‹ La Russie politique & sociale [microform]Chapitre 28 sur 103 · Klaus. Nos colonies · texte numérisé non relu

Klaus. Nos colonies

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d'agir en commun. 11 n'est pas rare que le mir des paysans exécute collectivement de grands travaux publics : drainages des marais, creusement d'étangs, labourage et ensemencement des champs.

Une série entière de coutumes fait vivement ressortir cet esprit de solidarité. On voit sans cesse un jeune paysan, en s'établissant, inviter ses voisins à lui construire son izba et tous les membres de son mir bâcler raffaire dans deux ou liolsjournées sans aucune recompense pécuniaire. Une jeune fille qui, pour raison de force majeure, n'a pu finira l'approche des fêtes la quantité usuelle de filage, invite ses compagnes a 1 aider : ne pas répondre à cette invitation serait une grossière inconvenance. Partout règne la coutume des pomotchis ou lolokis (aides). Une famille qui a un travail pressant à accomplir.(préparation de la choucroute, charroi du fumier sur les chan.ps), invite ses voisms al aider On ne paie pas ce travail, mais les hôtes sont obligés d'organiser une sorte de tête du travail. Dans le milieu paysan etouvrier, les coutumes de ce genre abondent. 11 est vrai que dans les sphères de la grande production rassociation ouvrière n'a pas d'applications. Elle y est aujurd'hui une très rare exception qui attire l'attention générale. Nous citerons comme exemple le fait suivant : lo paysans (cultivateurs) du village de Grekovka (Petite Russie) achetèrent un bien en commun, il y a quelques années, et décidèrent de ne pas le partager et de le cultiver collectivement : celte petite association donna un résultat très satisfaisant '. On cite aujour-

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