ACTE QUATIUÈME
NEVERS
Par celte canicule, il est heureux que ce soit la nuit !
TAVANES
Qu'importelasaison?... Saignez, saignez, la saignée est bonne en tous temps, été comme hiver.
Us rient.
Ne folâtrez point, Messieurs... Un conseil si prolongé pourrait devenir suspect. Qu'on ouvre, il est temps.
CHARLES
Un mot encore, Messieurs, venez à toute* heure me rendre compte. Traitez ma mère comme moi-même. Vous m'avez entendu ?je neveux pas qu'il en revienne un seul, dût-il y avoir par les rues du sang jusqu'à la cheville. Réglez-vous là-dessus. — Ouvrez maintenant.
Oa va ouvrir.
RETZ, à Bouchavannes.
Vous nous avez donné un bon coup de main.
BOUCHAVANNES, à demi-voix.
Faites-en souvenir le roi. Sur mon honneur, vous me rendrez service.
B IRA GUE, revenant de la porte.
Il y a là. Sire, le prévôt des marchands et son compère, que Votre Majesté, disent-ils, a fait mander.
CHARLES
Le prévôt!... Eh! pourquoi l'ai-jeappelé déjà... Ah! je sais.
290 LA SAINÏ-BARTHÉLEMY.
CATHERINE
Cela se rencontre bien.
CHARLES
Croyez-vous que je ne pense à rien, ma mère ? — Dites qu'ils entrent, Birague. (a Catherine.) Vous verrez comme je vais leur parler.