‹ La Russie; manuel du voyageurChapitre 71 sur 175 · IV. R. 22. IMATRA · texte numérisé non relu

IV. R. 22. IMATRA

à 200 m. de largeur. La rivière se divise ensuite en trois bras^ eelui du milieu coulant avec impétuosité (des fabriques profitent ici de la force hydraulique). Au S. elle s'appelle Lautta-Suvanto. C'est là que passent en bac les voyageurs qui viennent de Siitola^ sur la rive g., à 3 kil. au-dessus de rhôtel, ou qui veulent s'y rendre. L'Imatra commence plus au S.

De remplacement du Gr.-Hôt de la Cascade d'Imatra (p. 179), ou longe les rochers qui bordent la rivière (env. 100 pas), et descendant à g. un escalier de 58 marches (en haut on irait tout droit en 2 min. à la maisonnette du photographe, v. ci-dessous), on parvient au milieu de la chute. Au bout de 2 min. ^sy on atteint un rocher, où il y a une galerie en bois et où se trouve le plus bel endroit de l'Imatra.

On y est presque inondé par l'écume de la rivière.

En face de la galerie en bois, un escalier monte en zigzag à la maisonnette d'un photographe (j<)^i^ ^^^ <iu bassin du Mellonselka).

On a un coup d'œil d'ensemble de la chute vue d'en bas 3 min. plus loin au-dessous, à l'extrémité du sentier; on y voit l'Imatra se jeter dans le grand bassin du Mellonselka.

Un peu plus haut que l'anc. hôtel , le pont mentionné p. 179 offre un beau coup d'œil sur la chute vue d'en haut et mène sur la rive gauche, où l'on descend à dr. par un escalier de 37 marches. Immédiatement après, un pavillon en forme de parapluie. £n descendant le sentier, on parvient à une saillie du rocher entourée d'une clôture (à 3 min. du pavillon), d'où l'on a une vue grandiose de la chute. Un peu plus bas, à l'extrémité de la clôture, on descend bientôt du rocher : à dr. on peut s'approcher tout près de la chute (se tenir sur ses gardes) ; tout à fait à g. (ne pas continuer à descendre en face) on parvient, au bout de 55 pas env., à l'une des curieuses pierres du Diable, dont la tradition fait une baratte brisée du diable. La formation de ces «marmites de géant« rappelle celle des «entonnoirs» du jardin du Glacier à Luceriie et on l'explique par l'action constante des rapides et des pierres arrondies, dites «meules», tourbillonnant dans les anciens lits des torrents.

Les PiBRRBs DE l'Imatra, de forme singulière, qu'on vend partout dans les environs comme souvenirs, se trouvent dans la baie de MiikinlahUy à 1 kil. de l'Imatra, sur la rive g. du Vuoksen, et aussi dans la rivière de Lampsijokiy au-dessous du rapide de Vallinkoski (p. 181), sur la rive N. du lac Ladoga, etc. Elles se composent de marne calcaire et ce sont des masses qui se sont formées dans l'argile de l'époque glaciaire reposant sur le granit. Leur forme, qui paraît artificielle, rappelle souvent celle d'une paire de lunettes, mais elles ne la doivent pas à l'action des remous de Teau.

Visites intéressantes aussi au Petit Imatra (v. p. 179), dont on a la meilleure vue du moulin, et au ValUnkoaki (p. 181).

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