‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 23 sur 752 · Deuxieme adle du chatiment, invasion assyrienne · texte numérisé non relu

Deuxieme adle du chatiment, invasion assyrienne

26. 6^^;/!? bmmit-re, un signe de ralliement, autour duquel se reuniront les nations eloic^nces. 11 s'agit de I'empire assyrien, compose de divers peuples reunis par la conquote, et dont plusieurs occupaient des contrdes foi t eloignees de la Palestine. — // les sifflc, comme on ramene, en le sififlant, un essaim d'abeilles a la ruche (voy. vii, 18 et comp. Virgile, Georg. iv, 64) Au lieu de les il y a en h6br./<',au sing.jusqu'kla fin du chapitre.

28. L'arc etait I'arme favorite des Assyriens. Les bas-reliefs de Ninive le representent toujours debout, un arc tendu k la main. — Diirs comme le caillou, qualite fort recherchee, alors qu'on ne ferrait pas les chevaux.

29. Du lion, ou de la lionne : le mot hebr. a les deux sens. Le lion rugit en apercevant sa proie pour la terrifier; il fait entendre un sourd grondement en s'elancjant sur elle. — II gronde : le sujet peut etre le lion, ou, par figure, I'Assyrien,

30. Le IS"" membre peint I'ennemi sous I'image d'un deluge envoye pour purifier la terre. l/n mugisse>ncnt, le bruit que fait la masse des .\ssyriens en se precipitant sur Juda.

Le 2^ membre est difficile. Nous donnons rinterpr^tation de Uelitzsch : 07i regardera le pays de Juda, naguere si beau et si prospere, et tout sera enveloppe de tdnebres, symbole de la ruine et du malheur; cependant il y aura encore des alternatives d angoisse et d esperance; enfin, quand le delai accorde pour le repentir sera passe, que Titus aura briil^ le temple et detruit la nationalite juive, la miit s\'tcndra sur son ciel, le ciel du pays, de Juda.

D'autres, sans tenir compte de la ponctuation massoretique qui divise le membre en trois parties : dans le pays, il n'y a partout qu'obscurit^ : si on regarde vers la terre, tenebres; si on regarde vers le ciel (d'ou vient la lumiere), sombres nuages; litt. : oti regatdera le pays, et on 7ie vcrra que les tenebres de V angoisse, et la lumiere sera votive par les tcmhres.

CHAP. VI

1-13. Ce recit devrait, ce semble, se trouver en tete de tout le livre (comp. Jer. i, Est'ch. i). Quelle que soit la date de sa composition, on peut supposer qu'il a etc place en cet endroit pour former la transition entre les menaces des chap. II-\' et les pro-

PROPHETIA ISAI^.. Cap. V, 26—30; VI, 1—3.

mini in populum suum, et extendit manum suam super eum, et percussit eum : et conturbati sunt montes, et facta sunt morticina eorum, quasi stercus in medio platearum. In his omnibus non estaversus furor ejus, sed adhuc manus ejus extenta. 26. Et elevabit signum in nationibus procul, et sibilabit ad eum de finibus terras : et ecce festinus velociter veniet. 27. Non est deficiens, neque laboransin eo : non dormitabit, neque dormiet, neque solvetur cingulum renum ejus, nee rumpetur corrigia calceamenti ejus.

28. Sagittas ejus acutas, et omnes arcus ejus extenti, Ungulas equorum ejus ut silex, et rotae ejus quasi impetus tempestatis. 29. Rugitusejus ut leonis, rugiet ut catuli Jeonum :

et frendet, et tenebit prasdam : et amplexabitur, et non erit qui eruat.

,30. Et sonabit super eum in die ilia sicut sonitus maris : aspiciemus

in terram, et ecce tenebras tribulationis, et lux obtenebrata est in caligine ejus.

— :i:— CAPUT VI. — :!:—

Isaias, visa Domini majestate, condemnat se quod tacuerit, sed mundatis labiis suis offert se ad pr£edicandum : prsedicitur exctecandus populus usque ad desolationem civitatum juda;, et ejus quae derelifla erat futura consolatio.

N anno, quo mortuus est rex Ozias, vidi Dominum sedentem super solium excelsum et elevatum : et ea, quas sub ipso erant, replebant templum. 2. Seraphim stabant super illud : sex alas uni, et sex alas alteri : duabus velabant faciem ejus, et duabus velabant pedes ejus, et duabus volabant. 3, Et clamabant alter ad alterum, et dicebant : "Sanctus, sanctus ~

sanctus, Dominus Deus

messes des ch. VII-XII, et appuyer les unes comme les autres sur I'autorite de la parole divine.

1. L'annce de la niori, apres cette mort, d'apres la tradition juive. — Je vis : des yeux du corps, ou bien dans I'etat d'extase, par consequent des yeux de I'ame? Le dernier sentiment est plus probable. — Le Seigneur, en hebr. Adoiiai, nom qui exprime le mieux la majeste du Crdateur et souverain Maitre de I'univers. Isaie le voit sous une forme humaine (comme le virent Abraham, Jacob et Moise), siegeant sur un trone elev^, comme un roi oriental, vetu d'une robe longue et trainante, symbole de dignite, et entoure des sdraphins, qui sont ses ministres (I Rois, xxii, 19; Hebr. i, 14; Dan. vii, 10). S. Jean (xii, 41) rapporte I'apparition ici d^crite au Fils de Uieu, au Verbe, sans doute en tant qu'il est le rayonnement et la manifestation de la divinite invisible; plusieurs Peres de I'Eglise la rapportent au Pere, d'autres k la S'e Trinite tout entiere. — Le teinple, le sandluaire celeste, montre a I'esprit du prophete sous des formes semblables a celles du temple de Jerusalem.

2. Scraphins, distincSls des Cherubins {Gen. iii, 24; Ezech. i, al.); leurnom signifie les brula7its : representants de la saintet^ divine, leur office est de consumer le peche

^ (vers. 7). — Six ailes : deux pour voiler leur

'>« visage, devant la face de Dieu dont ils ne

pourraient soutenir I'eclat {Exod. iii, 6;

xxxiii, 20; I Rois, xix, 13); deux pour couvrir leurs pieds, c.-k-d. toute la partie inferieure de leur corps, par respecfl, devant Dieu (comp. Ezech. i, 11), et deux pour voler, se soutenir en I'air des deux cotes du trone, au-dessus de Celui qui y est assis.

3. L'lm a V autre, ce qui suppose les Seraphins partages en deux choeurs. — Saint, propr. separe, mis a part. La saintete de Dieu, c'est son absolue perfecTlion qui le separe de toute creature. Une creature est sainte quand elle est mise k part pour un but religieux, quand elle est cofisacre'e a Dieu. Saint est done oppos^ plus encore a profane qu'a souille. Mais de I'idee primitive de separation decoule naturellement celle de bonte morale, de purete parfaite, d'absence de toute souillure que nous attachons le plus souvent a ce mot. La triple repetition fait ressortir mieux qu'une simple affirmation le caraflere absolu de cet attribut divin, en meme temps qu'elle est, dans la conscience de ces esprits bienheureux, sinon dans celle du prophete, un hommage adresse a chacune des personnes divines. Comp. Apoc. iv, 8. — Sa gloire, rayonnement exterieur et visible des perfecflions de Dieu, par consequent de sa saintete.

Le cantiquedes sdraphins nous revele le but dernier de tous les conseils et de toutes les ceuvres deDieu:manifester sa saintete; sanctifier les hommes par la participation et par I'i mitation de la saintete divine : Exod. xix, 6;

■ Apoc. 4,

ISAIE. Chap. VI, 4—13; VII, i.

sa gloire." 4Les fondements des portes etaient ebranles par la voix de celui qui criait, et la maison se remplit de fumee. 5Alors je dis : " Malheur a moi ! je suis perdu! car je suis un homme aux levres souillees, et j'habite au milieu d'un peuple aux levres souillees, et mes veux ont vu le Roi, Jehovah des armees! " 6 Mais I'un des Seraphins vola vers moi, tenant a la main un charbon ardent, qu'il avait pris sur I'autel avec des pincettes. 7 II en toucha ma bouche et dit :

" Ceci a touche tes levres ; ton iniquite est enlevee et ton peche expie. "

^Et j'entendis la voix du Seigneur disant : " Qui enverrai-je, et qui ira pour nous?" Et je dis : "Me voici, envoyez-moi." 9ll dit : " Va, et dis a ce peuple : Entendez, et vous ne comprendrez point; voyez, et vous

n'aurez point I'intelligence. ^o Appesantis le cceur de ce peuple, et rends ses oreilles dures, et bouche-lui les yeux, en sorte qu'il ne voie point de ses yeux et n'entende point de ses oreilles, et qu'il ne se convertisse point et ne soit point gueri." ^^Et je dis : "Jusques a quand, Seigneur?" II repondit : " Jusqu'a ce que les villes soient devastees et sans habitants, qu'il n'y ait plus personne dans les maisons, et que la terre soit ravagee et deserte; ^^jusqua ce que Jehovah ait eloigne les hommes et que la solitude soit grande dans le pays. ^aEt sil y reste encore un dixieme de ses habitants, ils seront aneantis a leur tour. Mais comme le terebinthe et le chene conservent leur souche quand ils sont abattus, la souche d'Israel sera une semence sainte.

Ch. VII.

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