C. Ermitage
L'**Ennitage (HiraepâTopcnii dpMHràsi; pi. II, Fô), au 11° 35 de la Millionnala, comprend les collections impériales les plus importantes. Cet édifice, qui est relié au palais d'Biver par le premier Ermitage de l'impératrice Catherine (v. ci-dessous) , forme un rectangle de 156 m. de longueur sur 113 m. 70 de largeur, avec trois grandes cours. L'Ermitage, qui se distingue à Tintérieur par la richesse et le bon goût, a deux façades principales: an N., sur la Neva, et au S., sur la Millionnaïa. La plus belle des deux est la seconde, qui a un portique , à huit pilastres auxquels s'appuient dix atlantes en granit foncé de Serdobol, de 6 m. de hauteur. Des deux côtés de ce portique sont des niches avec des statues en fonte de zinc des plus célèbres artistes , et aux deux façades latérales , des groupes représentant les arts protégés par l'Etat et TEglise.
Catherine II fit construire en 1765, par Tarehiteete VaUin de ta Motht^ non loin du palais d'Hiver, nn bâtiment à deux étages appelé d^abord «petit palais d'Hiver*^ puis Ermitage. Ce b&timent touchait aux appartements de rimpératriee ^ et il était relié au palais par un pont volant, comme aujourd'hui. Outre les appartements, il 7 avait trois galeries de peinture. Velten^ directeur de l'Académie Impériale, acheva en 1775 la construction du Second ou Grand Ermitage. L'architecte Oiacomo Ornarençhi, de Bergame, construisit la gaUHe des Loges de 1779 à 1785. Enfin c'est en 1840, sous l'empereur Nicolas I®', que fût commencée la reconstruction complète de l'Ermitage , dans le style grec, sous la direction de Léon de Kleme, architecte de Munich, et à'A.-L Stakentchneider (m. 1865). Ce nouveau palais fut achevé en 1852.
Le rtZ'dt'Chausste contient à g. de l'entrée: 1, les antiquités égyptiennes et assyriennes; 2, les sculptures antiques grecques et romaines ; 3, les antiquités de Kertch (Crimée), de la Scythie et de la Sibérie ; 4, la collection du moyen âge et de la Renaissance. A dr. : 5, la collection de vases, bronzes et terres cuites ; 6, les dessins et estampes ; 7, une partie de la bibliothèque. — Le premier Ùage comprend: 1, la galerie de peinture; 2, le cabinet des médailles; 3, les pierres gravées, les gemmes, etc. ; 4, des sculptures modernes. — Les changements ne sont pas rares, surtout dans la classification des peintures.
Entrée, dans la Millionnaïa. — Heures de visite, v. p. 81.
Directeur: M. I.-A. Vsevolojxky^ grand -maître de la cour. — Conservateur en chef des antiques: M. O.de Kieterittky; conservateurs: le baron P. Meyendorff et M. W. Ooleniehtehev. — Conservateur en chef de la galerie de peinture: M A. de Somov ; conservateurs : MM. A, Neotutroiev et B. Vesselovskff. — Conservateur en chef du cabinet des monnaies : M. A. de Markov ; conservateurs: MM. B. Pridik et 0. Retovski. — Conservateur en chef des antiquités du moyen âge et de la Renaissance: H. E. de Lent; conservateur : M. /. Smimov. — Conservateur en chef de la galerie de Pierre le Grand et des objets précieux: le baron O. Liewn.
RSZ-DE-OHAUSSÉE.
Dans le vestibule , seize colonnes en granit brun de Finlande, avec chapiteaux en marbre , un lion antique trouvé à Kertch , de magnifiques candélabres en manganite (orlets) et un vase en granit
Bœdeker. La Russie*. 3« édit. *
98 III. R, 14. ST-PÉTERSBOURG. EimiUaye.
rare de Finlande, tacheté de rose. En face, un large escalier monte au I^' étage (p. 108j. — Nous entrons à g. dans la
I*^ SALLE. Antiquité! égjrptiennet et attyriennet. Les antiquités égyptiennes se composent pour la plupart des collections du comte Gastiglione et de l'ambassadeur turc Khalil-Bey.
A g. de rentrée, un sarcophage en granit noir, qui renfermait, diaprés rinacription, la momie ù^Âhmis (Amasis \ xxxi^ dyn.), chef des archers du roi. Au 1*^*" pilier de g. (n** 149), une statue en granit de Sekhmety à tête de lionne, du temps d'Amenhotep III (xvie s. av. J.-C.)- Statuette assise en granit du Pharaon Amenemhêt 111 (vers 2900 av. J. C), qui fit construire le labyrinthe; on en remarque les pommettes saillantes, qui rappellent celles des statues des prétendus Hyksôs (Pasteurs). Sarcophage de Nana^ grandprêtre de Ptah à Memphis (xx^ dyn.), en granit rose ; derrière, 769, cercueil carré en bois de la dame Ata (xii^ dyn.). Puis, 738, statue agenouillée d'Jmenema», haut fonctionnaire du temps de Ramsès II (xiv^ s. av. J.-G.}, avec table d^offrandes. 740, groupe assis en granit : homme avec sa mère (à g.) et sa femme (à dr.). Sarcophage de la reine Nekhi-Sébast-er-ro-ou, mère d'Ahmès (v. ci-dessus); sur son sarcophage et sur celui de son ûls, les noms ont été en partie eflacés à Tépoque des Perses. — Les vitrines contiennent des statuettes de dieux égyptiens. Dans la 1'^ à g., Amon^ Mouty Khnoum^ Ptah, Sekhmety NeWi^ Thoouty OsiriSy lii* et Soritt. 4^ vitrine, animaux sacrés; 5^ vitrine, petites statuettes, ustensiles de ménage; 6® vitrine, vases et terres cuites. Dans le bas des vitrines, des statuettes funéraires. — Sous les fenêtres, des stèles en pierre calcaire. A dr. de rentrée, des sarcophages en bois peint, des fragments de papyrtM, les uns avec des caractères démotiques, les autres avec des caractères hiératiques, uu seul avec des hiéroglvphes. Vitrines avec de petits objets, entre autres des bagues et des scarabées^ qui servaient d^amulettes.
Les bas-reliefs assyriens (ix^ s.), aux murs transversaux, proviennent de Nimroud et de Khorsabad. A g. de l'entrée : le roi Achournazirpal ; derrière, une divinité ailée. A dr., des guerriers assyriens et des prêtres de Khorsabad. — Divinité à tête d*aigle (Nimroud). — Au mur d'en face, deux bas-reliefs représentant des divinités ailées, prototypes des chérubins et des séraphins, en albâtre gris, noirci par le feu ; à côté, bas-relief funéraire de Palmyre. — Au long mur de g. , quatre tables de pierre avec des inscriptions cunéiformes provenant du palais de Sargon II à Khorsabad.
Ensuite les *toiilptiiret grecques et romaines, qui occupent sept
salles. L'origine de cette collection date de Pierre le Gr. , qui fit
acheter à Rome, en 1718, la Vénus Taurique. On y ajouta, sous
Catherine II, les collections Cbouvalov et Lyde-Browne, achetées en
1787 pour 23000 1. st. L'empereur Nicolas 1*' fit des acquisitions
précieuses (collections Demidov et Laval) et Alexandre II flt
acheter, en 1861, 78 sculptures de la célèbre galerie Campana àRome.
Les plus récentes acquisitions proviennent des collections Galitsine
(p. 109) et Bloudov. — Catalogue russe illustré.
11^ SALLE. Sculptures grecques et Bomaives. — Statues: au milieu de la salle, la. Satyre (Périboëte), se retrouve encore cinq fois à TErmitage, num. il, 21, 159, 165 et 316; — devant la 3^ fenêtre de e., 7, Silène endormi; du côté S., entre le pilier du coin et la colonne, 17, torse de Vénus ; — à Tembrasure centrale, du côté S., 13, Endymion endormi ; devant, à dr., 14, Satyre dansant; 15, Satyre blessé. — Bustes et têtes: à g. de rentrée, 25, prétendu César; — côté E. : 38, Alexandre le Or.; *43, tête d^un Satyre endormi (école de Scopas); *44, Junon (école de Polyclète); 46, Bacehus ; — côté S. : 60, Antinoiis ; — dans Thémicycle , 64, Domitius Corbulo; *6'7, portrait (Caligula?), en basalte, du commenc. de l'empire; •68, portrait, ouvrage grec archaïque (vi^s.); 70, Julie Agrippine, femme de Tempereur Claude ; *71, Domitia, femme de Domitien; 79, Aatonin le
Sculpt. antiques. ST-PÉTERSBOUBG. ///. iî. N. 99
Pieuxi T3, Neptune (ii«8. après J.-C); 76, Doryphore; 77, Lueullut^ — eôté N. : 81, Vespasien; 83, Titus.
nie 8ALLB, dite 8. DU JupiTBR NicÉPHORB. — StatuesT à g., 14T, Omphale; 148, Satyre au repos (type du Përiboëte de Praxitèle); 150, Minerve; 151a, Proserpine (ouvrage attique du iv^s.); 153, Jupiter Nieéphore; 152a, les Grâces; *153, Epbèbe, imitation romaine d*un original du Péloponèse du v® s. ; 154, Vénus, diaprés un original de la belle époque attique; 156, Bacehus, bel ouvrage grec du iv^ s. ; 157 B, Jupiter jeune ; 166, Hercule. 16i>A (isolée, dans la rangée du milieu). Suppliante, reproduction romaine de la statue Barberini. — Bustes et têtes: a g. de l'entrée, 168, Vénus ; 171, Mars ; 175, lïiobide ; 176, Minerve. Au milieu : *188 A, Baeehus, une des têtes les mieux conservées de ce dieu, d'Athènes (it^b-); 174, un Grec, ouvrage de la décadence grecque (ii^ s.); *188B, Diane, ouvrage grec rappelant l'école de Praxitèle. — Sarcophages : à g. de la sortie, 191, Hippolyte et Phèdre ; à dr., 192, noce romaine; à la troisième embrasure, à dr. de l'entrée, 192a, bataille.
IV* SALLE. Portraits. — Statues: à dr., *193, Auguste assis. A g., 194, Romain revêtu de la toge ; 195, statue portrait de femme assise ; *19B, Socrate ; *197, statue portrait d'homme assis, avec une tête de Démosthène ; 198, Sabine, femme d'Adrien. — Bustes et têtes: à dr. de l'entrée, 201, un Romain; 2(X), Junon; 199, Junon; 207, un Romain; 204, Brutus; 208, Adolescent (ii^s. ap. J.-C); 203, un Romain. — Puis un pavé en mosaïque, représentant des nymphes et Ilylas.
ve SALLE. Portraits. — Statues: à dr., 313, Auguste; 214, Adrien; 215, Lucius Verus; 316, Antonin le Pieux; 219, Annius Verus. — Bustes et têtes: à g. de l'entrée, *224a, Messaline; 237, Galère Antonin; 236a, une Sémite; 239, Balbin, empereur de mai à juillet 238; 341, un Romain; 248, Septime Sévère. — Au milieu, un grand vase en porphyre vert.
Vie s ALLE. Statdettbs bt BUSTES. — Stôtu^ttes: à g., 363, Mercure; 266, Pan et un satyre; 267, Merexure assis; 270, Esculape; 271, Tyché, déesse protectrice d'Antioche sur l'Oronte, reproduction grecque d'un original de l'école de Lysippe; 275, Platon. — Nous laissons à g. la salle de Kerteh (v. ci-dessous) et nous entrons à dr. dans la
Vllie SALLB ou S« DBS MusBS. — Stotues: à dr. , 302, prêtesse d'Isis, dont la tête est un excellent ouvrage grec du vi^ s. av. J.-C; 304, jeune Mercure; •313, cariatide, ouvrage du iv® s., avec un livre moderne à la main; 314, Esculape; 316, Satyre au repos (v. n^ la. 11^ salle); S18, Marsyas; 319,. Satyre dansant; 321, prêtesse grecque; 305-313, les neuf Muses, de la collection Campana, œuvres d'origine différente et complétées arbitrairement. — Bustes et têtes: à dr., 324, Jupiter Ammon; 328, un Philosophe; •327, Sapho; 8-26, Alexander le Grand (?). — Bas-reliefs: à dr.. 331, stèle funéraire attique (v^s.); 336 A, Oreste frappant Egisthe et Clytemiiestre; •337, Niobides, d'après Phidias; à g, 333, Ulysse tuant les prétendants; 336, les Muses.
ixe SALLB, S. DB LA V^Kus DB l'Ermitago. — Stotues: à dr. . 340, Apollon; 341, jeune flUe avec une vasque (figure de fontaine); 342, l"* Amour mettant une corde à son arc; 343, Vénus de l'Ermitage, découverte à Rome en 1859, copie romaine du i®*" s. après J.-C; 345, Porteuse de flambeau; le corps est un ouvrage grec du v® s. (école de Phidias); '347, Vénus Taurique ou du palais de Tauride, où elle fut primitivement placée , copie romaine du 11^ s. , du type de la Vénus de Médicis ; 348, liéda; 351, Vénus au bain, ouvrage hellénistique. — Bustes et têtes: à dr., 851 A, Athlète (école de Polyelète); 851 B, une Germaine; 352, Bacehus indien; 353, Thanatos; 355, Vénus, copie grecque du iv^ s. de l'école de Praxitèle; 355 A, Doryphore; 355 B, Méléagre. — Nous revenons par la VlIie et la Vl« salle.
VII® SALLE, •*salle de Kertoh, grande salle avec vingt colonnes
de granit gris -foncé, contenant les œuvres d'art et les antiquités
du Bosphore Cimmérien (petit catalogue vieilli, en français, 20 k.).
De tous les trésors artistiques de l'Ermitage, ceux de cette salle
tiennent le premier rang, car nuUe collection au monde ne possède
100 JII. R. 14. ST-PÉTERSBOURG. Ermitage.
autant de spécimens de la meilleure époque de Tart grec, surtout attique et en partie des v^ et iv^ s. av. J.-C. La plus grande partie de ces objets proviennent de fouilles faites «n Crimée, dans le voisinage de Kertch, l'ancienne Panticap/e, en 1831 et plus tard, ainsi que sur la côte de Taman, dans les ruines de ThanoLçorief d'Anapa, de Théodosie, etc. D'autres fouilles ont été faites dans les ruines des villes de Chersonèse (Sébastopol) et d'Olbie, puis à l'embouchure du Don, dans Tanc. Tanaïs, etc. Ces objets, dont beaucoup sont en or, sont d'origine grecque ou ont été faits dans les colonies par des artistes grecs ou indigènes.
Près de la porte , deux grands sarcophages en bois , trouvés en 1859. — Nous commençons du côté des fenêtres. Sous chacune d'elles est une vitrine, et dans chaque embrasure sont deux grandes armoires vitrées; en face, des obélisques, des vitrines, des tables et des piédestaux.
I'® FENÂTHE. Vitrine 9 (objets du Kourgan d'Artioukhov, ni* s. av. J-C): magnifique diadème en or, bracelets, couronnes funéraires, etc.; colliers d'agates et de grenats; bagues; pendants d'oreilles; miroir à charnière en bronze où se voitScylla; perles de verre, dés, osselets, etc.
Armoire 8, terres cuites, masques et caricatures. — Armoire If, suite: masques; en bas, groupe de Niobides.
Piédestal VII, hydria en bronze doré, avec les cendres du mort.
Ob^isqt^ If argenterie. Sur le premier rayon : 536, «kylix» ou coupe, avec le Soleil sur un quadrige. — Obélisque 2, argenterie. Sur le premier rayon: ♦ÔTÔ, «rhyton» ou corne à boire en forme de tête de taureau, avec Polydore, flls de Priam, assassiné par Polymnestor, roi de Thrace, et Hécube arrachant les yeux du meurtrier. Au-dessus, 531, coupe avec chasse au sanglier.
II* FENéTBE. Vitrine 14 (objets des tumuli des Sept Frères, fia du vi* s., gréco-ioniens): colliers, anneaux; feuilles d'or découpées qui s'attachaient aux vêtements, représentant des cerfs, des têtes de bélier , des têtes de Minerve , dans le style ancien ; des hiboux , des têtes de divinités fluviales, coupes en argent avec gravures, etc.
Armoire 13, figures en terre cuite ; *Ô7Ô B, grande corne à boire en argent à tête de cervicapre; rhytons en or. — Armoire 16^ terres cuites.
Piédestal IX, vase à bas-relief, Neptune et Minerve se disputant la possession d'Athènes , inspiré par le groupe du fronton du Parthénon (iv® s.).
Pyramide dorée (sans n^) : bagues , chaînes et autres objets de parure eu or.
III* PENÉTBE. Vitrine 19, parures d'or de toutes sortes; poignées d'épée avec boutons en calcédoine ; fourreau d'épée en or ; objets en bois, dont un peigne avec l'inscription: AÂUA<1»HC AUPON (présent de la sœur) ; boîtes de couleurs, petits pots de fard, etc.
Salle de Kerteh. ST-PÉTERSBOURG. ///. R. 14. 101
Armoire IS, terres cuites : enfants jouant avec des coqs, 'des chiens et des boucs; jouets. — Armoire 21, objets provenant de deux tombes d'Ëlteghen (Nymphée), des vi-v® s.
Pyramide dorée I, parures en or : bracelets , fibules ou agrafes pour retenir les vêtements à l'épaule, boucles, boutons, bracelets en spirale, pendants d'oreilles.
Piédestal XI y casque en fer fortement oxydé, avec ornements d'argent.
IV® PENÉTBE. Vitrine 24 (de trois tombeaux de la Gr. Blisnitsa) : *objets en or pour garniture de vêtements, en forme de têtes de Méduse, de griffons, de têtes de Minerve, de lotus, etc., datant du temps d'Alexandre le Grand, d'après des médailles qui les accompagnaient. — Fragments d'ivoire avec d'excellentes gravures.
Armoire 23 et 25, figures en terre cuite.
Piédestal XIII, 'lécythe avec figures en relief dorées et peintes représentant des Perses à la cbasse , des Arimaspes et des griffons, ouvrage magnifique de Xénophante d'Athènes (rv® s.).
Pyramide dorée 11^ beaux colliers et pendants d'oreilles en or.
V® FEN^TAE. Vitrine 28: objets en or (du tumulus de Kouloba) ; ♦collier avec deux Scythes à cheval ; deux 'bracelets ornés chacun de deux sphinx; plaques avec des Scythes à cheval, Pégase, etc.; archers scythes. 'Fragments d'un coffret en ivoire, avec de belles incrustations: le Jugement de Paris, Pélops et Œnomaiis, etc.
Table -vitrine dorée 27, dans la niche: objets en or; 451, vase en électron, avec des Scythes, dont l'un panse le pied d'un camarade , un autre arrache une dent à un compagnon , un troisième tend son arc , etc. ; grande patère avec des têtes de Gorgone et qui a au milieu un ombilic («omphalos») pour la tenir en y mettant l'index. Rhyton d'argent. Fourreau d'épée en or, avec un hippocampe (cheval marin) et d'autres animaux. Armure de pied en or garnie de fer. Sceptres en argent.
Tàble-vitrine dorée 29 (en face) : 'grands pendants d*oreille en or, avec des têtes de Minerve - Parthénos ; têtes de Bacchus qui étaient cousues à des vêtements ; miroir avec poignée en or ; pièce en or, représentant un cerf des steppes couché, sur lequel sont figurés divers animaux.
Table XIX, '«lékanè» ou grand bassin, où se voit la toilette d'une fiancée. — Obélisqtie 4 (derrière): 'couronnes d'or, les num. 4 avec Méduse, et 5 avec une figure d'empereur au milieu.
Pyramide dorée III: parure en or; anneaux en fer et en or. Compartiment V. '292 h, calcédoine avec bague en or, héron volant, beau travail de Déxamène de Chios (iv*' s. av. J.-C); •294, cornaline avec bague en or, deux lions ailés accroupis et une tête d'homme couronnée. — Compartiment VI. *296, calcédoine avec chaîne d'or, Vénus - Aphrodite , beau travail du iv« s. av. J.-C. ; *295, cylindre perse en cornaline: on y voit, sous le génie protecteur,
102 IILB.14. ST-PÉTERSBOURG. Ermitage.
un roi luttant avec deux taureaux ailés à têtes d'homme. Deux grands anneaux en or avec têtes de Minerve en pierre taillée. Calcédoine avec chaîne d'or. Gorgone. — Compartiment "VII. bagues en or gravées. ♦246b, bague en or, un Scythe mettant une corde à son arc, par Athénadès (iv^s.). 24Ô, bague en or avec l'inscription y\iJXt (chère âme); d'autres avec X*P* (salut).
VI® FBN^TBE. Vitrine 32 (objets du tombeau de la Gr. Blisnitsa) : ♦collier, des boucs et des brebis, d'un excellent travail ; diadème en or ; imitation de cheveux ; plaques en or représentant des Victoires, des femmes sur un griffon, des panthères, des ménades, des satyres, etc. — Etoffes et chaussures, du Kourgan de Pavlovsk.
Armoires 31 et 34, figures en terre cuite.
Piédestal XXII ^ ♦ amphore avec ornements en or, naissance d'Iacchos, mission de Triptolème.
Pyramide dorée IV: ouvrages en or; masques, lions, pendants d'oreilles en forme d'Amours, têtes de.Cérès et de lions. Sirènes, etc.
Vil® FBNâTBE. Vitrine 37, ornements d'un sarcophage en bois' d'Anapa (iv® s. av. J.-C), Néréides apportant des armes à Achille.
Armoire 36, figures en terre cuite. — Armoire 38 j sous un rideau, de magnifiques vases en terre , peints et dorés , représentant le ""Sphinx, un personnage ailé avec des crotales (cliquettes), Vénus à la coquille, Attys.
Piédestal XXV III: casque en or, sculpté à jour et de forme rare (coupe) ; deux coupes de forme ancienne ; monnaie d'or d'Alexandre le Grand, trouvée avec ces derniers objets.
Pyramide dorée (sans n*^) : bagues, pendants d'oreilles. Objets d'or et bagues de Chersonèse (p. 359), de l'époque chrétienne.
VIII® pbnAtbe. Vitrine 42: hameçons, ciseaux, strigiles, clefs, etc., en bronze ; miroir à charnière en bronze avec Bacchus et Ariane.
Armoire 4lj objets en bronze: belle tête de lion; serpent qui se dresse; miroirs, instruments de chirurgie. -- Cnémides ou jambières. —- Armoire 44, phalerae de chevaux, en bronze, avec des dorures ; anse d'une amphore en bronze avec Gorgone (vi® s.).
Obélisque ô, couronnes de laurier, ""rameaux d'olivier en or.
IX® FBNâTBE. Vitrine 47 (du tombeau de la Gr. Blisnitsa) : magnifique collier ; diadème, imitation de cheveux ; deux bracelets avec deux lions chacun ; deux pendants d'oreilles, avec Thétis tenant les armes d'Achille. — Danseuses, têtes d'Hercule adolescent destinées à être cousues à des vêtements. Couvercle de miroir en bronze, où se voit Vénus donnant un baiser à l'Amour.
Armoires 46: terres cuites; caricatures. — Armoires 49: terres cuites , représentant des divinités.
Obe'lisque 6 ; couronnes de laurier en or ; belle coiffure (kalathos) ; Arimaspes combattant contre des griffons.
Au mur transversal, en face de la porte d'entrée, sarcophage de marbre de Kertch, avec Achille et les filles de Lycomède. Le cou-
Salle de Kertch. ST - PÉTERSBOURG. ///. R, U. 103
veicle, aYec deux pei«onnages couches, aëtë trouve dans la presqu'tle de Tamaii. — Devant ce sarcophage, un lit et des candélahres en bronze (dont l'un date du vi® s. av. J.-C).
Entre les colonnes, da côte g* de la salle. — XXXIII, amphore avec Apollon citharède. — XXXI, vase en bronze doré. — XXIX, amphore. — XXVII, casque gothique en argent avec jugulaires mobiles. — Obélisque 4, couronnes funéraires en or. — Tablesvitrifies XXIII à XXV {coxiYfirtei)^ étoffes de vêtements. — XX, vases panathënalques avec des courses. — Tables-vitrines XIV et XVI (couvertes): •échantillons d'étoffes très rates avec figures et l'inscription: lOK A2T, le sujet étant emprunté au mythe d'Œdipe.
— Obélisque 3: coupes en argent et vases; en bas, plat à l'efflgie de l'empereur Constance II à cheval. — XVIII, casque en bronze avec jugulaires. — X, cnémides avec des têtes de Méduse, en bronze.
— VIII, amphore avec Nessus enlevant Déjanire.
Au mur, des pierres tombales de la Russie méridionale. 93, piédestal d^une statue de Cybèle , du temps du roi Palrisadès II (284 av. J.-C). — *22b , statue que l'on suppose représenter la femme d'^un archonte, trouvée près de Kertch en 1850, beau travail du i^'s. ap. J.-C. — 101, télamon en l'honneur de Tibère- Jules Teiranès et 4e sa femm» ^lia. — * XXI,. sarcophage en bois de cyprès avec d'excellentes figures d'Apollon et de Junon. — ♦127, inscription en l'honneur de la reine Dynamis , de la part des habitants de la ville d'Agrippia (Phanagorie). — Deux lions couchés, avec des inscriptions pas encore déchiffirées. — 83a , tombeau fait de trois tables de calcaire renfermant l'urne cinéraire en bronze doré. — 22a, statue d'un archonte, pendant du n^ 22b (v. ci-dessus). — *88, piédestal pour deux statues de Sanergès et d'Astara, sous le roi Palrisadès I®'. — 27, stèle funéraire grecque.
A la suite de la salle de Kerteb viennent celles où Ton a placé la collection du moyen âge et de la Renaissance et dont il sera question p. 107.
Nous revenons par les salles de- sculpture au vestibule, et nous entrons à dr. dans les quatre salles de la riche *eolleetioii de vases (catalogue, 25 k. ; grand catalogue de L. Stéphanl, 4 r.).
XVIII^ SALLE. Vases les plus anciens. Mur principal : 29, 107, bassins sur pied élevé, type archaïque \ 13 f, 44, amphore» archaïques avec des animaux, probablement de vieilles poteries d^Ionie; 66, amphore à couvercle, avec des chevaux : ailés ^ 76, amphore panathénaïque , avec des lutteurs; vases de formes diverses, avec des peintures en noir sur fond jaune, représentant presque toutes des scènes bachiques.
XVIie sALLB. Au milieu, la célèbre *hydria (aiguière) de Cumes (iv« s. av. J.-C.) haute de 65 centimètres 5, trouvée en 1853, avec figures en hautrelief, peintes et dorées, qui représentent les déesses d'Eleusis et d'autres divinités attiques. Au milieu, Cérèa (Déméter) assise s'entretient avec sa fille Proserpine (Kora), qui est debout, un flambeau à la main ; entre elles, un autel où brûle le feu du sacrifice; à g. de Gérés, Bacehus, Triptolème sur le char traîné par des serpents, Hécate (?; debout, un ûambaau à la main), Ehée (î; assise). L'adolescent tenant un jeune porc, derrière Proserpine, est peut-être Bubulée. Derrière lui. Minerve, Diane (avec deux flambeaux), Vénus. - 349, cratère, avec Oreste pourauivi par les Furies. 350, Amphore d'ApuUe, avec Triptolème que Céres
104 IIL R, U. ST-PÉTERSBOURG. Ermitage.
envoie porter Tagrieulture aux hommes. 865^ Apollon et Marsyas. 406, Amphiaraiis disant adieu à ses flls. 420, Oreste et Pyiade reçus par Iphigënie. 422, Priam demandant le corps d*Hector. 424, le palais de Pluton, les Danaïdes, etc. 523, Combat de géants, Oreste dans le temple de Delphes. De Tautre côté, la Mort du jeune Opheltès; les Sept devant Thebes. — Pavé d*une des plus anciennes églises de Chersonèse (Sébastopol), donné par Malchos et ses amis, selon Tinseription à côté de la colonne à dr. de l'entrée.
XVI^ SALLE. Vases à Ûgures jaunes sur fond blanc. 890, coupe avec le nom du peintre Uiéron^ à Tintérieur, Thésée et ^thra sa mère; à l'extérieur, Diomède et Ulysse avec le palladium, etc. 847, cratère avec Oadmns tuant le dragon. Au milieu, une grande coupe ovale en jaspe vert.
— Sarcophage en calcaire, trouvé à Kerteh; à l'intérieur, des scènes de la vie du défunt.
XV^ SALLB. Vases à figures rouges. A dr. , près de la porte de la galerie des dessins : 1271 , grand cratère avec un guerrier faisant ses adieux et, de l'autre côté, le retour du guerrier. A dr. , en face de la 7^ fenêtre, 1723, amphore, avec Acrisius faisant préparer le cofifre dans lequel seront enfermes sa fille Danaë et le fils de cette dernière, Persée. A g., près de la 1'^ fenêtre, 1588, hydria, avec Achille attendant Polyxène (?j. A g., 1609, cratère avec Peraée tranchant la tête de Héduse. Plus de 700 vases de formes variées, ornés de peintures sans importance.
— Au milieu, deux magnifiques coupes en rouge antique et une grande coupe ovale en schiste-diorite.
La salle suiv. , la XIII^ s. , contient la bibliothèque ; nous la traversons pour arriver, à g., à la XIV®.
XIV® SALLE. Bromes, ouvrages en argent et terres cuites antiques des collections Pizzatl, Campana, Sabourov, etc. Catalogue en russe, 20 k. Nous commençons à gauche.
J^ armoire: ustensiles de ménage, lampes, etc. — S' nrmoire: 06, aiguière (proehoos) de Pomponius Zoticus, trouvée à Viterbe; vases de formes diverses, ustensiles, etc. — 3* armoire: petites parures, hantais, etc. — 4* armoire: ♦339, rhyton en forme de tête de bélier, en argent-, *346, rhyton à tête de cheval, en argent ; *347, patère (coupe de libations) avec Ajaxportant le corps d'Achille. — Artnoirei 4, 1» ei 19: lampes d'argile.
^et 7* armoire*: ustensiles en bronsee, pots, candélabres de Palestrina et Pompéi. — 8* armoire: *364, casque en étain étrusque. Panoplies de boucliers, cuirasses et lances. — 9^ armoire: haches, serrures et goi^ds.
— 10* armoire: animaux et ustensiles en bronze. — IP armoire: 408, coupe en vermeil; *409, couvercle de miroir, tête de femme d'un excellent travail; *413, grand plat en argent, avec une 'chasse de Centaures, trouvé au bord duPruth; *416, coupe en argent, Méléagre et Atalante; parures en or d'Italie, de Grèce et d'Asie-Hineure.
13*-n* armoire*: fleurines de divinités et d'hommes-, grand bouclier, enémides, lances; *42o, casque étrusque avec trois couronnes en or. — IS* armoire: miroirs; •420, l'Aurore avec le corps de Memnon. — B(f armoire: figurines en bronze. — Sur les armoires, six casques en bronze.
Vitrine au milieu de la salle : statuettes de divinités, d'hommes et d'animaux; en haut, à e., *536a, figure votive en bronze, avec inscription (FIOATKPATES ANEOEKE), représentant le dieu auquel elle a été offerte (Apollon?) ou celui qui l'a oflferte, ouvrage grec du vi*^ s. av. J.-G. ; en bas, *6ol, Satyre, trouvé sur les bords du Don ; *5G2, grand miroir en argent ; 553, Bacchus avec inscription et monogrammes chrétiens, également des bords du Don; miroir corinthien avec Vénus.
Sur des supports. — Au milieu de la salle: 338, trépied étrusque du plus ancien style, avec les travaux d'Hereule ; 437, partie antérieure d'une chimère, ouvrage étrusque. — Mur transversal de l'O. : *87S, vase en argent avec dorure, dont les anses sont des centaures et où sont représentés un combat d'Amazones, des seènes de chasse et des Néréides, de 200 en v. ap. J.-C, trouvé en Moldavie, sur les bords du Pmth; H81, seau eu
Dessins. ST-PÉÏERSBOUR0. ///. R. 14. 106
argent, avec Lëda, Daphnë et Hylas, beau trarail du temps d'Auguste, trouvé au même endroits Entre ces deux, Vénus de Oatchina, du type de la Vénus du Capitole. Dans l'intervalle à dr. de l'entrée: 779 A, eiste cvlindrique; sur le eouverele, des satyres et des ménades, de Palestrina; *iâ3. Vainqueur aux courses de ehar, statue en bronze de grandeur naturelle, de Makri, en Asie -Mineure; 388, Etrusque couché, ayant un collier mobile, de Pérouse.
22' armoire: verres >, fragments de fresques; 647, bas-relief, Baeehus debout sur un piédestal et à côté deux bacchantes. — 23* et 24' armoires: terres cuites, masques, lécythes et rhytons. — ^^ et 2€* armoires: terres cuites, bas -relief votif d^Ephèse (dans la 96«). — 27'-9f armoires: ♦terres cuites de Tanagre. — 32^ armoire^ terres cuites de Corinthe, surtout un Mercure. — 33^ armoire^ terres cuites de Béotie. — 34' armoire^ terres cuites attiques. ~ 3Ô' -37' armoires: terres cuites d^Italie, animaux, sphinx, jouets, têtes, etc.
Nous repassons par la salle de la bibliothèque (p. 104) et continuons tout droit.
XIl^ SALLE. Dettiiis. Le noyau de cette collection est celle qui appartint au comte Brûhl. Il y a en tout 12000 numéros. Les Français sont particulièrement représentés dans cette collection ; 11 y a 1067 dessins de Callot seul; 132 portr. de grands hommes français, depuis François l®' jusqu'à Charles IX, par Dumoustier et ses élèves, etc.
Nous mentionnons les principales feuilles exposées, en commençant au milieu du côté principal de gauche. Cadre 9: *3, 5, 6, le Franda^ Bacchanale, Sacrifices. — Cadre 19, à dr. : 7, Fra Bartolomeo délia Porta; 12, Michel- Ange^ étude pour son Jugement dernier. — Vitrine ftO: B. BandinelU^ le Primatice. — Cadre 96: 15, Gampagnola (et non le Titien), paysage. — Armoire 67: 20, 18, 19, B. Perutti. — Arm. M: le PrimaUee. — Cadre 64: 23, Jules Romain. — Arm. 87 : le Caravage. — A la porte de la salle des études: 120, 122, F. Zucchero. - Du côté de la fenêtre. Vitr. a: le Carrache; 170, le Ouerchin. Vitr. b: Lanfranco^ le Guide. Vitr. c: P. da Cortona, L. Cfiordano, C. Maratia. Vitr. e: C. Cignani; 199, Guardi; 198, 199, 194, O.-B. Tiepolo; 3, Guarengfû.
Ecoles allemandes et hollandaises, Vitr. I : 'Holbein le J. ; 210, .4. DUrer, étude pour le portr. de Tartiste à Tautel de Heller, très eftaeé; 206, mcMre de Zwolle^ la Vierge; 213, T. Stimmer; 216, Fr. Francien. — Vitr. II: 234, 233, Ph. Hackert: 246, R. Savery; 242, W. Huber. — Vitr. III. *Remhrandi^ *J. van Ruisdael. — Vitr. IV: 269, H. SafUeven; 280, 281, C. Bega; 282, Ph. Wouwerman. — Vitr. V: 305, G. Sehalcken; 369. 370, L. van Uden-, 337, /. Brueghel. — Vitr. VI: 349. 350, Fr. Hais (?); 325, 326, P. van Aelst; sans nO, Jordaens, le Roi boit. — Vitr. VII : 398, van der Meulen ; 395, D. Teniers. — Près de la porte: ♦362, ♦360, ♦366, •367, Jordaens, Christ en croix, Jésus chez Simon, Têtes; 342. Rubens^ Hélène Fourment.
Cadre 46: Oudry^ animaux (études). — Arm. I: Dumoustier^ portraits. — Cadre 84 : 485, JV: Lancret. — Cadre 40 : 487, Natoire. — Cadre 81 : 495, 496, Fr. Boucher; 498, Ch.-A. Vanloo; 497, de Lorm". — Vitr. 49: /. Callot, études. — Arm. 47: 509, Fragonard. — Arm. 48: Mentel. — Vitr. 46: 511, H. Robert. — Cadre 21: Lesueur. — Vitr. 27: 493, Boucher. — Vitr. 28: 62Q. Ph. Caresme ; 530, Sarazin. — Vitr. 11: 461, 464, 462, Bourguignon-, ♦448, Claude Lorrain, paysage; 441, N. Poussin. — Vitr. 62: 449-452, Ph. de Champaigne; 479, A. Coypel. — Cadre 10: Jouvenet. — Cadre 6. Coypel.
Du côté des fenêtres, des bustes en marbre: 1, Fox, par Nollekens-., 2, Napoléon I^', par Canova; 3, Un inconnu; 4, Orlov Tehesmensky; 5, Potemkine ; 6, Elisabeth, femme d'Alexandre !«', par Guichard; 7, Catherine II, par Choubine; 8, Voltaire, par Houdon; 9, Un inconnu; 10, Henri IV, par Marie Collot; 11, Sully, par Marie Collot (?).
Au N. de la XIII* salle est la XI® salle.
106 III. R. 14. ST-PETERSBOURG. Ermitagt.
XI^ SALLE. Estampes. Il y a plus de 200000 feuilles des plus grands maîtres français , a^nglais et allemands des xvii® et xviii® s. Nombreux portraits de princes russes et d'hommes célèbres de l'Europe, cartes, costumes, etc. Les belles armoires de cette collection sont ornées de vases de porphyre et de jaspe. Beaucoup de feuilles sont exposées sur des tables et des supports.
Sur l'hémicycle à l'entrée de la XI® S. donne aussi, à g., la
X® SALLE. Antiquités scythes et sibériennes, provenant de tombeaux de rois scythes , dans le gouv. d'Iékatérinoslav, etc.
Armoires 95-93. à dr., objets trouvés à Alexandropole. Armoire 95: 793, porc en or ; 794, cercle en or avec deux têtes de chevaux \ parures en bronze et en os: boutons en bronze pour orner les voitures et les chevaux. Armoire 93: 5li, clochettes de chevaux^ garniture de voiture en bronze. Armoire 96 : large épée en fer d'env. 1 m. de long \ pointes de flèches en bronze et en os. — Obélisque 97^ au milieu: deux^ grandes couronnes faites de feuilles d'or; 542, vase en argent avec TAmour et des têtes de Méduse; 544, vase à tête d« Méduse.
Armoire 92: parure en or; 432, fourreau de poignard en or; épée en bronze. — Armoires 91-87: vases de Kertch; colliers de perles en verre et en pierre; restes de tissus.
Armoires 88-84, objets trouvés à Nicopole. Armoire 87 : 370, grand carquois et étui d'arc avec deux scènes du mythe d'Achille; 375, fourreau d'épée en or, ornée d'un Combat entre des Grecs et des Barbares. Armoire 86: grand plat en argent avec dorure et puisoir, ouvrages grecs. Armoire 85 : 381, 3o2, épées à poignées en or ; lamelles en or et en argent destinées à orner des vêtements, etc.
Au milieu, 175, le célèbre **vase en argent de Nicopole, du temps d'Alexandre le Grand, où se voient en haut relief la capture et le dressage du cheval des steppes, les hommes tout à fait du type slave.
Armoires 83-80: verres de Kertch, verre à mosaïque; 796 c, coupe en verre d'Ennion.
Armoire 77 (trésor d'un prince de tribu nomade, trouvé en 1863 dans le Kourgan de Novotcherkask) : 903, 908, deux couronnes en or, la plus grande ayant dans le haut des cerfs des steppes et sur le devant un portrait de femme en calcédoine ; ouvrages hellénistiques (iii^ s. av. J.-C). 896, 895, deux vases en or, dont les anses représentent des animaux; paillettes en or destinées à garnir les vêtements. Dans le haut, objets trouvés dans des tombeaux de Mélitopole (gouv. deTauride). —Armoire 78: coupes en argent, indoues et perses, du çouv. de Perm. Deux plats d'argent des. Sassanides , montrant un roi a la chasse. Beaucoup de plat« du même genre (11^-1 v* s. ap. J.-C). — Armoire 79: objets d'or, trouvés en Sibérie du temps de Pierre le Grand, probablement massagètes pour la plupart (vi^ et v^ s. av. J.-C). Cîe sont des colliers en or, de grosses plaques d'or massif oii figurent des lions. Groupes d'une famille mongole assise sous un arbre. Chevaux garnis de turquoises. Fourreau de poignard assyrien.
Des deux cotés de la porte de la salle XI (v. ci- dessus), de grands vases en bronze, des lampes, etc. — Armoire 76, du côté des fenêtres, vases en terre. — Vitrine 74, parure en or. — Obélisque 98, vases en or et couronnes de feuilles.
Armoires 73-67 , vases de Kertch. — Vitrine 65: masques mortuaires en or, l'un d'eux d'un tombeau près de Kertch, l'autre des environs d'Olbie ; •ô??, plat en argent d'un roi du Bosphore , Rheskouporis , avec ornement niellé; parure en or noircie par le feu.
Armoires 64-54, vases de Kertch. Armoire 61 : *81, vase à ornements en or. des femmes à leur toilette et entourées d'Amours ; *36a, hydrie où se voient Paris et Hélène; *78a, lékanè (grand plat) où figurent des jeunes filles qui se baignent et qui jouent. — Vitrine 56: parure en or; poignée d'épée en or avec cornaline, en partie noircie par le feu.
Coll. du moyen âge, ST-PÉTEKSBOURG. 1 1L H. 14. 107
Nous retournons maintenant à la salle de Kertch (VU , p. 99) pour passer dans les salles de
la collection du moyen âge et de la Benaisianoe (oTAtiénie
cpéAHHXi BtKÔB'B H snôxH BOsposAéHiii). La collection, réorganisée
en 1901, contient des armes de l'arsenal de Tsarskoïé-Sélo (p. 164)
et les collections Ba$ileviky (de Paris), Narychkine, Saltykov,
Tatichtchev, etc.
Vestibule I: armes et drapeaux sans importance. Corridob»
suivants (II et III) : selles, harnais et armes à feu. — Sai.le IV : *armes et drapeaux orientaux. Au mur de g., easques orientaux rares*, en bas, dans des vitrines, des sabres et des poignards indous et persans, dans de magnifiques fourreaux ornés d'émaux et de pierres précieuses^ armoires 2 et 0, à g., deux chabraques ornées de diamants (M 36-42, M 45-50), offertes par le sultan de Turquie à Tempereur Nicolas I^*". Vitrines 14 et 16, armes malaises. Entre les deux, dans une armoire : présents de Témir de Kbiva: aigrettes et agrafes richement ornées de diamants, pipes et parures. — Salle V, octogone: armes et armures allemandes des xv^-xviic s.i dans la vitrine, des éperons et des étriers. — Salle VI, hispano-italienne: armoire 1, à dr., un bouclier et une cuirasse attribués à Benv. Gellini', coffre de fiancée florentin; madone en relief par Luea délia Robbia. Siège orné d'une magnifique marqueterie. Au milieu, une *armure complète de cavalier avec son cheval, ouvrage allemand du xvi^ s. — Salle VIT, italienne : dans Tarm. 1, une armure richement dorée -, un bouclier également doré, où sont représentées des batailles d'Alexandre le Grand; dans la vitrine à la fenêtre, G329, un poignard attribué à Benv. Cellini. Au milieu de la salle, une *caisse en ébène dont le devant représente la façade d'une maison ornée de statuettes (ouvrage milanais du xvi® s.). G 6, *canon de parade en bronze, ouvrage vénitien du xvi® s. — Salle VIII : arbalètes et armes à feu allemandes ; pavois en bois. — Salle IX: armes et armures allemandes. — Salle X, française: devant d'autel et grand autel en bois sculpté, ouvrage flamand de la fin du xti^s. (Bas. 147, l48). Vitr. 16: autel en bois sculpté, travail français du xvi^ s. Coffres richement sculptés, armoires, chaises, armes. — Salle XI, romanogothique: argenterie et ivoires; émaux, statues en bois, françaises et allemandes. *Grande monstranoe, ouvrage de Ryssenbercb (1474). Crosses, statuettes de la Vierge, cornes à boire, reliquaires (viii^-xiie s.), bassins ronds (iv-ix® s.). Aux fenêtres, des manuscrits à miniatures (xv®, xvi© s.). Aux murs, des gobellns. — Salle xii: *majoliques et émaux du xvi^ s. ; faïences italiennes de Faenza, Gubbio, Fabriano, Urbino, Pesaro, etc. armoire 7: faïences remarquables de Cafi'agiolo (n'^ 173); émaux, surtout de Limoges, de Jean I^r et Kardon Pénicaud, de P. Reymond et P. Courteys, les ^plus beaux dans la grande vitrine du milieu. Dans la vitrine à la fenêtre, des coupes en argent avec dorures et émaux, ouvrages français et allemands des xiv^-xvi*"' s. Sur les armoires et aux murs, majoliques espagnoles.
Ensuite une série de càbineU. — Cab. XI If^ émaux; verres de Venise; costumes sacerdotaux et ivoires des xvi^ et xvii* s. — Cab. XIV, russepolonais. Gardes-collets en or à images de saints ; armes de luxe. Armoire à dr. : coupes et brocs en or et en argent. Dans les vitrines, à la fenêtre : armes à feu ayant appartenu à Catherine II, Alexandre I^*^, etc.; sabres de Mazeppa et de Eo^ciuszko. Epée de sacre des rois de Pologne, ouvrage allemand du xiii® s. — Cctb. XV: époque postérieure à l'invasion mongole. Objets trouvés dans des tombeaux tcherkesses du territoire de Kouban (xive et xv^ s.), entre autres, des ♦vases en verre, et aux murs, des étoffes italiennes. — Cab. XVI: époque antérieure aux Mongols. Dans deux armoires aux murs latéraux: objets trouvés dans des nécropoles du Caucase. Au mur du fond: à g. objets du sud, au milieu de l'ouest et à dr. de Test de la Russie. 'Coupes en argent byzantines, sassanides et arabes, trouvées dans les gouv. de Perm et de Viatka. Grande vitrine du miUeu: autres 'objets trouvés à Kiev, Tchernigov et Vladimir, surtout
108 ///. R. 14. ,ST-PÉTERSBOURG. Ermitage.
un diadème en or émaillé de Kiev, avec le Christ, des saints et un ange, ainsi que des inscriptions grecques et slaves. Au-dessous de la grande vitrine, la pierre de Tmoutoraken avec une inscription portant que le prince Glèbe en 6576 (L068 après^J.-G;) a fait mesurer la mer sur la glace, de Tmoutoraken à Kertch: 10004 brasses. — Càb, XVII: antiquités des temps chrétiens
Erimitifs et byzantines^ ivoires-, diptyques et triptyques depuis le iv© s.; as-relief d''un sarcophage-, laînpe en forme de basilique, d* Alger; objets en or (fondi d'oro); coupes en verre de Podgoritsa au Monténégro (v® s.); bijoux en or de Tarse en Gilicie-, deux *miniatures de saint en mosaïque; portr. en émail de St Théodore; couvertures de livres, en argent, de la Géorgie, des xii® et xiii* s. -, reliquaire arménien en argent repoussé (1293), où sont représentés de saints et Hetumll, empereur d^Arménie; restes de fresques d*Ani (Arménie); ♦objets trouvés en Chersonèse. — Càb.XVIIl^ copte: étoffes (ni®-ix®8), stèles, petits objets en bronze. — Cab. JT/JT, islamite: deux grands *vases en majolique, Tun persan (xiii® s.) et Taulre hispano-moresque (xiv^ s.). Magnifique porte en bois de la mosquée de Gour-Emir, à Samarkand; grande serrure en bois, de Jérusalem. Trois lampes arabes en verre sur une armoire renfermant de menus objets de Samarkand. Aux murs, fragments de carreaux, de Samarkand. — Gah. XX: antiquités de Sibérie; trouvailles faites à Saraï, principale ville de la Horde-<rOr, et dans le bassin de la Volga.
Pbemieb étage.
\j escalier de marbre mentionné p. 98 conduit au premier étage. Les galeries de chaque côté de cet escalier sont ornées de vases en jaspe et en marbre.
Salle d'entrée (I) à côté de l'escalier, décorée d'après de Klenze. Il y a aux murs 86 peintures à l'encaustique , sur des plaques de bronze, exécutées en 1843 par HUtensperger, à Munich, et représentant les progrès de la peinture à Rome et en Grèce. Sculptures •* au milieu, un buste de Catherine II, bustes de d'Alembert (n^ 259) et de Voltaire (n*' 213), par Houdon; de Falconet (n° 272) et de Diderot (n® 270) , par la Collot. A g. de l'entrée : l'Amour et Psyché, une danseuse, Hébé, Paris, par Canova. A dr. : les Trois Grâces, par Canova; *Diane et une *statue assise de Voltaire, par Houdon; l'Amour, par Falconet, Tables, candélabres et vases en malachite.
^'^Galerie de peinture •)•, dont les magnifiques salles sont trop
hautes, de sorte que le jour y est défavorable à l'effet des tableaux. La galerie de peuiture fut fondée par Pierre le Grand. Catherine II acquit en 1763 la collection du Prussien J.-A. Ootzkowski^ qui avait acheté depuis 1755, pour Frédéric II, des tableaux dont le roi n'avait pu prendre livraison, par suite de la guerre. Puis on acquit : en 1769, la galerie du comte Bruhly ministre d'Auguste III de Saxe et de Pologne^ en 1771, la galerie du marquis de Oroxtxt^ maître des requêtes et lecteur de Louis XV; en 1779, la galerie de Robert WalpoU^ de Houghton Hall, avec la célèbre série des van Dyck, pour 36O0O1. st. Ensuite l'impératrice acheta, par l'intermédiaire de ses ambassadeurs et de ses correspondants. Raph. Mengs et Beifenstein à Rome, le baron Grimm, Diderot et Falconet a Paris, etc., des tableaux de prix, et elle commanda des tableaux aux peintres les plus célèbres de son temps. — Paul I^*" v ajouta quelques paysages de Jos. Vernct. — Alexandre I®"* acheta en 1814 à l'ex-impératrice Joséphine,
f Catalogues : écoUi italienne et espagnole^ en français , 60 k. ; illustré 1 r. 40-, écoles hollandaise et allemande^ en français, 1 r. 30; écoles Oft^IatV, française et russe^ en russe, 30 k. ; illustré, 65 k.
Peintures. ST-PÉÏERSBOURG. ///. R. M. 109
peu de jours avant sa mort, 38 de ses meilleurs tableaux de la Malmaison et 4Matues de Canova, pour 940000 fr. Parmi ces tableaux se trouvaient 22 flamands et hollandais, entre autres les «Arquebusiers d*Anvers« par Teniers (n°672), la «Ferme- et la Vie du chasseur de Potter (n®» 1061, 1063) et les «Quatre Heures du Jour» de Claude Lorrain (num. 1428-1431), provenant de Cassel. On acheta encore, en 1814, 67 tableaux de la collection du banquier Cœsvelt, d'' Amsterdam, pour 8700 1. st. — Nicolas I®' acquit en 1629, 30 tableaux de la collection de la duchesse de St-Leu (reine Hortense), pour 180000 fr. ; eu 1831, 33 tableaux de la galerie de don Manuel Oodoï, pour 567935 fr. La galerie Cœsvelt fournit encore, en 1836, 7 tableaux , dont la Madone d^Albe de Raphaël (u° 38) , pour la modeste somme de 9400 1. st. On acquit en 1850 plusieurs tableaux de valeur à la vente de la galerie du roi des Pays-Bas, en particulier de grands tableaux de Velazquez, Seb. del Piombo et B. van der Helst. — Le musée a acquis sous Alexandre II., en 1880, la petite Madone Gonnestabilej œuvre de jeunesse de Raphaël (n^ 1667). Enfin le musée Galitsine, acheté à Moscou en 1886 pour 800000 r., a encore fourni 74 tableaux à l'Ermitage, entre autres un triptyque dul^érugin (n° 1666).
La galerie de l' Ermitage se place incontestablement au rang des premières galeries de l'Europe. Ce n'est pas, sans doute, par le nombre de ses tableaux, bien qu'il y en ait env. 1900; ce n'est pas non plus que les grands maîtres et même les grandes écoles s'y trouvent complètement représentés, car ceux des xiv® et xv® s. y sont très rares; mais elle possède un nombre si considérable de chefs-d'oeuvre des meilleures époques des diverses écoles, que le musée du Prado à Madrid la surpasse seule pour les peintures espagnoles, et le Louvre pour les peintures françaises, et que, pour ce qui concerne les maîtres flamands, elle peut au moins rivaliser avec quelquesunes des principales galeries flamandes, tandis que pour l'école hollandaise, et particulièrement pour Rembrandt, c'est probablement la première collection (v. p. 111).
De VÉooj/B ITÂLIEN17E , les premiers temps ne sont représentés que par une œuvre de valeur, une Adoration des mages, par Sandro Botticelli. L'âge d'or de cette école est mieux représenté. Le catalogue attribue un tableau à Léonard de Vinci. La Ste Famille d'A. del Sarto est une création aussi pittoresque qu'attrayante de ce maître. Raphaël y a six tableaux authentiques ou seulement trois d'après certains connaisseurs: la Vierge de la maison d'Albe, belle œuvre de ses premières années à Rome ; la petite Madonna Connestabile et le St-George, deux chefs-d'œuvre de sa jeunesse. Séb. del Piombo, son rival, est représenté à l'Ermitage par trois tableaux authentiques, appartenant chacun dans son genre aux meilleures productions du grand artiste. Une Judith attribuée autrefois au Moretto passe auj. pour une œuvre authentique du Oiorgione. Le Titien n'a ici que des tableaux de sa vieillesse , parmi Lesquels la Ste Madeleine peut toutefois être regardée comme un chef-d'œuvre. De aes contemporains et ses successeurs à Venise , il faut surtout mentionner quelques tableaux de Bonifazio l'aîné, de Bordone, de Lotto, du Pordenone, la Nativité de la Vi«rge Marie du Tintoret et une Descente de croix de Veronèse. — Conformément au goût du xvni® 8. et du commencement du iix®, les maîtres italiens
110 ///. R. U. ST - PJÊTERSBOURG. Ermitage,
du xri/ 8., académiciens et naturalistes, y sont presque complètement représentés, et parmi leurs nombreux tableaux il y a relativement une assez grande quantité d'œuvres de valeur (surtout de Salvator Rosa), Les écoles italiennes comptent enfin encore ici quelques chefs-d'œuvre de peinture décorative, de Tiepolo et du Canaletto.
L'ÉCOLE ESPAGNOLE ( IIÔ tableaux ) attire l'attention par des chefs- d'œuvre de ses principaux maîtres, Velazquez et Murillo. Le portrait en pied du roi Philippe IV, par Velazquez , est au nombre de ses meilleures productions. 22 tableaux authentiques permettent d'apprécier Murillo dans ses diverses manières et presque tout à son avantage, c'est-à-dire dans de grandes compositions, des peintures décoratives, des peintures de genre très soignées, des représentations merveilleuses de la beauté terrestre en extase, de charmantes peintures bibliques et des scènes de la vie populaire en Espagne. L'Assomption (n® 371), le Repos dans la fuite en Egypte (n** 367), St Pierre en prison (n^ 372) et l'Echelle de Jacob seraient même mises à Séville et à Madrid parmi les meilleures œuvres de Murillo.
L'ÉCOLE ALLEMANDE ne flgure pour ainsi dire pas à l'Ermitage, sauf quelques belles toiles de L. Cranach. — La vieille école des Pays- Bas y est au contraire représentée par quelques spécimens caractéristiques, tels que l'Annonciation de Jean van Eyck, et la guérison de l'Aveugle , le chef-d'œuvre de Lucas de Leyde. Bien que l'influence de la Renaissance italienne et une imitation mal comprise aient nui à son développement, l'école des Pays-Bas se montre à l'Ermitage sous son jour le plus favorable et le plus original, dans une série d'excellents portraits par Scorel, Moro, Fourbus, etc. Nous y voyons même le plus beau portrait historique de toute cette époque dans une Adoration des mages par L. Lombard, qui forme une digne transition à Rubens, le grand maître flamand.
De l'écoLE FLAMANDE , l'Ermitage possède plus de tableaux de maîtres comme Rubens, van Dyck, Teniers, Snyders et Jordaens qu'aucune autre galerie au monde. Parmi les 47 tableaux signés de Rubens il y a, sans parler d'un certain nombre de bonnes compositions mythologiques et bibliques, une série de portraits, en particulier ceux de sa seconde femme, et plusieurs séries d'esquisses faites à l'occasion de l'entrée du cardinal-infant à Anvers. Aussi l'Ermitage peut-il a cet égard rivaliser avec la pinacothèque de Munich. On y voit encore de ce maître deux paysages d'une beauté extraordinaire. — La collection des tableaux de Van Dyck (32) n'a d'égale nulle part, même en Angleterre. C'est peut-être ici que se trouve sa plus belle composition biblique, le Repos dans la fuite en Egypte. Parmi ses nombreux portraits, il est des connaisseurs qui préfèrent ceux de sa jeunesse, tels que la famille Snyders et la Jeune femme à l'enfant , à la célèbre série de la famille Wharton ou de la famille royale, provenant de la collection Walpole. Des tableaux si
Peintures, ST - P KTERSBOURG. ///. H. 14. 111
divers de Jordaens, nous signalerons surtout deux portraits. Quant aux treize œuvres de Frans Sriyders, dont il existe d'ailleurs encore une grande quantité dans les châteaux impëriauz, entre autres à Gatcbina, nous devons donner raison à Rubens, qui dit que le fort de cet artiste était dans les natures mortes et non dans la peinture d'animaux vivants. Des 39 œuvres de Teniers le Jeune, nous citerons surtout ses deux chefs-d'œuvre sans rivaux : les Arquebusiers d'Anvers et le Corps de garde.
L'ÉCOLE HOLLÂNDAiSB compte eucore ici plus de tableaux et plus de chefs-d'œuvre. Ce n'est pas non plus toutefois que la collection soit complète au point de vue historique, caries anciens maîtres y sont faiblement représentés, si ce n'est Frans Hais. Mais les grands maîtres y sont tous et y figurent par une quantité de toiles de grande valeur, surtout Rembrandt. Des 42 tableaux qu'on lui attribue, 40 sont certainement de lui, et, sans compter même ses paysages , qui sont très rares , il y a du nombre des compositions de toute sorte, de toute dimension et presque de toutes les années de sa carrière artistique. Comme œuvres principales de lui, il faut citer Abraham à table avec les anges, la Robe ensanglantée de Joseph , la Ste famille , le Retour de l'enfant prodigue, Pierre reniant J. - C. , la Descente de croix , Danaë , le prétendu portrait de sa mère lisant la Bible , celui dit de Sobieski et divers autres portraits d'hommes et de femmes âgés. — Ses élèves sont aussi presque tous représentés. Pourtant les portraits de Bol, Flinck, etc., sont de beaucoup surpassés par diverses œuvres de Bart. van der Helst, en particulier par le beau tableau de la Présentation de la fiancée. Des nombreuses œuvres des premiers maîtres hollandais de second ordre , nous ne citerons que les meilleures : le Verre de limonade de Terborch et le Déjeuner de Metsu. Steen, A. van Ostade et G. Dou ont ici beaucoup de tableaux , mais pas d'œuvres capitales. Ph. Wouwerman en compte 53 d'authentiques, entre autres la Course au chat et le paysage des dunes, d'une rare beauté. A citer aussi, parmi les 13 tableaux de Jacob vanRuisdael, le Chemin sablonneux et le Lac dans la montagne (n^ 1147), tous deux d'une grandeur exceptionnelle. D'autres paysagistes, par ex. A, van der Neer, A. Cuyp, Wynœnts, J. van der Heyde (9 tableaux), etc., ont également ici beaucoup de leurs œuvres. Enfin l'Ermitage a de Paul Potier huit tableaux authentiques , parmi lesquels son chefd'œuvre, la Ferme.
L'ÉCOLE FRANÇAISE du xvH® 8. cst brillamment représentée par Nicolas Poussin (vingt toiles , dont les deux paysages avec Polyphème et Hercule) et Claude Lorrain (dix-huit paysages, entre autres, les tableaux appelés les Quatre Heures du Jour). Parmi les peintres du xviii* s. mentionnons: Watteau, Boucher ^ Qreuxe et Chardin.
Du vestibule, on entre d'abord dans la salle des maîtres italiens.
112 IIL i?. U. ST-PKTERSBOURG. Ermitage.
II. Salle des maîtres italiens. D'énormes vases en malachite et quatre candélabres en jaspe gris décorent cette salle et les suivantes. Au milieu de la première, un buste du fondateur de Tédiflce actuel du musée, l'empereur Nicolas I®"^, avec une armure slave, par N. Plmtnov. — Du côté de l'entrée, à dr. : 185, le Ouide (Contarini?)^ St François en extase; ♦lOl, 189, le Ouide, la Vierge au milieu des Couseuses, charmant tableau de genre; l'Enlèvement d'Europe (à g. au-dessus du n® 191); 1848, le Oarofalo, les Noces de Cana; 228, Salvator Rosa, paysage de montagne; au-dessus: *73, Bern, Luini, St Sébastien, peut-être sous les traits de Max. Sforza; 121, 12Ô, A. Bronzino, portraits de femmes; 204, VAlbane, Enlèvement d'Europe; 227, S. Rosa, le Contrebandier; 1678, le Titien, St Sébastien (inachevé). — Au mur de dr. : 152, P. Veronèse, portrait d'un sénateur vénitien; *121, A. Schiavone, Jupiter et lo, dans un paysage superbe peint par Dom, Campagnola; 35, G. Bugiardini, Ste Famille. — Au mur en face de l'entrée: *132, le Tintaret, Nativité de la Ste Vierge, où la richesse du coloris le dispute à la grâce de la composition; 135^ le Titien (?), Délivrance d'Andromède; 89, Dom, Capriolo, portr. de Tartiste; ♦♦IS, Seb'. del Piombo, Descente de croix (1516), une des meilleures œuvres de l'artiste, d'une composition grandiose et d'un coloris brillant, quoique la scène soit représentée dans l'obscurité; ^145, P. V^ronèae , Descente de croix , une des œuvres les mieux senties de l'artiste, d'une grande finesse de coloris et dans un clair-obscur remarquable; 59, le Oarofalo, Adoration de bergers; 69, le Francia, la Vierge, avec St Laurent (à g.) et St Jérôme (à dr.); au-dessus, 61, le Oarofalo, Portement de croix. — *19, 17, Seb, del Piombo, portr. du cardinal Foie, grandement conçu ; Jésus portant sa croix, dont il y a une répétition à Madrid, à Dresde et à Baie; 1643, Fr, Ottardi, Coup d'œil sur une rue; ♦318, le Canale, Réception du comte Gergi, ambassadeur de Louis XV à Venise; au-dessus, 313, Q.-M, Creapi, Ste FamiUe; ^307, C Maratta, Clément IX; au-dessus, ^317, TUpolo, le Festin de Cléopâtre; 319, le Canale, Epousailles du Doge avec la mer; 1639, 1640, C, Doîci, St Jean l'Ëvangéliste, Tobie et l'Ange. — Au mur transversal de g.: 291, Oiordano, Descente de Croix; 9, V. Catena, Ste Famille; 252, C. Dolci, Ste Madeleine; 236, D, Feti, portr. d'un acteur. — 222, 225, Salv, Rosa, Démocrite et Protagoras, Bandit; à côté, 221, ScUv, Rosa, Ulysse et Nausicaa. — A côté de la porte: 241. le Ouerchin, St Jérôme dans le désert; *216, 217, 215, le Caravage, Crucifiement de St Pierre, qui a donné à Rubens l'idée de celui de Cologne; Joueur de mandoline; Couronnement d'épines; *224, ScUv, Rosa, portrait d'un poète; en haut, 239, le Ouerchin, l'Assomption; *2*iX),Salv,Ro8a, l'Enfant prodigue; au-dessus,.219, Strozzi, Tobie guérit son père (vieille copie de cette toile à Brunswick) ; 240, le Ouerchin, Martyre de Ste Catherine.
Cabinets Italiens (V à X), où l'on passe de la salle précédente par une porte en face de l'entrée principale.
Peintures. ST-PÉTERSBOURG. III. R. 14. 113
Cab. VIII: à g., *112, le Oiorgioney Judith; au-dessus, ♦115, L. Lotto, portr. d'homme, d'une grande ënergle; *111, Paris Bor^ done (?), portr. d'une jeune dame avec son enfant; 109, Bonifacio le Vieux (?), Adoration des bergers; au-dessus, 93, le Titien, Madone (œuvre de jeunesse); *113, le Moretto, la Foi, peint vers 1530. -- A dr. : 92, Bonifasio 1*^, Ste Famille; au-dessus, 91, Palma le Vieux, Ste Vierge avec l'enfant Jésus et des saints. — 94, 101, le Titien, Ecce homo, le pape Paul III.
Cab. IX. A g.: *95, ♦98, le Titien, le Christ, Ste Madeleine (principal tableau de l'artiste à l'Ermitage); au-dessus, 153, P. Veronèse, portrait d'homme. — ♦100, 96, le Titien, Danaë; Ste Vierge avec l'enfant Jésus et Ste Marie Madeleine; au-dessus, 1636, Ecole du Titien, Enfant avec sa gouvernante. — ♦lOî, ^99, ♦105, le Titien, le Cardinal Ant. Pallavicini, la Toilette de Vénus; portrait d'une dame, probablement Eléonore, duchesse d'Urbin ; (au-dessus de n® 105) 154, Mwone, portrait d'homme, peut-être P. Arétin. — Belle commode style Louis XVI, avec ornements en bronze et plaques de porcelaine.
Cab. X. Au-dessus de la porte : 237, Lanfranco, Dieu le Père. — A g.; 176, Ann. Carrache, portrait d'homme. — 267, Schidone, Vierge à l'enfant; au-dessus, 257, Sassoferrato, la Vierge à l'oiseau; ♦1643, 1644, le Dominiquinj St Jean l'Evangéliste, le Cantique de Marie, sœur de Moïse. — Commode ornée de plaques de Sèvres.
On revient par les cabinets IX et VIII dans les cabinets VII à V.
Cab. VII. A la fenêtre, sur un support; ^^1667, Raphaël,
la Madone Connestabile, de Pérouse (1503), acheté en 1870 par
Alexandre U pour 310000 fr.
■Cette composition d*un coloris lumineux, où Teffet n*est pas produit par la recherche des contrastes, mais par radoucissement exquis des couleurs et par la fermeté de la touche, forme le commencement plein de promesses de la longue et glorieuse série des Vierges de Baphael» (Sprinçèr).
•♦89, Raphaël, St Georges, de 1506, commandé par le duc d'Urbin pour Henri VII d'Angleterre; le saint porte la décoration de l'ordre de la Jarretière offert au duc par le roi. — Au-dessus de la porte du cab. VI: 20, Fra Bartolommeo ^ la Vierge avec l'enfant et des anges. — A dr. : 71, B. Luini, la Vierge à l'enfant; au-dessus, 58, Jules Romain, Dame à sa toilette, dite la Fomarina; ♦♦1666, le Pérugi/n (attribué à Raphaël dans le catalogue), triptyque , le Crucifiement , la Vierge et St Jean au milieu , St Jérôme et la Madeleine sur les volets. — 27, Frandabigio, portr. d'homme; 37 (?), ♦38, 40(?), Raphaël, Vierge avec Joseph imberbe; Vierge de la maison d*Albe (ap. 1508); portr. d'un vieillard, avec beaucoup de repeints. — ^74, F. Mel»i, prétendue Colombine, tableau célèbre attribué autrefois à Léon, de Vinci. — Au milieu. Enfant mort sur un dauphin, marbre par Pierre d'Ancùne{f), d'après un dessin de Raphaël.
Cab. VI. A la fenêtre, sur un support: ♦ISa. Léon, de Vinci Bwdeker. La Russie. S« édit. Ô
114 IILR.U. ST-PÉTERSBOURG. Ermitage.
(Amhr» de Prédis?) , la Madone Litta, des plus cbarmantes; *81, le Cortège (?), la Madone del latte, réplique d'un tableau de 1» Galerie Nationale à Budapest. — Au-dessus de la porte du cab: V; 1, VerroccMo (école de Lor, di Credi ?), la Vierge et l'Enfant. — A dr. : ♦14, Ces, da Sesto, Ste Famille; *i675, Cima da Conegliano, l'Annonciation (1495); ^24, A, del Sarto, Ste Famille. — 1650 b, a, André de Florence, deux volets de triptyque, à dr. le Baptême, à g. la Conversion de Constantin le Gr. ; entre ces deux, *1674, VAngeUcOy fresque de Florence, la Vierge avec l'Enfant, St Dominique et St Thomas d'Aquin. — *15, école de Léon. deVinci, portr. de femme; *3, Sandro BotHcelli, Adoration des mages, prédelle d'une composition et d'un coloris des plus channants ; au-dessus à g., 6, Bissolo, la Vierge et l'Enfant; 4, Cima da Conegliano, la Vierge avec l'Enfant et deux saints. — Au milieu : ébauche de Michel- Ange (?), un enfant, en marbre.
Cab. V: fresques de V école de Raphaël; l'Enlèvement d'Hélène provient de la prétendue villa Raphaël et les autres de l'anc. villa Mills à Rome. Bronzes de la Renaissance et d'époque postérieure, entre autres de Jean de Bologne, Au milieu, le modèle de la statue équestre de Louis XIV , par Oirardon , qui était sur la place Vendôme à Paris et fut détruite en 1791. A côté, à dr., vieille copie du Tireur d'épine du Capitole.
La salle XXVI, à côté, renferme les pierres gravées (p. 124). — Nous retraversons encore les cab. V et VI à VIII, puis la salle II et nous passons par la porte à g.
IV. Salle des maîtres espagnols. — A g. de l'entrée, 401, 400, Morales, Mère des Douleurs, la Vierge. — Au mur de g. : *369, Murillo, Ste Famille, remarquable par la finesse à,Q la composition, le sentiment et le fini de la touche ; *354, A, Cano, Vision d'un dominicain; Murillo^ 361, l'Annonciation; au-dessus, *360, la Bénédiction de Jacob, pleine de sentiment ; 368, le Repos en Egypte j *'''367, le Repos dans la fuite en Egypte, avec des figures d'une rare beauté, le coloris chaud et brillant; au-dessus, ♦372, l'Ange délivrant Pierre de la prison; 365, 366, St Joseph et l'Enfant; *378, Jeune paysanne avec des fleurs et des fruits ; "'359, l'Echelle de Jacob, composition animée et aux tons dorés ; *377, Jeune garçon avec un chien, d'une touche énergique et d'une grande finesse de ton, comme le n^ 378; 415, 416, Pereda^ Natures mortes; 363, Murillo, Adoration des bergers. — Au mur transversal: 348, 349, Zurharan, Ste Marie enfant, St Laurent; *362, Murillo, l'Immaculée Conception , des derniers temps de l'artiste. — Au long mur de dr. : ♦419, ♦418, 420, Velazquez^ Philippe IV d'Espagne jeune, portrait en pied, d'un fini relativement remarquable, œuvre magistrale; Innocent X, étude de tête pour le tableau du palais Doria, un vrai chef-d'œuvre; Philippe IV d'Espagne; ♦♦371, MuriUo, l'Assomption, encore supérieure au célèbre tableau du Louvre par la naïveté de l'expression, la finesse du coloris, et le bon état de conservation ;
Peinturée. ST-PÉTERSBOURG. IIL R, 14. 116
374, Mort de l'inquisiteur Pierre Arbuez; **373, Vision de St Antoine; 1849, Vela%que%, Gai repas, œuvre de Jeunesse; au-dessus, ♦421, VéLa%que%, le Duc d'Olivarez ; 1850, ♦331, Riheray Ecce homo, Martyre de St Sébastien , d'une grande noblesse. — Au mur transversal: 414, Maynoy Adoration des bergers; 333, Hiberay St Joseph; 402, Coello, Marguerite de Parme.
Nous retraversons maintenant la salle des maîtres italiens (II), et les cabinets YIII à X pour revenir aux cab. XI et XII.
VieilleB éeolef des Payi-Bat et d'AllemAgme (Cab. XI à XII). - Cab. XI. A g. : 459, L. Cranach le Vieux, la Vierge au pommier; audessus, ^482, A. Moro, portrait d'homme (1550) ; ♦468, Lucas de Leyde, Jésus et l'aveugle de Jéricho, triptyque (vers 1531), tableau qui est par les dimensions et la clarté du coloris l'œuvre capitale de ce vieux maître hollandais, dont les peintures sont rares; au-dessus, *480, ♦481 , A. Moro, Sir Th. Gresham et sa femme (vers 1570). — 478, ^479, Ch. Amberger (J, van Scorel ?), portr. d'un jeune homme et de sa femme, fins et d'un beau coloris; au-dessus, 474, B, van Orley, Descente de croix; 462, L. Cranach le Vieux, le Cardinal Albert de Mayence (1526); en haut, 449, Quinten Maesyt, la Vierge triomphante; en haut, 476, Oottsaanen, Une confrérie d'arquebusiers, peinture réaliste, mais bonne composition. — 447, 448, maître de FUmaUe, la Trinité, la Vierge et l'Enfant; 475, M. v. Coxie, Annonciation; en ha.t, '487, Fourbus le J,, portraits de trois hommes ; au-dessus, ^485, Fourbus le Vieux, portrait d'homme ; 445, Roger v. d, Weyden, St Luc peignant la Vierge (réplique du tableau de Munich); ^443, J. van Eyck, l'Annonciation; en haut, 486, Fov/rbus leV,, portr. de femme ; 446, H, van der Ooe$, l'Annonciation. — A la fenêtre, sur un support isolé; ^460, L. Cranach te Vieux, la Vierge à la tonnelle, œuvre de jeunesse; 458, Qérard David{?\ le Christ pleuré, au milieu d'une guirlande de fleurs.
Cab. XII. Au-dessus de la porte: 477, Oostsaanen, Une confrérie d'arquebusiers. — A g., 1717, Qortxius, portr. de G. Hautappel; 1693, P. Brueghel le J., Prédication de St Jean-Baptiôte ; au-dessus, 463, Cranach le V. , Frédéric le Sage, électeur de Saxe (œuvre d'atelier) ; 1718, Oortzius, portr. de Mme Hautappel. — •461 , Cranach le V,, Vénus et l'Amour, bonne œuvre de jeunesse (1509). — A la fenêtre, sur un support: 466, A. Holbtin, portrait d'homme; ♦444, J. van Eyck, diptyque avec le Crucifiement et le Jugement dernier; 469, maître de la Mort de la Vierge, Ste Famille ; 508, Elsheimer, Forêt; 1867, H. Blés, la Fuite. en Egypte. — A dr. de la porte de la salle III: 1796, Wittewael, Jésus bénissant les enfants. — Nous passons à la grande salle III.
III. Salle def Flamand! et dei Hollandaii. Du côté de l'entrée, à g. : ♦♦616, A. van Dyck, portr. de lord Philippe Wharton, un chefd'œuvre (1632) ; ♦♦576, Rubens, Hélène Fourment, sa seconde femme, une des plus belles peintures de ses dernières années ; au-dessus, ♦634, 630, A. van Dyck, portrait de deux jeunes Anglaises, Lu-
116 IIL n, 14, ST-PÉTERSBODUG. Ermitage,
magne, banquier parisien; *578, Rubens, t^otît, d'une dame âgée (vers 1628). — Côté gauche: *609, A. van Dych, Charles 1®' d'Angleterre; au-dessus, 653, J.Jordaens, portr. d'homme, plein d'humour et de fraîcheur; *603, *610, 618, 617, 611, A, van Dyck, la Vierge aux perdrix, un de ses tableaux religieux les plus saisissants et du plus magnifique coloris; Henriette d'Angleterre, digne pendant du n® 609 pour la noblesse des figures (vers 1638) ; au-dessus, Elisabeth et Philadelphie Wharton; Sir Thomas Wharton (vers 1639); GuUlaumell d'Orange, enfant; *63ô, A, van Vyck C^u5«ns?j, Suzanne Fourment et sa fille Catherine (vers 1620); *615, A. van Dyck, Henri Danvers, comte de Danby. — Au mur transversal : 549, ♦552, ♦550, Rubens, Vénus et Adonis; Persée délivrant Andromède (vers 1612- 1615, autre à Madrid); au-dessus, Bacchus (vers 1637-1640); ♦♦627, A, van Dycky Snyders, le peintre, et sa famille, œuvre la plus achevée de ses premières années, exécutée sous l'influence de Rubens; ^551, Rubens, Bacchanale; 620, A. van Dyck, Sir Thomas Chaloner; 664, Ph. de Champaigne, Moïse; 546, Rubens, Descente de croix, la figure du Christ est due au maître, le reste du tableau à ses élèves (vers 1613); 632, A,vanDyck, portrait du médecin L. Maharkyzus. — Côté droit: 584, 591, 586, 582, 554, Rubens, Un moine franciscain; Pastorale : tête de vieillard; portr. d'un 'jeune homme; le Tigre et l'Abondance, dans le genre des Quatre Parties du Monde qui sont à Vienne (vers 1610); au-dessus, 642, O. de Vos, Une famille à la promenade; 585, Rub&ns, Un moine franciscain; au-dessus, 581, école de Rubens (A. van Dyck?), portr. de femme; ♦535, Rubens, Abraham renvoyant Agar , petit chef-d^œuvre de coloris dont il y a une reproduction à Londres (Grosvenor House ; vers 1625) ; à côté, ♦579, Camériste de la grande- duchesse Isabelle; au-dessus, 608, A. van Dyck, St Sébastien; 646, Jordaens (?), Etude de tête de son Si Piejrre; 583, portr. d'une jeune dame (vers 1615); au*dessus, ^607, A, van Dyck, Tlncrédulité de St Thomas; 1784, Rubens^ la Vierge; ♦543, 536, Rubens, Jésus chez Simon ; la principale de ses grandes compositions bibliques à TErmitage (vers 1615^1620); au-dessus, Adoration des mages, autre grande composition (vers 1614), qui a toute la fraîcheur et l'ampleur de ses premiers tableaux; 626, A, van Dyck, portr. de l'architecte J.Jones; au-dessus, ^538, Rubens, la Vierge et l'Enfant (vers 1615). — Au mur transversal: 622, A. van Dyck, portrait de Jan van den Wouwer; ^^575, Rubens (A, van Dyck ?), portrait d'Isabelle Brandt, première femme de Rubens (vers 1620); au-dessus, 631, A, van Dyck, portr. du banquiers. Jabach, de sa première manière et dont le coloris brillant est encore tout à fait dans le genre italien ; 624, A. van Dyck, portr. d'une dame âgée. De la salle III, on arrive dans la première salle éclairée de côté.
XVI. Salle des eequiteee de Bnbeiui. — A g. de l'entrée : 559, 1785, 560, Rubens, Philippe IV d'Espagne (vers 1628); Amour flHal d'une romaine (vers 1612); Elisabeth d'Espagne, femme de Philippe IV. — Côté gauche: 589, Jordaens (et non Rubens), trois
Peintures. kST-PETERSBOURG. II L R. 14. 117
têtes d'eufauts, esquisses; au-dessus, *650, Jordaens, le Satyre et le paysan; ♦ÔQÔ, Rubens, l'Arc-en-ciel, paysage d'un magnifique coloris, de ses dernières années; 637, A. van Dyck, Chevaux, étude; en haut, 647, /. van den Hoecke (pas de Jordaens), StPaui à Lystre. — I"* cloison du côté de la fenêtre : *557, Rubena, esquisse pour l'autel de Stildefonse, tahleau actuellement à Vienne (vers 1630); 573, 572 (11® cloison), Rubens, esquisses pour des plafonds de Whitehall, à Londres (vers 1629). - Au revers: *561-566 (563 et 564, II® cloison), Rubens, arc de triomphe pour l'entrée du cardinal-infant à Anvers en 1635, témoignages brillants de la supériorité de Rubens dans l'invention, la composition et le coloris; 567-571 (569 et 570, II® cloison) , la «« galerie du Luxembourg » , maintenant au Louvre (1621-1625). — II® cloison du côté de la fenêtre: ^574, Rubens, portr. de Ch. de Longueval , grande esquisse pleine d'esprit ; 593, Rubens, la Statue de Cérès couronnée par des Amours , les fleurs par J. Brueghel le V. ; 558, Rubens, esquisses de cinq statues d'empereurs d'Allemagne, aussi pour l'arc de triomphe d'Anvers (1635); 544, la Cène, esquisse du tableau de laBrera de Milan; 590, chasse au lion, esquisse du célèbre tableau de Munich. — Côté droit: *594, 556, 553, Rubens, les Voituriers, paysage au soleil couchant (vers 1635) ; étude pour le tableau de Decius Mus ; Combat des Lapithes et des Centaures (esquisse). — A côté de l'entrée : *660, Quellinus, la Ste Famille, la guirlande de fleurs est de D. Seghers; 661, Quellinus^ Ste Famille; 757, Poelenbicrgh, Repos dans la fuite en Egypte; au-dessus, '•'491, L. Lombard, Adoration des mages (vers 1550). — Au milieu, un grand et magnifique vase d'orlets (manganite).
XIII® salle où nous passons par la porte à dr. Suite des Italiens. 201, Lanfranco, l'Annonciation ; 202, l'Albane^ même sujet; 306, Maratta , la Vierge apprenant à lire à Jésus enfant ; 288 , Luti, Ste Famille; 1651, Maratta, le Triomphe de Galatée; 239, le Ouerchin, l'Assomption; 229, Salv. Rosa (?), le Port; *1679, L. iMto, Ste Famille: 305, Maratta, Ste Famille. — 79, Andr. Solario, la Vierge; 298, 300, Maratta, Ste Famille; 232, Feti, Tobie guérissant son père.
Une porte de côté donne de cette salle sur les cabinets XII- V ; une autre, en face de l'entrée, sur la galerie suivante.
XV. éàleiie de Bembrandt, divisée par des cloisons en cinq cabinets.
Cab. A. A g. : ^808, Rembrandt, portr. d'un calligraphe, qu'on dit être Coppenol (1631); 848, F. Bol, portr. d'homme; *792, 809, Rembrandt, Sacrifice d'Abraham, les figures de grandeur naturelle (vers 1635) ; Minerve (vers 1650) ; 849, F. Bol, portr. de femme. — 813, Rembrandt, portr. d'un Oriental (1636); au-dessus; 834, F. Bol, portrait-buste d'un officier: *805, **811, *791, *798, *829, Rembrandt , portr. d'une femme âgée (1654), d'une touche large et magistrale; portr. d'un seigneur polonais, donné pour Sobieski
118 ///. R. 14. Sï-PÉTERSBOUKG. Ermitage.
(1637), d'une touche extraordinairemeiit lumineuse; au-dessus, Abraham recevant les anges (vers 1650) , la Parabole des ouvrierdans la vigne, petite composition très animée (1638); au-dessus, portr. d'une vieille dame (vers 1642).
Cab. B. Rembrandt : à g., ♦*796, Ste Famille, idylle de bonheur domestique (1645); au-dessus, 824, portr. d'un vieillard (1654); ♦800, Rembrandt, Descente de croix, grand chef-d'œuvre de la jeunesse de l'artiste (1634); au-dessus: 837, S. Koninek, Crésus montrant ses trésors à Solon; 822, 821, Rembrandt, la Prophétesse Anne apprenant à lire à son flls Samuel (vers 1650); au-dessus, 821, portr. d'homme (vers 1661). - 815, ♦•802, ^807, 827, 828, Rembrandt, portr. d'un vieux Juif; prétendue Danaë (1636), ligure nue, d'un goût rare et d'un charme exquis par le clairobscur et le moelleux; portr. d'une vieille femme (prétendue mère de l'artiste; 1643); 827, J. Decker, poète hollandais (1666); portr. d'homme (1634).
Cab. C. Rembrandt: 817, la Toilette, charmant tableau de genre (1654); 814, portr. d'un vieux guerrier (vers 1630); au-dessus, 794. la Femme de Putiphar accusant Joseph (1655); ^818, portrait d'un vieillard (vers 1654); 795, Chute d'Aman (vers 1650). — 877, Q. Metsu, l'Enfant prodigue; au-dessus, 867, A. de Oelder, portr. d'un jeune officier; G. Metsu: ^880, le Déjeuner, d'un charme exquis; 879, le Concert; *878, le Malade; *881, portr. de famille; P. de Hooch: 943, la Chambre à coucher; 861, le Concert; ♦SôO, ur.e Dame et sa cuisinière, excellente toile ensoleillée de l'âge moyeu de Tartiste; en haut, 856, F, Bol, portr. d'un vieillard, prétendu père de Rembrandt.
Cab. D. Adr. van Ostade: 954, Famille de paysans; 948. Vieille femme; 951, Musicien de village; ^947, Musicien i^nbnlant; 955, Au cabaret; 956, 957, 958, le Tact, la Vue, le Goût; 946, Famille de paysans; *949, Chanteurs de foire; *950, le Boulanger; 1767, la Rixe; 952, le Cabaret. -- 975, B. Cuyp, la Rixe; G. Dou: 914, portr. d'homme; ^91 3, la Lecture de la Bible: ^909, la Dévideuse; 906, le Joueur de violon; 910, 91J, 912, Baigneurs; 903, le Médecin ; 905, la Marchande de harengs; 907, le Rabbin ; 904, la Marchande de harengs ; 908, Un vieux moine.
Cab. E, tableaux anglais: i^^O, Reynolds, l'Amour et Vénus ; à côté, *Romney, portr. du comte Vorontsov; au-dessus, •1386, Walker, Olivier Cromwell; 1389, Kneller, portr. du sculpteur Gibbons. — A dr. de la fenêtre: 1391, Reynolds, Hercule étouffant les serpents, commandé à l'artiste par Catherine II. — 1392, Reynolds, la Continence de Scipion.
Au long mur, en partant du Cah. E. : 853, 852, F. Bol, porlr. d'un jeune homme, le Philosophe; 1831, A. de Oelder , portr. d'homme; 844, 6?. Flinck, portr. d'un jeune officier; 831, /. van Capelle, Vue sur une rivière; 816, J. Livens, portr. d'un vieillard; 854, F. Bol, portr. d'une vieille femme. — Rembrandt: 825, portr.
Peintures. ST-?ÉTERSBOUUG. III. R. U. 119
d'un jeune homme; 1777, Réconciliation de David avec Absalon (1642); ♦806, portrait-buste d'une vieille femme (vers 1654); ♦797, Retour de l'Enfant prodigue, la plus grande composition biblique de l'artiste dans sa vieillesse, œuvre très sentie ; *793, les frères de Joseph montrant sa robe ensanglantée, grande composition d'un effet saisissant (vers 1650); *826, la Balayeuse; 810, portr. d'un vieux Juif (1654); *820, portr. d'homme (dit le Rabbin, vers 1645); **804, portr. d'une vieille femme avec un livre sur les genoux (vers 1654); *799, le Reniement de St Pierre, grande composition magistrale de la vieillesse de l'artiste fvers 1656); au-dessus, ♦847, Bol, le Savant, le meilleur des tableaux de ce maître à l'Ermitage; 801, Rembrandt, l'Incrédulité de Thomas (1634).
De la galerie de Rembrandt, deux portes conduisent dans la galerie suivante.
XIY. Petite galerie, parallèle à celle de Rembrandt et divisée aussi en cinq cabinets, renfermant des tableaux de Ph. Wouwerman, D. Teniers, P. Potter, etc.
Cah. E. Ph. Wouwerman: ♦♦995, la Course au chat, chefd'œuvre très riche et plein de style, des meilleures années de l'artiste (vers 1655); ♦♦1043, les Dunes à Harlem, où l'état de l'atmosphère est rendu à la perfection ; 1026, une Halte de cavaliers ; **1017, paysage. — *998, 999, Manège en plein air, deux tableaux ; 1704, les Baigneurs; 1703, Chevaux au pâturage; 1009, Marchands forains. — 1014, la Halte, 1041, les Moissonneurs; 1042, paysage.
Cab. Dj presque uniquement des peintures de Ph. Wouwerman, entre autres: 996, le Manège; 1001, l'Ecurie; ♦1033; le Départ pour la chasse; 1006, Une route; 1025, Cavaliers d'avant -postes. — ♦1034, Chasse an cerf; ♦1032, le Retour de la chasse au faucon; ♦1040, Scène d'hiver; 1021, Choc de cavalerie. - 1003, les Voyageurs; ^1029, le Départ pour la chasse; 1007, les Rouliers; 1002, les Voyageurs.
Cab. C, presque uniquement des œuvres de David Teniera le Jeune: à dr., 676, Une fête flamande (1654); ^674, Kermesse (1646); en haut, 698, Intérieur de cuisine; ^677, le Repas de noce (1650) ; — ♦673, le Corps de garde (1642), d'une grande richesse de coloris.
Cab. B, aussi des D. Teniers le J. : ♦♦672, les Arquebusiers d'Anvers (1643), le plus beau et le plus grand tableau du peintre à l'Ermitage; à dr., 688, les Joueurs de cartes; au mur de g.: ^699, Cuisine envahie par des singes.
Cab. A. A dr., 1057, ^1054, P. Potter, le Taureau (vers 1651); au-dessus, des Vaches (1651); en haut, 1059, Camp/iwiscn, Animaux; ♦1052, P. Potter^ la Vie du chasseur, 12 petites compositions enlevées et en partie très spirituelles, représentant les différentes espèces de chasse et , au milieu , le jugement du chasseur par les animaux et l'exécution de la sentence. Potter, *1053 , le Départ pour la chasse, chef-d'œuvre de coloris (1650); — *1051, la Ferme,
120 III. K. 14. ST-PKTERSBOURG. Ermitage.
tableau remarquable par les dimeasious, mais surtout par le fini de l'atmosphère matinale et la perfection du rendu dans les animaux, le plus parfait des tableaux de ce genre (16i9); 1006, paysage; *1116, Wynants, paysage. — *1055, PoUer, le Chien -loup, de grandeur naturelle (1650); au-dessus, 1107, A. Cuyp, Animaux.
Nous revenons par les salles XIII et XVI.
XYII. Salle des Allemands. Tableaux de peintres allemands des xvii" et XVIII® s. A dr. : 1285, 1286, B. DennôVy portraits de femmes. — Au long mur: en haut, 1305, Ang. Kauffmann, Scène du Voyage sentimental de Sterne; 1290, Platzer, le Concert; 1297, 1303, R, Metigs, TAnnonciation ; portr. de Tartiste. — 1302, R. Mengs, le Jugement de Paris. Nous continuons tout droit.
XVIII. Galerie des peintres hollandais. Cette galerie, qui a des fenêtres de chaque côté, est divisée en cinq cabinets, avec un passage au milieu.
I®*" cab. : au - dessus de la porte, 782, B. van der Helst , portr. d'homme en pied, de la dernière année du maître (1670).
CÔTÉ droit: 742, MUrevelt, portr. d'une fillette; *778, B, van dcr Helst, Une famille hollandaise (la Famille de Potter, d'après Burger); au-dessus, 740, 741, J.~M. Mierevelt, portraits; •779, B. van der HeUt^ grand portr. de famille (1652).
A la 1"* cloison courte: 1778, P. Quast, un Médecin; 714, D. Ryckaert, Vieille femme avec un chat.
A la 1'® cloison Longue. Tableaux d'Adr. van der Werff pour la plupart, dont on remarque le n^ 990, Marie-Madeleine au désert. ~ 932, A. Palamedes^ tableau de genre; 1709, D. Hais, Joyeuse société.
A la 2® cloison courte: ♦918, F. von Mieris le V., petit portr. d'une dame (1665). — F. vpn Mieris le F., ♦915, le Chien de dame ; ♦916, le Déjeuner d'huîtres, peut-être l'œuvrejla plus achevée de l'artiste, bien que sa première (1659).
A la 2® cloison longue. Terborch: ^872, 873, le Messager; ♦♦870, le Verre de limonade, chef-d'œuvre parfaitement conservé; 882, K, Netscher, Marie Stuart, femme de Guillaume III d'Angleterre; 874, 871, Terborch, la Leçon de musique, le Joueur de violon. — 1780, Rombouts, paysage; sans n° S. van Ruysdael, Eglise au bord de l'eau; ^1147, 1141, J. van Ruisdael, Site de Norvège, dit le Lac de montagne, chef-d'œuvre de sa vieillesse, par la poésie et le grandiose de la composition; le Chemin de Tétang.
A la 3^ cloison courte: 1112, J.Wouwerman, paysage; 1122, A. van der Neer, paysage d'hiver; ♦llll , J, Wynants et A. van de Velde^ paysage avec un troupeau. — J. Brueghel le V : 518, la Route ; 515, le Chemin du village; 513, paysage (1607).
A la 3** cloison longue: 1103, 1106, A. Cuyp, paysage des bords de l'Escaut; Clair de lune en mer; ♦1145, J. van Ruisdœl, la' Cascade, grande et riche composition; *1117, A van der ^eer. Un hameau dans un îlot de la Meuse, œuvre importante. — 1198-1202, Seefs, Intérieurs d'églises.
Peintures. ST-PETERSBOtJRG. IIL R. U. 1*21
A la 4® cloison courte: 116?, A.Pynacker, la Côte; 1157, H.Saftleven, le Msuseturm près de Bingen. — 1212, ♦1208, J. van der Heyde, une Rue à Xanten, la Porte de Harlem à Amsterdam.
A la 4® cloison longue: 1204, D. van Delen^ Entrée d'un palais (1667); 1218, O, Houckgeeat, Monument de l'amiral P. Ilein dans l'église dite Onde Kerk à Delft; ♦1211, 1213, J. van der Heyde, Vue d'Amsterdam, un Château fort. — 1730, Dujardin, le Gué; *1081, CL Berchem, Site d'Italie (1656); 1062, A. van de Velde, le Troupeau, grande composition (1671).
A la 5® cloison courte : 1087, Dujardin, paysage. — 1.186, W, van de Velde le J,, Mer calme; 1702, S. deVlieger, marine.
Au mur transversal de la salle: 788, Th. de Keyser, portr. d'homme; 750, 751, O. van Honthorst, le Bon vivant, la Joueuse de mandoline; 1861, 1862, Elias, portr. d'un noble et de sa femme; ♦772, 773, *770, ^771, Fr. Hais le V., portraits d'hommes; 748, O. van Honthorst, Charles-Louis, électeur palatin.
Coté gauche, en partant de la salle XIX.
A la 1'® cloison courte: 1153, ^1154, J. van der Meer van Harlem, paysage, Village hollandais. - 1128, 1127, 1129, 1130, J. van Ooyen, paysages.
A la 1"* cloison longue: 1131, 1132, J. van Goyen, paysages. — 1776, E. van der Poel, Incendie; 1271, lÂngelbach, le Port de Livourne.
A la 2® cloison courte: 927, Brekelenkam^ l'Ermite. — - J. Steen: *898, le Joyeux buveur, ^901, Noce de paysans, *896, la Visite du médecin.
A la T cloison longue: 892, 891, 1768, Ochtervelt, le Déjeuner, le Chanteur, l'Achat du poisson ; J. Steen, 900, la Partie de trictrac, 902, 1788, les Buveurs, *897, Une fête d'été. - ^1105, ^1104, A, Cuyp, Chevaux, Vaches au pâturage; 1133, *1135, A. van Everdingen, Site de Norvège, Une tempête dans le port, d'un effet grandiose; 1125. A. van der Neer, Ville hollandaise au clair de lune; *1143, J. van Ruisdael, le Chemin sablonneux, grande œuvre de jeunesse (1646), qui n'est guère surpassée pour la fidélité à rendre le plus modeste coin de terre.
A la 3® cloison courte: ♦1142, J. van Ruisdael, le Chemin sous bois ; 1134, A. van Everdingen, Site de Norvège. — J. van Ruisdael : ♦1148, Vue de Groningue, pleine d'effet (1647); 1139, paysage; ♦1140 (?), Ciel orageux.
A la 3® cloison longue: 1168, F. de Moucheron , Site d'Italie, ♦1136, J. van Ruisdael, la Forêt. — 972, Sorghj l'Adoration des bergers; ^1096, J.-B. Weenix, Pastorale; 1252, 1253, J. van Loo, le Concert, la Visite; 971, Coin. Bega, Famille de paysans.
A la 4® cloison courte : 1248, F. van Mieris leJ., le Déjeuner. — Adr. Brouwer: ^938, Scène de cabaret; ^940, le Joueur de flûte; 937, le Buveur; 939, Rixe de paysans.
A la 4® cloison longue: 964, «963, *962, J. van Ostade, le Lac
122 IIL R, 14. ST-PETERSBOURG. Ermitage.
gelé, l'Auberge, paysage d'hiver. — C. van Poelenburgh: 763, 764, Sites d'Italie; 761, Diane et Calisto; 760, le Christ en croix.
A la 5® cloison courte : 727, 0. Coques^ portr. d'homme.
Au mur transversal de la salle: B, van der Helst: 781, portr. de femme; *777, la Présentation de la fiancée, un des chefs-d'œuvre de l'artiste.
XIX. Salle du coin, surtout des paysagistes des écoles hollandaise et flamande, tels que Moucheron, J. Wynants, J. van Goyen, N. Berchem, etc. Deux vases en malachite. — A dr. , la prétendue galerie de Pierre le Grand (p. 124) ; à g. la salle XX.
XX. Salle des natures mortes, surtout des. écoles hollandaise et flamande. A dr. de l'entrée, en haut: *1339, M. d' Hondecoetery Divers oiseaux dans un parc, répétition de la plume flottante du musée d'Amsterdam. 2^ support à la fen., au revers: 1359, Mignon, Bouquets de fleurs. A g. de la dernière fen.: 1355, J.-D. de Heem, idem. Du côté de la sortie: 1377, Verendael, Couronne de fleurs; 1348, J. Weenix, Trophée de chasse. Au mur principal: 1315, *1320, 1312, 1314, Fr. Snyders. Grandes natures mortes. — Deux vases en lapis-lazuli. — Nous continuons tout droit.
XXI et XXII. Ecole française. — XXI. Du côté de l'entrée, à g. : 1486, Fr. Boucher, le Repos 'dans la fuite (1757); 1476, 1475, Fr, Lemoine, la Baigneuse; Jupiter et lo, imitation libre d'un tableau du Corrège. — A dr.: 1480, J.-B. Vanloo, Triomphe de Galatée; 1458, P. Mignard, portr. de la duchesse de la Vallière ; *1518, *1520, J.-B. Greuze, portr. d'un jeune homme, la Mort du paralytique, un de ses chefs-d'œuvre. — Au mur principal: dans les deux rangées du bas, douze paysages de Claude Lorrain, entre autres: **1428, **1429, 1430, 1431, les Quatre Heures du Jour (1672), paysages italiens aux ciels vaporeux et éclairés de manières toutes différentes, les deux derniers malheureusement beaucoup noircis par le temps ; *1438, Forêt en Italie, avec Apollon etMarsyas; *1435, port de mer d'Italie. — Au petit mur: 1488, école de Clouet, portr. de Marie Stuart, peint dit -on au château de Fotheringhay en 1586; s. n*^**, J.'B. Vanloo, le Concert; à dr. delà porte, Vanloo, deux tableaux de genre ; *1519, *1517, J.-B. Oreuze, portr. d'un jeune homme, tête de jeune fille. — I"^' cloison: 1509, 1510, *1508, N. Lancret, la Cuisine, le Domestique galant, l'Eté; 1812, 1811, J.-B. Pater, le Départ des soldats, le Camp. — Au milieu de la salle, sur un support : 1804, 1805, M, Gérard, la Jeune mère, A l'atelier. — II® cloison : *1507, iV. Lancret, le Printemps ; ♦1504, *1505, A. Watfeau, les Tracas de la guerre, le Camp ; 1809, P. Mignard, portr. d'une dame. Au revers : ^1502, *1503, Watteau, le Joueur de cornemuse, le Joueur de guitare; *1513, 1514, J.-S. Chardin, le Bénédicité, la Blanchisseuse.
Salle XXII. Du côté de l'entrée, à dr. : 1808, Lemoine, les Deux chevaliers dans l'île d'Armide (d'après la Jérusalem délivrée, du Tasse); à g. : 1546, 1543, Cl.-J. Vernet, A Sorrente, l'Orage. — Au mur principal: **1413, **1414, Poussin, deux pendants, Vue d'une
Peintures. ST-PETEKSBOURO. ///. Ji. U. 123
rivière en Italie, avec Hercule et Cacus, Paysage montueux d'Italie avec Polyphème (1648), chefs-d'œuvre de composition et de coloris, presque sans égaux; ♦1404, Poussin, Triomphe d'Amphitrite, chefd'œuvre par le charme des mouvements , le coloris et la beauté des figures; au-dessus, 1497, 1498, J. de Troy, Loth et ses filles, Suzanne au bain; entre ces deux: *1456, Mignard , Générosité d'Alexandre le Grand; 1421, S. Bourdon , Mort de Didon; 1554, Cl.'J. Vemet , Mort de Virginie. — Au petit mur: 1449, E. Le Sueur, Lapidation de St Etienne; 1457, Mignard, Mort de Cléopâtre. — I'^^ cloison : ♦1516, J.-H. Frngonard, les Enfants du paysan; ^1501, Watteau, tableau de genre; 1798, Boucher, l'Ermite. Au revers: 1485, 0/i.yaf>Zoo, portr.de l'artiste (1762); 1874, Watteau, le Camp; 1515, Chardin, le Château de cartes. — II® cloison: 1845, Fragonard, le Baiser à la dérobée; ^1797, Boucher, paysage; 1537, Largillière , Préparatifs de fêtes à l'hôtel de ville de Paris; 1487, Clouet, portr. du duc d'Alençon.
Les salles XXIII- XXY contiennent les médailles, qui forment
une collection très riche, comptant env. 200000 pièces.
Le cabinet des médailles se compose surtout des collections de l'Académie des Sciences, ainsi que des collections Schroll, Reiehel^ comte Chouvalov, Grand, Bartholomœi, Photiadi-Pacha, Lobanov^ etc. Le cabinet s'est récemment enrichi des médailles trouvées à Kiev env. 16000 pièces (surtout: le médaillon d'or de Constance II et la médaille de Constantin Ostrojsky). — Il y a env. 12000 monnaies russes, entre autres : cinq pièces d'or de St Vladimir; des monnaies d'argent de Vladimir, d'Iaroslav et de Sviatopolk; or et argent en barre (grivny) de Kiev; argent en barre de Novgorod et deTcbcrnigov (xi®-xv^s.); monnaies des princes (yAtJbHbie) à partir du milieu du xiv^s., où se forma le système monétaire russe; monnaies russo- arabes et russo - tatares (xiv^ et xv^^s.) avec légendes dans les deux langues; monnaies des républiques de Novgorod et de Pskov; ducat d'Ivan III, du type hongrois, unique en son genre; série de médailles rares, données en récompense, dep. Ivan le Terrible jusqu'à Pierre le Grand; monnaies impériales (nombreux spécimens uniques) et pieds- forts. Dans une vitrine octogone: des monnaies en plaques de cuivre ou pieds-forts frappés à lékatérineborg sous Catherine I"^** et Catherine II. Série complète de toutes les médailles russes, remarquables surtout par leur grandeur, entre autres: des médailles en platine du temps de Nicolas I^^" et d'Alexandre II. — Riches séries de monnaies de Pologne et des provinces baltiques. — 25000 monnaies grecques (collection Beulé) et autant de monnaies romaines. Parmi les premières on remarque surtout les séries de monnaies des souverains du Bosphore, celles des colonies grecques de la Russie méridionale, celles d'Alexandre le Grand et de Lysimaque (env. 800 monnaies d'or) et les pièces athéniennes. Importante série de monnaies byzantines (env. 6000). — Monnaies de Baetriane, des Sassanides et des Séleucides. — Monnaies de l'Europe occidentale: beaucoup de pièces anglo-saxonnes (plus de 1000 monnaies du temps d'Ëthelred II trouvées en Russie), allemandes (x^xii^s.), suédoises (beaucoup de monnaies en plaques de cuivre, p. ex. des plaques de huit thalers pesant 10 kilos, du temps de Charles XI) et des l*ays-Bas, Magnifique collection de thalers des xv^-xviii^s. — Les collections de monnaies orientales sont riches (env. 25000). Nulle part ailleurs les monnaies perses et tatares (plus de 200 dynasties) ne sont mieux représentées qu ici.
XXVII. Galerie Raphaël. Copies des Loges de Raphaël au Vatican, exécutées vers 1770 par le peintre tyrolien Christophe Un-
124 III. R, 14. STtPÉTERSBOURG. Ermitage.
terberger et achetées par Catherine II, pour la somme de 45000 florins. — Entrée du côté de la salle (IV) des peintres espagnols, v. p. 114. — Nous entrons dans la salle suivante.
XXVI. Sâllb DB8 PiBRBES gravébs. Cette salle est occupée presque uiii(]^uement par la célèbre collection du duc d'Orléans, achetée par Catherine II. Intailles et camées dans des vitrines en pyramide et plates, et à côté des intailles des reproductions en plâtre. A mentionner surtout à g. de l'entrée, dans la vitrine à la 6^ fenêtre, le camée de la Màlmaison ou le camée Oonzague , où sont représentés , à mi-corps , Ptolémée I®' et Arsinoé, sa sœur et sa femme \ à côté, un autre grand camée représentant l'empereur Trajan et la Fortune d'Antioche. Obélisques en verre avec des vases précieux, des bracelets ornés de camées, etc. Magnifiques meubles des appartements de Catherine II, sortant en partie des ateliers des frères Rœntgen, de Neuwied. Dans le fond de la salle, une horloge à musique, faite par J.-G. Strasser, de 1793 à 1801 , achetée par Alexandre I^"* pour 60000 r. Dans les embrasures des fenêtres, deux vitrines avec des pierres précieuses d'Orient.
Premier Ermitage de Catherine II. — Entrée de la XIX^ salle, par l'arcade (v. p. 122). Catalogue russe, 30 k.
I. Galerib tra)I8ver8ale , vues de St - Pétersbourg : 1° de Qius. Valeriani^ du temps de l'impératrice Elisabeth; — 2** de B. Patenon^ du temps de Paul ler et d'Alexandre le^- — et 3° d'Alexéiev.