‹ La Saint-Jean-Baptiste à la campagne [microforme]Chapitre 2 sur 19 · LA DISTIBUTION DES PRIX LE 24 JUIN · texte numérisé non relu

LA DISTIBUTION DES PRIX LE 24 JUIN

Le 13 av 1904, je publiais dans “La Patr de Montréal, un article

r la manière de fêter pratiquement la St-Jean Baptiste, le 24 juin, dans toutes les paroisses de notre province, dans toutes les localités où il y a un noyau de Canudiens-français.

Cet article à fort bien aceuciili dans toute la province de Québec, Lu presse, sans distinction de parti, reproduit cet ar Les plus han personnages de l'église et de la soc té l'ont aussi très favorablement apprécié,

Le clergé, surtout, ne m'a pas nagé son encouragement. Je lui en suis bien reconnaissant, Du clergé, de l'action du curé de la paroisse, déperd le succès de ee projet qui est essentiellement national et religieux,

L'histoire du Canada nous apprend

mé

que le clergé canadien-français toujours montré depuis les pl temps de notre colonie, à la tous les mouvements qui étaient de nature for r notre race et à lui donner la vitalité dont elle avait be soin pour traverser ses jours de luttes héroïques,

Le clergé d'aujourd'hui ne voudrait pas se montrer moins patriote, La religion est toujours la sœur du patriotisme

Je suis done convaineu que le clergé “anadien-français approuvera le vro) que je lui soumets humblement et qu travaillera sérieusement à en assurer ' ution,

n ai la preuve dans les témoignaque j'ai reçus et qu'il me fera plaisir de citer,

Au clergé, donc, aux hommes de pro-

s'ust

fessions libérales, à mes compatriotes qui occupent des places prépe tes dans leurs paroisses :

seillers, commisse OUT guilliers, directet ercles agrice je demande d'assurer par leur travai elligent, l'exécution du projet que je leur ai humblement soumis, A la demande de quelques prêtres et

laïques, j'ai consenti à publier, en brochure, mon article et les apprécia tions qu'on en a faites,

Cela aura faire de moins de ont déjà succès de

peut-être pour effet de nouveaux adeptes ou au stimuler | de ceux qui commencé à travailler au l'idée. à

La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a célébré, cette à ses noces de rubis. 11 y a eu soixante dix ans, lei24 juin dernier, que soixante Fils de la Liberté se réunissaient, dans le Jardin de la rue St- Antoine, pour instituer cette belle f6te de la Saint-jean-Baptiste, qui est devenue et qui restera la fête nationale des Canadiens-français dans toute la Puissance du Canada.

“C’était un noble but et une inspirotion profondément patriotique qui les animaient. lis avaient en vue le maintien dans leur intégrité des grandes traditions nationales de leur race : traditions de foi, de courage, de générosité.” (F. D. Monk.)

C'est à Ludger Duvernay, que nous devons de fêter la St-Jean-Baptiste.

“Jour de St-Jean-Baptiste, Ô fête

glorieuse!”?

“Tu portes avec toi la race radieuen

“De nos vieux souvenirs français” ; ‘“Rappelant à nos cœurs les vertus de nos pères’ “Tu montres, rayonnant de feux et lumières’?

“Leur gloire et leurs nobles bienfait.” “Douce et franche oasis, par le S gneur donné:

“Tu vois les Canadiens revenir chaque année,’ “A L'ombre de tes verts ramaux'"”, “S'abreuver à longs traits à t. source bénie’'' “En chantant à la fois l'hymne de la Patrie’ “Et les grands noms de ses héros.”

Il y a plus d'un demi-siècle Crémazie, ‘‘notre ces beaux vers.

Depuis, comme avant, on n'a cessé de célébrer notre fête nationale, de chanter avec non moins d'enthousiasme les vieux souvenirs, de glorifier les brillantes vertus de nos pères, d'examiner nos forces, de démontrer nos progrès, de définir notre devoir pour le présent et pour l'avenir.

Aujourd’hui comme il y a cinquante ans, le jour que nous célébrons, ‘‘c'est un jour de ralliement et d'harmonie, c'est un jour d’allégresse et de fraternité sainte, c’est un jour de souvenir et d'espérance pour tout dire, en un mot, c'est le jour, c’est la fête de la ‘Patrie’. (Thomas Chapais).

L'an dernier le jour de la “t-Jean- Baptiste réunissait, à Montréal, dans un grand banquet, désormais célèbre.

quarante mille Canadiens. Cela veut aire que nous voulons d'avantage nous affirmer ; que nous aimons en-

que poète’, écrivait

dr

core à montrer avec éclat la vitalité de notre race et que nous restons fidèles à nos s traditions

Cela veut dire aussi : Gloire Duverray !

toi,

J'assistais, l'an dernier, at grand banquet national, et, témoin heureux de cette belle fête, admirant ce patriotisme débordant de tous les cœurs, je n'ai pu m'empêcher de me dire, en fils de cultivateur: “Pour düoi donc la St-Jean-Baptiste n'estelle pas aussi fêtée dans toutes les paroisses de la province de Québec ?

On l'admettra, notre fête nationale est malheureusement trop ignorée à la campagne où, Pourtant, l'on retrouve le patriotisme le plus pur.

Il est bien vrai que quelques petites villes célèbrent aussi la fête nationale, mais cela n'empêche que, dans un grand nombre de paroisses de notre province, le grand iour de la

Patrie est complètement ignoré.

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