LES MÊMES, LE MARÉCHAL DE TAVANES, M. DE BIRAGUE
TAVANES, embarrassant ses éperons dans la portière.
Pardon, Madame, mais on n'y voit guère ici.
RETZ
Le jour baisse, en effet, madame. Voulez-vous qu'on allume ?
CATHERINE
A quoi bon? — Maréchal, ce sont les yeux de Tesprit, non du corps, qu'il nous faut ; et ceux-là, vous les avez des meilleurs.
TAVANES
Et les autres pareillement. J'y vois encore à parer une estocade,
CATHERINE, à Birague.
René, vous quittez le roi. Que dit-il?
BIRAGUE
Il ne demande que torture et supplice pour les meurtriers de l'amiral ; il les lui faut, morts ou vifs, il ne veut rien entendre aux sages lenteurs de la justice. Je les lui ai représentées cependant, comme c'est mon devoir de chancelier...
Pas tout à fait encore, monsieur le garde des sceaux.
CATHERINE
Messieurs, vous voyez où nous en sommes. Aux maux extrêmes, les extrêmes remèdes. Je suis prête à tout ; j'écouterai tous les conseils, pour^'u qu'ils soient décisifs. Je voudrais prendre un grand parti...
LE DUC d'aNJOU.
Bravo, ma mère !