Cela, aussi bien ce qui precede que ce
qui suit. — Gardant le sabbat : de toutes les prescriptions relatives au culte, Dieu ne inentionne que celle-la, parce que c'^tait I'une des bases principales de I'ancienne alliance, et comme le signe officiel de la fidelit^ d'Israel {Exod. xxxi, 13-17); le sabbat, d'ailleurs, devait subsister comme loi dans r Israel transform^.
PROPHETIA ISAI.^. Cap. LVI, i— 12.
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CAPUT LVI
Omnes ciijusvis gentis aut conditionis hortatur Dominus ad servanda sua praecepta : consolatio eunuchorum justorum :
domus Dei, domus est orationis : gravis increpatio et comminatio adversus pastores Jerusalem, quos caecoset canes mutos ac impudentes appellat.
MC dicit Dominus : "Custodite judicium, et facite justitiam : quia juxta est I salus mea ut veniat, et justitia mea ut reveletur. 2. Beatus vir, qui facit hoc, et filius hominis, qui apprehendet istud : custodiens sabbatum ne poUuat illud, custodiens manus suas ne faciat omne malum. 3. Et non dicat filius advenae, qui adhasret Domino, dicens :
Separatione dividet me Dominus a populo suo: et non dicat eunuchus :
Ecce ego lignum aridum. 4. Quia haec dicit Dominus eunuchis : Qui custodierint sabbata mea, et elegerint quas ego volui, et tenuerint foedus meum : 5. dabo eis in domo mea, et in muris meis locum, et nomen melius a filiis et filiabus : nomen sempiternum dabo eis, quod non peribit. 6. Et filios advense, qui adhaerent Domino, ut colant eum.
3. Le fils de Vetranger^ I'etranger, le non Israelite, I'idolatre : comp. Dent, xxxiii, 3-8). — M^exclura de son pciiple : comp. Afi. X, 34 sv. Rom. X, 12. — L^eunuqtie, meme Israelite, ne pouvait faire partie de I'ancien peuple de Dieu {Deut. xxiii, i sv.). — Un arbre sec, un etre inutile, incapable de donner des fruits, une posterite.
5. Un motiiiment et tin noin : ce sont les fils qui perpe'tuent le nom (comp. II Sam. xviii, 18); la memoire des eunuques sera conservee, a defaut de fils, par un mominient et un 710m, c.-a-d. par un nom immortel, inscrit dans les registres de la nouvelle Sion, parmi les enfants de Dieu, les citoyens de la cite sainte.
7. Je les rejouirai : comp. xxv, 6 sv. — Maison de priere pour tous les peuples : cette destination universelle, entrevue ddja par Salomon (I Rois, viii, 41-43 : comp. Marc. xi, 17), n'a pas ete realisee par le temple de
Jerusalem ; elle le sera par I'Eglise chre'tienne (I Tim. ii, i sv.; iii, 15).
8. Hautres, les paiens. Notre-Seigneur dit la meme chose Jean, x, 16 : " J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de ce bercail ; il faut aussi que je les amene. " Comp. A£l. xiii, 48. — Vers ltd, vers le nouvel Israel. — Avec ceux, avec les Israelites.
9. Ces animaux sauvages figurent les paiens ; ils sont invites a venir d^vorer le troupeau d' Israel, mal garde par des chefs prevaricateurs.
10. Des chiens muets, des chiens gloutons et paresseux qui n'aboient pas k I'approche des loups.
12. Venez : Isaie met ces paroles dans la bouche d'un de ces indignes condudeurs d' Israel, invitant ses pareils a une serie de banquets.
^' Jcr. 7, II.
Matth. 21, 13. Marc.
II, 17. Luc.
et diligant nomen ejus, ut sint ei in servos : omnem custodientem sabbatum ne polluat illud, et tenentem foedus meum : 7. adducam eos in montem sanctum meum, et laetificabo eos in domo orationis meae :
holocaustaeorum, et victimas eorum placebunt mihi super altari meo :
*quia domus mea domus orationis vocabitur cunctis populis. 8. Ait Dominus Deus, qui congregat dispersos Israel : Adhuc congregabo ^9. 46ad eum congregatos ejus.
9. Omnes bestias agri venite ad devorandum, universse bestias saltus. 10. Speculatores ejus casci omnes nescierunt universi : canes muti non valentes latrare, videntes vana, dormientes, et amantes somnia.
1 1. Et canes impudentissimi nescierunt saturitatem : ipsi pastores ignoraverunt intelligentiam: omnes in viam suam declinaverunt, 'unusquisque ad avaritiam suam a summo usque ad novissimum. 1 2. Venite, sumamus vinum, et impleamur ebrietate : et erit sicut hodie, sic et eras, et multo amplius.
^ Jer. 6, 13 et 8, 10.
ISAIE. Chap. LVII, i — ii.
Ch.LVII. ^ Cependant, le juste disparait, et personne ne le prend a ccEur; les hommes pieux sont enleves, et nul ne prend garde que le juste a ete retire du malheur. 2Qu'il s'en aille en paix!
Qu'il repose sur sa couche, celui qui a suivi le droit chemin !
3 Mais vous, approchez ici, fils de la magicienne, race de I'adultere et de la prostituee! 4De qui vous moquez-vous? Contre qui ouvrez-vous la bouche et tirez-vous la langue?
N'etes-vous pas des enfants de prevarication, une race de menteurs, Svous qui vous echauffez pres des terebinthes, sous tout arbre vert, qui egorgez les enfants dans les vallees, sous les grottes des rochers? ^Ta part est dans les pierres polies du torrent; voila, voila ton lot! Tu as ete jusqu'a leur verser des libations, a leur presenter des offrandes ! Puis-je etre insensible a cela? 7Tu as dresse ta cou-
che sur une montagne haute et elevee, et c'est la que tu es montee pour faire des sacrifices. ^Tu as mis ton memorial derriere la porte et les poteaux ; car, loin de moi, tu as decouvert ta couche, et tu y es montee ; tu as elargi ton lit, et tu leur a fixe ton salaire;tu as aime leurs embrassements, tu as souille tes regards! 9Tu t'es presentee devant le roi avec de I'huile, tu as multiplie tes parfums; tu as envoye au loin des messagers ; tu t'es abaissee jusqu'au sejour des morts. 10 A force de demarches, tu t'es fatiguee ; tu n'as pas dit : " C'est en vain ! " tu as trouve encore de la vigueur dans ta main; c'est pourquoi tu ne t'es pas sentie malade. "Et qui done craignais-tu? De qui avais-tu peur, que tu m'aies ete infidele ; que tu ne te sois plus souvenue de moi, que tu ne t'en sois pas souciee.-* — Ne suis-je pas demeure en silence, et
CHAP. LVII
1. Le juste disparnit du milieu de ses compatriotes, sans doute par une mort prdmaturee {Eccle. vii, 15 sv.). — Nul tie prend garde qu'il a et^ retire du malheur^ litt. du mal, de la malice du siecle {Sag. iii, i ; iv, 11) et par consequent soustrait au chatiment que cette malice ne pent manquer d'attirer.
Comp. II Rots, xxii, 20.
2. Sur sa couc/ie, dans le tombeau {yob, xvii, 13; xxi, 26). Le juste mourant repose en paix, s'en remettant a Dieu de son avenir.
3. Mais 7'ous, Israelites, adonnes aux pratiques de magie {Deiit. xviii, 10-12) qui se rattachaient au paganisme. — Race de I'homme adultcrc : I'adultere et la prostitution ddsi<:jnent par figure I'idolatrie : comp. i, 21; Osu\ ii, 2-5. Plusieurs traits de ce tableau (particulierement vers. 5) conviennent, non au temps de I'exil, mais au regne de quelque prince impie, comme Achaz ou Manasses.
4. Deqtti: il s'agit des justes en general, peut-etre du proph^te lui-meme, representant du Saint d'Israel. C'est moins une interrogation qu'une exclamation d'etonnement, ne demandant pas de reponse. — Une race de menteurs (^litt. de niensonge), d'infidt;les, d'idolatres (ii,4^;ou bien, une race de bcitards, qui ne sont pas les vrais enfants de Jehovah.
5. (2ui vous t'chauffez : expression empruntee a I'image de I'adultere, sous laquelle
I'idolatrie est ici decrite. — Prh des terebinthes : c'etait probablement I'arbre consacre a Astart^, Voy. I, 29 (hebr.) — Sous tout arbre vert, dans les bosquets sacres : comp. Dcut. xii, 2; Ezt'cJt. vi, 13. — Qui fgorgez des enfants k Moloch ou a Baal dans des endroits ecartes et sauvages, tels que la valine de Hinnom, pres de Jerusalem. Comp. ii, 21; II Rois, xxiii, \o\Ps. cvi, 38 sv.;Jer. vii, 2)^', xix, 5; Ezech. xvi, 20 sv.
6. Pierres polies : allusion au culte des pierres en usage chez plusieurs anciens peuples de rOrient (par ex. piene noire de la Kaaba a la Mecque). On les oignait d'huile et on y deposait des offrandes d'aliments. Jehovah est appeld en plusieurs endroits la part des fideles {Ps. Ixxiii, 26), et voila que, k la j)lace du Dieu vivant, Israel a pris pour sa portion une pierre informe!
7. Ta couche : Sion idolatre est compare'e a une epouse adultere; ses amants sont les faux dieux, et c'est sur les hauts lieux qu'elle va sacritier : comp. Osce,\\, 13.
8. Ton nn'inorial, hebr. ziccaron, un objet destine a rappeleraux Israelites I'adoration du vrai Dieu {Exod. xiii, 9); il y en avail plusieurs. II s'agit ici de I'ordre donnd par Moise {Deut. vi, 9; xi, 20) d'inscrire sur les portes des maisons ces paroles : "Jehovah, notre Dieu, est le seul Seigneur. " Aujourd'hui encore les Juifs sont fideles h. cet usage : ils suspendent aux montants de leur porte ce passage du Deuteronome enferme dans un etui. Beaucoup de contemporains
PROPHETIA ISAL*:. Cap. LVII, i— h.
~:i:— CAPUT LVII. — :i:—
Justorum interitus, et futura ipsoium requies non intelligitur ab inipiis, cum quibus Deus hie expostulat super idololatria aliisque ipsorum sceleribus, denuntians eos humiliandos : conversis autem pax et consolatio promittitur, cum impii cor sit tamquam mare fervens, cui non est pax.
USTUS perit, et non est qui recogitet in corde suo :
et viri misericordiae colliguntur, quia non est qui
intelligat, a facie enim malitias collectus est Justus. 2. Veniat pax, requiescat in cubili suo qui ambulavit in directione sua,
3. Vos autem accedite hue filii auguratricis : semen adulteri, et fornicarias. 4. Super quern lusistis.-^ super quem dilatastis os, et ejecistis linguam.^ numquid non vos filii sce- Jesti, semen mendax.^ 5. Qui consolamini in diis subter omne lignum
frondosum, immolantes parvulos in torrentibus, subter eminentes petras.f" 6. In partibus torrentis pars tua, base est sors tua : et ipsis effudisti libamen, obtulisti sacrificium :
numquid super his non indignabor.?
7. Super montem excelsum et sublimem posuisti cubile tuum, et illuc ascendisti ut immolares hostias.
8. Et post ostium, et retro postern posuisti memoriale tuum : quia juxta me discooperuisti, et suscepisti adulterum : dilatasti cubile tuum, et pepigisti cum eis foedus :
dilexisti stratum eorum manu aperta. 9. Et ornasti te regi unguento, et multiplicasti pigmenta tua. Misisti legatos tuos procul, et humiliata es usque ad inferos. 10. In multitudine vias tuas laborasti : non dixisti : Ouiescam : vitam manus tuas invenistijpropterea non rogasti.
II. Pro quo soUicita timuisti, quia mentitaes, et mei non es recordata, neque cogitasti in corde tuo.? quia
d'lsaie releguaient cette declaration dans un coin obscur derriere la porte, pour ne point I'apercevoir, afin de se livrer sans scrupule, /o/n de Jehovah (Vulg., pres de mot), a I'idolatrie. Les anciens interpretes ont donne une autre explication. Ilspensent que le prophete reproche a ces fils degeneres d'Abraham d'avoir mis k I'entree de leurs maisons des amulettes ou petites statues d'idoles. Ce sens ne manque pas de probabilite. — Decouvett ta cotiche : continuation de I'image (vers. 7). — Tu as elargi ton lit pour y recevoir beaucoup d'amants : tu as multiplie les idoles (vers. 13). — Letirs eiiibrassemenis, litt. conaibituin coruin. — Tie as souille tes regards-, h^br. idd chazith. Le sens serait a peu pres celui qu'exprime Ezech. xvi, 25; xxiii, 20. II faut convenir pourtant que cette interpretation est peu satisfaisante. D'autres, tie as ainie leur coiiche partoiit ou tu Pas vue. — La Vulgate : tu as ahne ouvertenient leur couche.
9 sv. Le prophete reproche maintenant a Israel d'avoir pratiqu^ une autre forme de paganisme, une sorte d'idolatrie politique, en recherchant I'alliance des puissances paiennes, ce qui impliquait I'abandon du vrai Dieu et la confiance dans les dieux de ces peuples.
Tu fcs presentee ate rot dAssyrie, lui apportant en present de Vhuile et des par
funis, les plus riches produits de la Palestine. Selon d'autres : tu fes presentee comme une courtisane qui, pour plaire, se couvre de parfums. Allusion a I'envoi par Achaz d'ambassadeurs charges de presents pour Teglath-Phalasar, et i\ son voyage a Damas, oil il s'humilia profondement (litt. jtisqu'ati sejour des marts) devant le roi d'Assyrie pour en obtenir des secours (II Rots, xvi, 7-10); allusion aussi a I'alliance d'Ezechias avec le roi d'Egypte (xxx-xxxi).
10. Oesten valn,']e desespere du succes; ou bien : jy renonce, e'en est trop ! Vulg. : je me reposerai. — Tu as tj-ouve, etc. Vulg. : tu as trouvc la vie de ta main, tu as eu toutes choses en abondance (S. Jerome); c'est ■pourquoi tu n\is pas prie.
ii.Qui eraignais-tu? R^ponse : des hommes mortels, impuissants a te nuire comme a te sauver. — Ne suis-je pas demeure en silence : la suite des pensees est ici difficile a saisir, et diversement indiqude par les interpretes. Pour Dieu, demeurer en silence, c'est ne pas agir; ici, c'est differer le chatiment, et cela depuis longtenps. Ces derniers mots feraient croire que dans ce morceau, Israel n'a pas encore subi I'exil : comp. Ivi, 9;lvii, I. D'autres, au contraire, les expliquent en supposant que, jusque dans I'exil, la masse d'Israel s'est livree a I'idolatrie, et que Dieu lui a epargne un nouveau chatiment.
LA bAlNTK BIBLE. TOME V.
ISAIE. Chap. LVII, 12—21; LVIII, 1—4.
depuis longtemps, tandis que tu ne me craignais pas? ^^Moi, je publicrai ta justice, et cc que tu as fabrique ne te servira de rien. ^sQuand tu crieras, qu'ils te delivrent, tous ces dieux que tu as amasses! Le vent les emportera tous, un souffle les enlevera ; mais celui qui gc confie en moi heritera le pays et possedera ma sainte montagne. ^4 Et Ton dira :
Frayez, frayez la voie; aplanissez-la!
Enlevez tout obstacle du chemin de mon peuple!
^sCar ainsi parle le Tres-Haut, qui siege sur un trone eternel, qui s'appelle le Saint : J'habite dans un lieu haut et saint, et en mane temps avec I'homme contrit et humble d'esprit, pour rendre la vie a I'esprit des humbles, pour rendre la vie aux coeurs
contrits. ^^^ar je ne veux pas contester a toujours, ni garder un courroux eternel, car devant moi tomberaient en defaillance I'esprit et les ames que j'ai faites. ^t K cause de sa convoitise coupable, je me suis irrite et je I'ai frappe; je me suis cache dans mon courroux, et il a, rebelle, suivi la voie de son propre coeur. ^^J'ai vu ses voies, et je le guerirai; je serai son guide et je lui rendrai mes consolations, cz lui qX a ses affliges. ^9 Celui qui met sur les levres la louange, Jehovah, dit : " Paix, paix a celui qui est loin et a celui qui est pres; je le guerirai ! " 20 Mais les mechants sont comme la mer agitee, qui ne pent trouver le repos, et ses flots roulent de la vase et de la boue. ^^11 n'y a point de paix pour le mechant, dit mon Dieu.
SECTION III
La gloire de la nouvelle Jerusalem, ou du nouveau peuple
de Dieu [CH. LVIII — LXVI].
Chap.
CHAP. LVIII. — Premier discours : Si Israel lui rend un vrai culte, Dieu realisera ses promesses. Le faux et le vrai culte [vers, i — 8]. Recompense de la vraie picte [9 — 14].
Rie a plein gosier, ne te retiens pas; fais retentir ta voix comme la trompette, et denonce a mon peuple son peche, a la maison de Jacob ses iniquites. ^Hs me cherchent chaque jour, et ils veulent connaitre mes voies; comme une nation qui aurait pratique la justice et n'aurait pas abandonne le comman-
dement de son Dieu, ils me demandent des jugements justes, ils veulent que Dieu s'approche. 3" Que nous sert de jeuner, si vous ne le voyez pas, d'humilier notre ame, si vous n'y prenez pas garde?" — Au jour de votre jeune, vous faites vos affaires et vous pressez au travail vos mercenaires. 4C'est en vous disputant et
12. Je piiblierai iajustice, tes merites, ta belle conduite! Ironie. — Ce que tu as fabrique^ tes idoles.
13. Que tu as amasses, dont tu as fait une collecflion. — Hi'ritefa Ic pays, recouvrera I'h^ritage de la terre de Juda.
14. 0)1, quelqu'un, piobablement du ciel, dira : Frayez, etc. : promesse de retour aux exiles, et transition h. la conclusion du 2e cycle, conclusion toute semblable a celle du I'-'"' (xlviii, 16-22).
15. Pour rendre la vie, la consolation, la paix et la joie : comp. Ixvi, 2.
16. Dieu exige de rhomme I'humilite, non la saintete parfaite. Comp. Ps. Ixxviii, 38 sv. ciii, 9-14. Le Hir explique la derniere partie du verset : car de moi est 7Jenu V esprit de riiomme, ct fai crcc les dmes; ']t. ne saurais done vouloir les detruire. Comp. Gen. ii, 7; Is. ii, 22; Ps. civ, 29 sv.
17. La convoitise ou latv^/^/df/^'represente ici toutes les mauvaises passions, qui d'ailleurs ont en elle leur principe. Comp. Ps. cxix, 36; I Tiin. vi, 10. — Je me suis cache, je ne me suis plus montre ;i lui ni occupe dc lui.
PROPHETIA ISALE. Cap. LVII, 12—21; LVIII, 1—4.
ego tacens, et quasi non videns, et mei oblita es. 12. Ego annuntiabo justitiam tuam, et opera tua non proderunt tibi. 13. Cum clamaveris, liberent te congregati tui, et omnes eos auferet ventus, toilet aura : qui autem fiduciam habet mei, hereditabit terram, et possidebit montem sanctum meum, 14. Et dicam :
fr. 62. " Viam facite, prasbete iter, declinate de semita, auferte offendiculade via populi mei.
15. Quia haec dicit Excelsus, et sublimis habitans aeternitatem : et sanctum nomen ejus in excelso et in sancto habitans, et cum contrito et humili spiritu : ut vivificet spiritum humilium, et vivificet corcontritorum. 16. Non enim in sempiternum litigabo, neque usque ad finem irascar : quia spiritus a facie mea egredietur, et flatus ego faciam.
17. Propter iniquitatem avaritias ejus iratus sum, et percussi eum :
abscondi a te faciem meam, et indignatus sum : et abiit vagus in via cordis sui. 18. Vias ejus vidi, et sanavi eum, et reduxi eum, et reddidi consolationes ipsi, et lugentibus ejus. 19. Creavi fructum labiorum pacem, pacem ei, qui longe est, et qui prope, dixit Dominus, et sanavi eum. 20. Impii autem quasi mare
fervens, quod quiescere non potest, et redundant fluctus ejus in conculcationem et lutum. 21. *Non est pax impiis, dicit Dominus Deus.
— :i^ CAPUT LVIII. — :i:—
Reprehendit JudEeorum hypocrisim, ostendens eorum jejunium non esse Deo acceptabile ; et quae debeant illud comitari, quibus adhibitis, multa praestantur hominibus beneficia : quomodo debeat sabbatum celebrari,abnegata propria voluntate, et quod sit prasmium ita celebrantium.
LAMA, ne cesses, quasi tuba exalta vocem tuam, et annuntia populo meo scelera eorum, et domui Jacob peccata eorum. 2. Me etenim de die in diem quasrunt, et scire vias meas voiunt : quasi gens, quas justitiam fecerit, et judicium Dei sui non dereliquerit : rogant me judicia justitias : appropinquare Deo voiunt. 3. Quare jejunavimus, et non aspexisti : humiliavimus animas nostras, et nescisti.^ Ecce in die jejunii vestri invenitur voluntas vestra, et omnes debitores vestros repetitis, 4. Ecce ad lites et contentiones jejunatis, et percutitis pugno impie. Nolite jejunare sicut usque ad hanc diem, ut audiatur in excelso
*Supr. 48,
18. y'az vu ses votes : c'est le contraire de je vie suis cache : de nouveau je me suis occupe de lui pour le guerir. — A ses affl\^cs, a ceux qui sont amenes par le chatiment a se repentir et ^ d^sirer le salut.
19. La louan^e, des cantiques d'adflion de grices et de louange en I'honneur de Jehovah; litt., cehd qui cree le fruit des levres. — Celui qui est loin, le Gentil; qui est pres, Israel.
20. Les mechants, ceux qui ne veulent ni s'humilier ni se repentir. Cette menace s'est r^alisee pour la masse d'Israel : I'agitation est le caradlere constant de ce peuple, depuis qu'il a rejete Celui qui est venu apporter au monde la grace et la paix.