‹ La Saint-Barthélemy, drame inédit, publiéChapitre 222 sur 237 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

GUISE

Dieu me préserve d'éveiller l'amiral, hormis pour mourir. Youlez-vous qu'il ait le temps de se repentir ?

eu A RLE s, se ranimant.

Mais cependant, Guise...

CATHERINE, le retenant.

Ne parlez pas. — Faites à votre gré, Guise, mais ne le manquez pas.

GUISE

Fiez-vous à moi, Madame ; lui mort, sonnez le tocsin, sonnez toutes les cloches ; n'est-ce pas une. des grandes fêtes de l'Église ?

TAVANES

Je sortirai alors à'ia tête des archers de la garde.

GUISE

Bien. Monsieur de Nevers doit se porter près de la rivière ; monsieur de Montpensier me suivra avet; le chevalier d'Angoulême. (au duc d'Anjou.) Ne viendrez* vous pas, Monsieur ?

LE DUC d'aNJOU.

Oui-dà, gaiement.

A quoi bon?Nous nous fions à vous, Guise.

GUISE

Soit.

NEVERS

Et l'heure?

TAVANES

Le plus tôt possible.

370 LA SAlNT-BARTHÉLEMY.

LE DUC d'aNJOU.

Ce serait tenter Dieu que de tarder longtemps.

RETZ

De telles choses doivent se commencer la nuit ; mais, passé le début, il faut du jour.

TAVANES

On voit mieux à ce qu*on fait.

RETZ

Et l'on ne laisse échapper personne.

NEVERS

Je crains toujours que beaucoup ne traversent la rivière.

CATHERINE

Eh bien ! une heure avant le jour. Gela vous convient-il, Guise?

Vous déciderez quand vous voudrez ; je serai prêt à toute heure. Si tout reste en repos, j'attendrai. Mais, au moindre trouble, je prends tout sur moi et je commence.

CATHERINE

Accordé.

GUISE

Et, une fois le premier pas fait, le tocsin ?

CATHERINE

Oui, le roi le promet.

GUISE

Songez-y, Madame, c'est une promesse, celle-là,

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