SCÈNE VI
€OLIGNY, LANGOYRAN, LA ROCHEFOU- CAULD, ROHAN, ROSNY, MONTGOMMERY, BOUCHAVANNES, puis MERGEY.
COLIGNY, àRosny.
Pensez-vous, quand de telles gens sont si éveillés
sur tout ce qui se passe, que nous puissions être surpris. Au moindre péril, nous serions prévenus.
R 0 s N Y , entre ses dents.
Aussi le sommes^nous.
TÉLIGNY
Dites-moi, Montgommery, maître Simon conservera-t-il votre pratique?
MONTGOMMERY
J'aimerais mieux lui confier ma tête qu'à vous mon pied.
L A R 0 C H E F 0 U G A U L D , qui est allé regarder à la porte quand Simon est sorti.
Mergey, vousêtes-là? — Vous voulez entendre Mergey, n'est-ce pas, Messsieurs? — (En dehors.) Entre tout
seul. — (Mergey paraît et salue.) — Supprime ICS COmpli-
ments, monsieur l'amiral t'en dispense, et redis-nous ton affaire.
MERGEY
J'ai dit à monsieur le comte, Messieurs, ce que ma femme, qui est à Verteil, en Angoumois, chez monsieur le comte, m'a écrit ces jours-ci. Au passage de Sa Majesté le roi de Navarre, quand il vint pour ses noces, et pendant qu'il était à Verteil, elle a eu connaissance de la vérité de ce qu'on dit partout, qu'il se trame quelque chose, et qu'il ne fait pas bon pour nous de rester à Paris.
LANGOYRAN.
Ainsi, jusqu'en Angoumois...
TÉLIGNY
De purs on dit, mais la preuve, la preuve ?