‹ La Saint-Barthélemi: drame en plusieurs scènesChapitre 10 sur 94 · CATHERINE DE MÉDICIS, L'ABBÉ POPOLI · texte numérisé non relu

CATHERINE DE MÉDICIS, L'ABBÉ POPOLI

POPOLI

Je me félicite, Madame, de la confiance sans bornes dont m'honore M. le Cardinal de Lorraine , puisqu'elle me procure l'inappréciable avantage dé m'approcher de votre auguste personne, et de contempler en vous un génie politique que Rome admire avec le reste de l'Europe.

CATHERINE DE MEDICIS

Dieu par qui régnent les rois, Dieu seul a tout fait, Monsieur; je lui dois tout ce que je suis. Vous devez me remettre....

POPOLI, lai remettant une lettre.

La voici , Madame.

CATHERINE DE ME DIGIS , après avoir lu la lettre du Cardinal.

Je vois que nous avons lieu d'espérer que le souverain Pontife nous couvrira de son égide sacrée* Ma justification , si fen ai besoin, partira du Vatican.»... M; le Cardinal, qui se connaît en hommes,

paraît avoir la plus grande confiance en vous , car il me prie de vous donner toute la mienne. Vou* pourrez nous être utile; restez à Paris.

POPOLI

Défendre la royauté et la religion par tous les moyens qui seront en mon pouvoir est le voeu te plus'ardent de mon cœur. Tout me lie à votre cause, mon respect pour Votre Majesté (4), ma reconnaissance envers le Cardinal, mais surtout ma haine profonde pour des hérétiques qui osent attaquer une religion descendue du ciel, et élever des temples à Baal au milieu de la cité sainte. Nous triompherons, Madame, des hardis novateurs qui inondent la France. Le jour n'est pas éloigné, peut-être, où un nouveau Samson se baignera saintement dans le sang de ces Philistins.

CATHERINE DE MÉDICIS

La volonté de .Dieu soit faite en toutes choses!

POPOLI

Elle s'accomplira, Madame... Votre Majesté n'at-elle aucun ordre à me donner?

CATHERINE PB-, MÉDICIS

Voyez le Roi en secret, et montrez-lui ce *èle qui vous a acquis/nOn estime. Tâchez de le perso*der , car tous les jçurs j$ l'çptraîne dans mes psojelk, et tous les jows ii m'échappe. Spot esprit flotte, il

hésite : c'est un» jeûna homme qrâft faut conduire, qu'il feu* «sente tromper, pour le sauver de» piégea de ses ennemie; il ignore sa position.

popolî.

Que ne vous devra-t-il pas, Madame, après la victoire!

CATHERINE DÉ M^DICIS

Hélas! l'ingratitude est quelquefois sur le trône.

POPOLI

Je n'y vois que lk religion, le génie et la vertu, quand j'y contemple Catherine de Médicis^

(fl se r«tir«i)

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