Lett'ons. En 1560 la ville fut incendiée par les Ruâses et l'ancien grand-maître Fiirstenberg emmené à Moscou. <— ISoV. AUenkull. Embranch. de 12 V. sur Weistenstein (2500 hab.), dont le château, une conunanderie de l'Ordre, a été construit en 1265; il en reste le beffroi. — 183 V. Lelle (relais).
— 200 V. Hermet (relais). — 248V. Revel(ville).— 252 V. i2«wl(port;p.60).
Db Moisekull a Pbrvau : 51 V., ch. de fer à voie étroite en 3 h. env. -^ Pernau (en esth. Pemolin. IlépHOB»; buffet; il. du Nord^ ch. 60 k. à2r., déj. 50 k., dîn., de 1 h. à 5 h., 60 k. à 1 r. 20; restaur. : Strand$alon^ Parksalo»; bat. à vap. pour Riga, v. p. 47), ville de 16000 hab. et chef-lieu de district) sur la baie du même nom et à l'embouchure de la Pernau. Fondée vers le milieu du xiii^ s., elle a été plus tard une forteresse (il en reste une porte et une partie des remparts). Eglise St-Nicolas de 1539. Bons bains de mer, avec une plage sablonneuse. — A 25 V. au N.-E. de Pernau, Torçely où il y a un haras.
On entre dans la Livonie septentrionale, habitée en majeure partie par des Esthouiens. Pont sur VEmhach. — 173 V. Sag^ nit%. — 193 V. Bockenhof (125 m. ; relais). — 214 V. Elwa (relais).
238 V. Borpat ou officiellement louriév (en lett. Tehrhatta^ en esth. Tarto ou Tartolin, lOpbeBl). — Buffet. — hôtels -, H. de Londres^ Promenade, 2 (ch. t. c. 1 à 2 r., déj. 35 k., dîn., de 1 h. à 3 h., 50 k. à 1 r. ; pas de salle à manger): H. de St-Pétersbourg, à 3 min. des bateaux (ch. et s. 60 k. à 3r., déj. 35k., dîn., de midi à 4 h., 50-75 k.); //. Belletfue, Rhihhausstrasse, 2 (ch..75k. à 2r., déj. 40 k., dîn., de 1 h. à 5 h., 50 k. à Ir.); H. du Commerce, rue de Riga, 39 (ch. t. c. 70 k. à 4 r. 20, déj. 35 k., dîn. Wk.)iH.d€Rui8ie, Gartenstr., 8 (ch. t. c. 1 r. à 6 r., déj. 26 k., dîn., de 2 h. à 5 h., 65 k.). — Rbstaubakts : Luchtinger, Johannisstrasse, 20; Poirier, Grand 'Place, 3, tous deux non loin au N. de l'hôtel de ville (dîn., de 1 h. à 6 h, 36 et 6b k.).
Cr.UBM, appelés souvent ici «Musse» et accessibles aux étrangers: clnh de la Bourgeoiiie (Burgermusse) ; la Ressource; club des Artisans (Hand-
à Bevél. DORPAÏ. //. R. Il, 67
werkervereinX oun loin de la gare, grand loeaU bonne cuisine) où se reneuntrent toutes les classes de la société', et qui a un jardin et un théâtre d*été.
Poste ET TÉLÉOBAPHE, Ritterstrasse. — Baiks, sur la rive dr. de TEmbach, entre les deux ponts.
VoiTUBEs: à 1 ehev. , pour 2 pers., 101c. la coursci 40 k. Theure-, à 2 chev., 15 et 60 k. ; de la gare à la ville 20 et 80 k.
Bateaux i vapeur entre Ûorpat et Pêkov (p. 36), tous les jours en été, en 9 à 10 h. ^ prix : 5 et 4 r.
Dorpat (59 m.) est une ville de 42500 hab., un chef-lieu de
district du gouv. de Livonie et le siège d'une université. C'est aussi
le chef-lieu du commandement du XVIIl* corps d'armée. Elle est
située au milieu de collines pittoresques, sur les deux rives de
Vt^mbach, qui est navigable. 11 y a deux ponts sur la rivière, dont
la rive dr. (avec le Domberg) est plus haute que la g. de 35 à 40 m. :
un pont de pierre, construit par Catherine II, avec deux portes au
milieu, et un pont de bois, en amont.
Sur remplacement actuel de Dorpat, un ancien sanctuaire des Esthoniens, fut fondée, dit-on, par le grand-duc de Russie lour^ (laroslav) une forteresse, nommée louriév, que remplaça plus tard le château esthonien dit «Castrum Tarbatum*. Les chevaliers de l'Ordre s'en emparèrent en 1224, et elle devint le siège d'un évêché. Les luttes contre TOrdre et les Russes n^empêchèrent pas la prospérité de Dorpat, qui fit partie de la Hanse dès le xiv^ s. Les doctrines de Hofmann (Laïenpelzer), un partisan de Thomas Hunzer, un des chefs des Anabaptistes, y causèrent des troubles religieux en 1525. La ville tomba an pouvoir des Russes en 1668. Elle échut en 1625 aux Suédois, sous les ordres du comte de la Gardie, après un long siège, pendant lequel une partie de la ville fut réduite en cendres. Les Russes assiégèrent Dorpat en 1704 et le brave commandant Skitte dut capituler le 14 juillet de la même année.
De la gare on prend en face la rue de Marlenhof , qui oblique à dr. au bout de 5 min., on tourne un peu plus loin k g. dans la Muhienstrasse (où est V église cathol.) , d'où la seconde rue traversière à dr., la Lehmstrasse, descend au fossé du château (Domgraben). Des sentiers montent de là au
DoMBEBG ou mont de la Cathédrale, dit aussi mont du Château, qui portait jadis la citadelle de la ville, d^abord païenne, puis épiscopale. En 1801 , Alexandre I*'^ en fit don à l'Université. Il y a là des jardins ombragés et bien entretenus, qui en font l'endroit le plus charmant do Dorpat (vue sur la ville et les environs), plusieurs bâtiments de l'Université et les belles
♦ruines de la cathéobale. La cathédrale {Dom)^ consacrée à St Pierre et St Paul, est une construction en briques, du style gothique primaire, à deux clochers (ascension intéressante des ruines de celui du N.) , avec des murs massifs et dont les arcades reposent sur des piliers sveltes dans la nef centrale. Cette cathédrale a été détruite par un incendie le 23 juin 1624, à la suite d'un feu de la St-Jean. Dans le chœur reconstruit se trouve la bibliothèque de V Université' (209000 vol.; ouverte dans la sem. de 10 h. à 2 h., durant les vacances de midi à 2 h.). Elle renferme entre autres la bibliothèque de Klinger (m. 1831), ami de Gœthe, des dessins et des portraits de Gœthe (1808), de Wieland et de Herder par Kugelen, etc. - Non loin au N., le monument de Ch.- E. de Bœr
58 //. R. IL DORPAT. De Riga
(1792-1876), naturaliste célèbre, statue en bronze assise, par Opékouchlne (1886). — Vohservatoire (68 m.) occupe l'emplacement de l'ancien château épiscopal, au S.-E. du Domberg. Les résultats de ses travaux, sous les directions de F.-G.-W. de Struve (1820-1839) et J.-H. de Mœdler (1840-1865), sont considérables.
La Schlossstrasse descend à l'E. à la grand' place, avec Vhôtel de ville, et la vieille université, au coin de la Kitterstrasse, la principale rue de Dorpat. La vieille université comprend aujourd'hui les remarquables collections de la société savante d'Esthonie, fondée en 1838 (pour la visite s'adresser au conservateur M. E. Frey, et pendant les vacances, au gardien). Plus loin, dans la Kitterstrasse; à dr. la poste; à g. V église de St-Jean (luthér.), du commeuc. du xvi® s., ornée de bustes en terre cuite de saints en deux frises et au portail principal. — La grand' place se relie par une rue courte, la Kuhnstrasse, au S. à la place Barclay, où se trouve le monument du feldmaréchal Barclay de Tolly (m. 1818), par ïchédrine (1848). A l'E. de la place, le 6aaar (Gostiny Dvor). — En prenant au contraire à l'O. de la grand' place, et en tournant au N. (à dr.) dans la Johannisstrasse, on va à l'Université, en passant à l'anc. cluh académique.
L'Université est un bel édifice, qui a du côté du mont de la Cathédrale deux ailes entre lesquelles se trouve Véglise de V Université (luthér.). L'Université comprend aussi un musée des Beaux- Arts, composé d'une collection de plâtres et de quelques originaux, tels que terres cuites, etc. (s'adresser au domestique qui demeure dans le musée). Le jardin botanique est non loin du pont de bois sur la rive droite de l'Embach et sur une partie de l'anc. enceinte
de la ville.
L'Université est une création de Gustave- Adolphe, qui en décréta la fondation en 1632. Elle cessa d'exister en 1710 pendant la guerre du Nord, mais elle a été rétablie en 1802 par Alexandre I^'. En 1901 le nombre des étudiants était de 1800 (dont plus de la moitié sortent de séminaires russes) et 8Ô étudiants en pharmacie. Les cours sont actuellement donnés en russe, sauf ceux de la faculté de théologie.
Au Nord de la ville, à env. 20 min. du pont de bois sur l'Embach, se trouve Ratshof, majorât à la famille de Liphart, avec la ^galerie de peinture la plus importante des provinces baltiques (visible seulement sur demande).
B. Boccaccino^ la Vierge et l'Enfant ; A. Bronzino^ portr. de la grandeduchesse Christine de Toscane; L. Gardi da CigoU^ St François en prière; P. di Coiimo^ la Vierge et Joseph retournant à Nazareth avec Jésus après son entrevue avec les docteurs; A. van Dyck^ portraits du graveur Ch. Malery et de J. Hagboïdt; /. tan EycV^ petit portr. d'homme; le Oaro/alo^ la Vierge, St Roch et St Sébastien; Fr. Uals^ portr. d'homme; B. roi» der Htlst^ deux portraits ; /. del Ponte^ l'Annonciation des bergers ; Dam. Puligo , la Ste Famille ; S. van Ruysdaely Vue d'une rivière ; H. Sa/tUbeny Intérieur rustique, une Kermesse au bord du Bhin; /. Steen^ portr. d'homme ; B. Teniers le T., Adoration des Mages (1609) ; Terborch^ le Jeune savant; le Tintoret^ portr. d'un noble vénitien (1547); W. van de Velde, marine. — Sculptures: Donatello^ St Jérôme; Michel- Ange ^ Apollon et Marsyas, bas-relief en marbre, œuvre de jeunesse, haute de 40 cm. sur 30 cm. de large; L. délia Ao&Na, tête d'enfant.
à Revfl. ARENSBOURG. //. R. IL 59
Sur la rive g. de rEmbach, î> 11 V. cmi amont de Dorpat, les restes de Falkenau, abbaye de cisterciens.
La ligne traverse VEmbach. — 283 V. Laitholm] à 12 V. à TE. de ce point, en Livonie, les ruines de Lais, anc. château de l'Ordre Teutonique. — 301 V. Waggewa. Ou entre dans le gouv. d'Esthonie. •
342 V. Tapi (93 m. ; buffet). Pour St-Pétersbourg, v. R. 13 A. — 401 V. Laakt. — 415 V. Revel (p. 60). En approchant de cette ville, on a à g. le Lac supérieur et à dr. la ville, que la ligne contourne au S. et à rO.
B. En bateau à ▼apeur, par Areniboorg.
Bate.au à vapeur, 2 fois par sem. Jusqu'à Artnibourg^ 8 h. i/»» 5 et
3 r. Jusqu'à Hapsal, 17 et 18 b., 6 et 4 r. JusQu'à Revel^ 35 et 26 h., 6 et
4 r. (non compris Tarrêt). Dîner (obligatoire), i r. ou 75 k. Au printeaips et en automne la plupart des bateaux ne toucbent pas à Arensbourg, de sorte que l'on gagne 5 h. et le temps de l'arrêt.
Riga, v. p. 45. Le bateau descend d'abord la Duna pendant 1 h. A g. la plaine de Spilve, où Charles xii battit les armées saxonne et polonaise en 1701. On n'aperçoit du bateau que quelques remparts et murs du fort de Dunamunde (p. 53). A dr., l'anc. embouchure de la Duna avec le «bastion» , reste du château de Dunamunde. Après avoir dépassé les môles et les bouées blanches et rouges, servant de ligne de démarcation entre l'embouchure de la Duna et le golfe de Riga, le bateau entre dans le golfe de Riga. La côte s'éloigne peu à peu et finit par disparaître. Au bout de 4 h. on laisse à dr. Vîle de Runœ (p. 53). 3 h. V2 P^^s tard, on est à Romasaar, près à' Arensbourg, dans l'île d'(E8el(160V. de Riga; voit, du débarcadère à la ville, en V2 ^••' 1 ^' 20 k.).
Arensbourg (esthon. Kuresaarelin). — Hôtbls: H. Elise Meissner (eh. 80 k. à 3 r. , déj. 40 k. , dîn. , de 1 h. à 4 h., 50 k. à 1 r. , pens. 40 à 70 r. par mois); H. 0$ilia. — Paitsions (14 à 18 r. par sem.): chez Mme M. Larsen et Mme E. MicheUen.
Arensbourg, la seule ville de l'île d'Œsel et un chef- lieu de
district, sur la côte S. de Tîle et le golfe de Riga, a 4600 hab. Elle
a un palais des chevaliers , deux églises (luthér. et gréco-russe) , un
collège , etc. Au S.-O. de la ville , le château épiscopai , est une
construction à deux tours du xiv® s., qui comprend une bello
église et un cloître. On en remarque la cave. Dans la cour extérieure
du château, un musée bien classé, composé d'objets trouvés dans
des tombeaux de l'époque du bronze et d'objets du moyen âge:
s'adresser au professeur Igel. Curieux costumes les jours de marché.
— La ville est fréquenté^ pour ses bains de mer et de boue (trois
établissements). Saison du 20 mai au 20 août. Joli parc de la ville
avec Kurhaus (restaur.). „
L'Ile «'ŒmI (esthon. Kure-Saare, c.-à-d. îledes Grues ou «oare-i/a, e.-à-d. île) a 2618 kil. carr. de superficie et 60000 ^ab Elle forme avec Moon, Runœ et d'autres îles le district d' Arensbourg, Les petits chevaux
60 II. R. 11. HAPSAL.
de cette île sont renommés pour leur résistance et leur tempérament fougueux. — Vers le commenc. du xiii^ s. l'île d'Œsel (Osilia, avec Valdia, la place la plus forte des Osiliens) fut occupée par Waldemar, roi de Danemark. Il y construisit un château, qui fut détruit par les £sthoniens. Les Porteglaives s'étant emparés de Tîle en 1327, les Eisthoniens embrassèrent bientôt la religion chrétienne et reçurent un évêque. Jean de Miinehhausen, le dernier évêque. vendit Tîle au Danemark en 1559. En 1645 elle passa à la Suède et en il^X à la Russie avec la Livonie. — Excursions (voit, de poate, 4 k. par verste et par.chev., non compris la voiture). L'église de Cartnel^ à env. 12 V. au N. d'Arensbourg (voit., en 3 ou 4 h., 2 et 3 r. aller et retour), a un beau retable en bois, le Couronnement de la Vierge , du xv^ s. Autres excursions intéressantes d'Arensbourg : à (19 V) Kergel ; au (20 V.) lac de Sall^ un bassin en forme de cratère rempli d'eau (visible seulement le mardi; il faut l'autorisation du propriétaire du domaine)^ à (14 V.) Jerwe; et à (24 V.) Jertcemetz. Excursion intéressante également à Moutiely où se voit la «Pank», paroi de rocher élevée, tombant à pic dans la mer, sur la. côte N.-O. (à env. 35 V. d'Arensbourg). Dans l'église de Karris^ de belles sculptures en marbre esthonien.
Il y a dans cette île, à plusieurs endroits, des montagnes, où l'on croit reconnaître des châteaux et de hauts remparts d'origine païenne.
Le bateau quitte Arensbourg dans la direction de l'Ë., mouille au bout de 4 h. i/j à Kuiwastf dans Vîle de Moon^ et traverse le Orand Sund ou Werder Sund (à dr. le phare de Werder et SchUdaUi une île rocheuse), pour atteindre en 3 h. Hapsal, située au N.
Hapsal { esthon, Haapsalolin, c. -à-d. ville de la tremblaie, râncaJi»; hôt. : de St- Péter shourg, sur le Marché, ch. dep. 50 k., déj. 30 k., dîn., de 1 h. à 5 h., 50 k. à 1 r.; voit, à 1 cliev., 50k. à l'heure), ville de 3200 hab. et chef-lieu du district de Viek en Esthonie. La ville, fondée en 1279, possède une église luthér. dans les*ruines du château épiscopal. Hapsal est fréquentée pour ses bains de houe et de mer.
Le bateau quitte la baie de Hapsal dans la direction où il y est entré, tourne ensuite au N. près de l'île de Wonms (apanage impérial) et mouille au bout de 1 h. i/j à l'île de Harry, escale pour la grande île de Dagœ. — Dans la suite du trajet sur (6 h. Yg) Reyel, on aperçoit à g. l'île à'Odensholm (à 2 h. de celle de Harry), avec un phare et le prétendu tumulus d'Odin; à dr. le phare de Packerort (p. 65; à 1 h. */4 d'Odensholm). Ensuite, à dr., sur le continent, le phare de Surop (à 1 h. de Packerort), à g. celui de l'île de Nargen. En entrant dans la baie on a un beau coup d'oeil sur Revel (v. ci* dessous) avec le Domberg. A g. le Laaksberg (p. 65) et les ruines de Ste-Brigitte (p. 65).