‹ La Saint-Barthélemy, drame inédit, publiéChapitre 207 sur 237 · LES MEMES, LE COMTE DE RETZ · texte numérisé non relu

LES MEMES, LE COMTE DE RETZ

LE DUC d'aNJOU.

Arrive donc, Albert, point de bonne fête sans toi... on nous délaisse bien ce soir?

RETZ

Il y a eu tant de désordre tout le jour, qu'on ne sait comment se rejoindre.

CHARLES

Est-ce que tout n'est pas tranquille?

RETZ

Tout le devient, Sire ; les gens commencent à se retirer des rues, et la garde se monte avec exactitude.

CATHERINE

Dieu soit loué ! nous pourrons dormir en repos.

CLAUDE

Dormir!... Dormir!...

LA ROCHEFOUCAULD

Et ne voulez-vous pas qu'on dorme la nuit, Madame?

a^8 LA SAIiNT-BÂRTIIÉLEMY.

CLAUDE

Malheur à qui s'endort ! où s'éveillera-tvir? - \

CHARLES

Aussi, est-il bon d'avoir près de soi qui vous réveille : n'est-ce pas, Foucauld !

LA ROCHEFOUCAULD

C'est aisé à dire, mais...

CHARLES

Bah ! fallût-il s'adresser aux douairières...

LA ROCHEFOUCAULD

Vraiment, Sire...

: LE DUC d'aNJOU, bas au roi.

Songez donc que la princesse de Gondé est notre cousine.

CATHERINE, bas à Retz.

Che nuove ?

RETZi^de même.

Buone.

CATHERINE, liaut.

Monsieur le comte, ces gens-là ne songent qu'à vous faire enrager... moi, je suis charitable.

LA ROCHEFOUCAULD

Et plus redoutable, Madame.

CHARLES, s'approchant de M. de Retz à son tour.

Eh bien !

RETZ, bas.

Nos gens seront ici à dix heures, pour prendre vos derniers ordres.

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