LES MÊMES, LE COMTE DE RETZ
CATHERINE
Eh bien, mon cher Albert?
RETZ, tirant la porlicrc.
C'est le cas de fermer soigneusement la porte derrière soi.
LE duc d'anjou.
Dis-nous vite...
CATHERINE
Albert, Albert, il faut nous en défaire, il le faut, il le faut...
RETZ
C'est ce que j'allais dire. Madame.
CATHERINE
Vraiment?... gentil garçon !... Eh bien donc?...
Eh tien ! Madame, prenez vos mesures.
CATHERINE
Comment est le roi? y
RETZ
Les discours de l'amiral l'ont rendu furieux. Il ne jure que vengeance et justice. D'abord, il a commandé à tous ses secrétaires d'État d'écrire aux gouvernements de province, aux principales villes, à ses ambassadeurs, pour leur annoncer l'événement, et son dessein de poursuivre et de châtier, selon leur mérite, les auteurs et les complices d'un si méchant acte, etc. . . Tout le style d'usage. Vous devinez dans quels termes il nous a, sans le savoir, recommandés au prône.
CATHERINE
A tous les ambassadeurs! Prendre de tels engagements avec le monde entier, quelle folie!
LE DUC d'aNJOU.
Mais quelle rage! ma mère, c'est nous que cela regarde.
CATHERINE
Oh! nous... ou les Guises...