ACTE QUATUIÉME
CHARLES
Et aussi cinquante arquebusiers. Douze archers! une belle garde pour l'amiral de France ! Il me faut au moins cinquante hommes pour m'assurer la tête de mon, bon père... N'est-ce pas, Madame?
catheri;îe.
Oui, Sire, il faut penser à tout.
CORNATON.
Mais Gosseins!...
Prenez-le, vous dis-je, je sais ce que je veux.
CORNATON, en regardant Tboré.
Je me tais.
CHARLES
Et dites à l'amiral que j'entends toujours que ceux de la religion viennent loger autour de lui.
CATHERINE
Il ne peut avoir plus sûre garde.
CHARLES
Et je vais envoyer ordre aux gentilshommes catholiques de son voisinage d'aller ailleurs.
LE DUC d'ANJOU.
Si vous le voulez, je commanderai à Rambouillet de s'y rendre pour marquer les logements?
CATHERINE
Oui, mon fils, la présence de votre maréchal des logis maintiendra Tordre.
CHARLES
Allez, Cornaton, et, vous entendez? prenez Cosseins.
CORNATON.
J'obéirai.
Il s'incline et s'éloigne lentement., T H 0 R É , à demi-voi x et en se retirant avec lui.
J'espère qu'on ne vous pouvait donner en garde à un plus grand ennemi.
CORNATON.
Yousavez vu de quelle autorité le roi m'a commandé cela. Vous avez entendu la réponse que j'ai d'abord faite... il en adviendra ce qu'il plaira à Dieu.
Ils sortent.
CHARLES
Suivez-les, monsieur de Retz, et veillez à ce que mon ordre soit exécuté.
Retz sort.