T«U$ LES MEMBRES DU CONSEIL
la mort.
' CATHERINE DE MÉDICIS
La France reconnaissante vous placera un jour , Messieurs, au premier rang de ses bienfaiteurs; elle sentira quel service vous lui avez rendu en la délivrant de ses plus grands ennemis. Désormais le trône et l'autel sont en sûreté.
CHARLES
Je me sens délivré enfin d'une pénible irrésolution : je respire plus librement. (A Guise.) Vous m'avez persuadé, Monsieur le duc. Mais proscrivons-nous tous les calvinistes ?
GONDI
Oui, Sire, Henri de Bourbon seul excepté.
LE DUC D'ANJOU
. On pourrait se contenter.de se défaire des principaux chefs.
CATHERINE J>E MEDICIS
Pas de demi-mesure.
Non : puisqu'il le faut , je ne veux pas qu'il en reste un seul qui puisse me le reprocher (60).
GONZAGUES
Je demande à Votre Majesté la grâce de mon beau-
i'zedby G00gle
frère, le prince de Condé* Je réponds de sa soumission (61).
CATHERINE DE MEDICIS
Nous y consentons. '
TAVAHïTES,
Serai-je aussi heureux que M. le duc en demandant la même faveur pour les maréchaux de Montmorency et de Damville (62) ?
CHARLES, à sa mère.
Qu'en pensez-vous?
CATHERINE DE MEDICIS
Soit : mais n'allons pas plus loin. Je vais faire partir les ordres pour la province (63).
TAVANNES
Quel jour fixons-nous ?
CATHERINE DE MEDICIS
Demain.
GONDI
À quelle heure ? *
CATHERINE DE MEDICIS
Minuit. (Aux membres du conseil qui veulent se retirer. )
Attendez, messieurs. Il faut que nous convenions d'un signe de ralliement pour éviter la confusion et peut-être même des malheurs.
ta* LA SAINT-BARTHÉLEMI.
Une écharpe blanche au bras gauche et une croix au chapeau.
GONZAGUE5
Et le signal?
CATHERINE DE MÉDICIS
Le tocsin de la grosse cloche du palais.
GOtfDl*
Séparons -nous pour nous* préparer à cette grande
JOUmee. (Ils sortent tous.)
CATHERINE DE ME D 1 C I S, à part.
Je triomphe! (Au roi.) Sire, sortez donc de l'accablement où vous êtes.
CHARLES
Ah ! que ce jour terrible n'estol passé !
( n sort de la salle avec sa mère.)