UN GENTILHOMME
Monseigneur, c'est M. le comte de La Rochefoucauld, et M. de Rohan avec M. de Rosny.
^ TÉLIGNY
Mon oncle veut bien qu'ils entrent.
Entrent La Rochefoucauld, Rohan et Rosny. COLIGNY.
Soyez les bienvenus, Messieurs, vous nous faisiez faute.
ROHAN
Serviteur, monsieur l'amiral.
LA ROCHEFOUCAULD
Bonjour, mon père. Comment va ce grand mal de cœur que vous ressentiez hier?
COLIGNY
Merci, merci. — Asseyez-vous donc, monsieur de Rosny.
ROSNY
Vous me faites honneur, monsieur.
ROHAN
Eh bien, La Rochefoucauld, racontez votre affaire.
LA ROCHEFOUCAULD, à Coligny.
Ils veulent que je vous en parle; selon moi, cela n'en vaut guère la peine. Au reste, les deux hommes seront ici tout à l'heure. M. de Rosny m'a forcé de les envoyer quérir.
COLIGNY
De qui parlez-vous?
26 LA SÂlNT-BARTHÉLEMY.
TÉLIGNY
De ce ministre fraîchement arrivé, mon père.
LA ROCHEFOUCAULD
Oui, un grand pâle qui m'est venu de Verteil et que m'a présenté un de mes gens, Mergey, que vous connaissez. Vous les verrez tous deux si vous le voulejs.
ROSNY, àColigny.
Il faudra les voir, monsieur.
COLIGNY
Quand ils seront ici. — (a La Rochefoucauld.) Vous avcz vu le roi?
LA ROCHEFOUCAULD
Qui m'a bien demandé de vos nouvelles, et donné commission de vous dire qu'il comptait toujours sur vous aujourd'hui, n'ayant de bon temps qu'en votre compagnie.
COLIGNY, à lui-même.
Pauvre jeune prince, entouré comme il l'est!...
TÉLIGNY
Entends-tu cela, Langoyran ?
LANGOYRAN.
J'entends bien.
ROHAN
Eh ! Langoyran, vous êtes là? Je ne vous voyais pas... Avancez- vous donc; nous vous ferons une place.
Langoyran reste sur la droite, un peu éloigné des autres, qu'il considère attentivement.
Bruit au dehors.
LA ROCHEFOUCAULD
Quel est ce bruit?