‹ La Saint-Barthélemy, drame inédit, publiéChapitre 221 sur 237 · ACTE CINQUIEME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIEME

part, Messieurs, venez, on vous la fera. Sinon, restez ici bien à couvert, nous travaillerons pour vous.

LE DUC d'aNJOU.

C'est là parler î

TAVANES, à Cuise.

Monsieur, ne comptez pas y aller seul.

GUISE

Seul ou en compagnie, Monsieur, pourvu que j'y sois le premier.

Quoi ! les huguenots ne savent donc rien ?

GUISE

Ils sont de ceux dont l'Évangile dit qu'ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles...

NEVERS

Je les ai pourtant entendus s'enquérir par les rues.

GUISE

On leur a répondu des balivernes, et ils se sont allés coucher.

CATHERINE

Mais connaît-on bien leurs maisons ?

GUISE

Elles ont été toutes marquées à la craie.

RETZ

Comment vos gens se pourront-ils distinguer dans le désordre ?

GUISE

Tout catholique doit porter un mouchoir blanc au bras gauche.

368 LA SAINT-BARTIIÉLEMY.

TAVANES

Mais dans la nuit, comment se retrouver?

Des flambeaux sont disposés à toutes les fenêtres ; au premier signal, ils s'allumeront.

LE i>uc d'anjou.

Il est divin, il a pensé à tout.

GUISE

Il ne reste qu'à convenir du signal.

CATHERINE

Le tocsin.

GUISE

Lequel?

RETZ

On a parlé de la cloche de Saint-Germain l'Auxerrois.

GUISE

Bon, mais ne donnez pas le signal que je ne vous le dise.

CATHERINE

Pourquoi ? •

GUISE

Gosseins est prévenu, le logis de l'amiral cerné ; je commencerai par lui, et après...

CATHERINE

Après ?

GUISE

Vous ferez sonner le tocsin.

Pourquoi pas avant ?

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