‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 401 sur 752 · Buisson ifrpincs^YvXg. aubepine. — Un · texte numérisé non relu

Buisson ifrpincs^YvXg. aubepine. — Un

PROPHETIA EARUCH. Cap. VI, 62—72.

ciunt quod imperatum est eis.

62. Ignis etiam missus desuper ut consumat montes, et silvas, facit quod prasceptum est ei. Hasc autem neque speciebus, neque virtutibus uni eorum similia sunt. 63. Unde neque existimandum est, neque dicendum, illos esse deos, quando non possunt neque judicium judicare, neque quidquam facere hominibus.

64. Scientes itaque quia non sunt dii, ne ergo timueritis eos.

65. Neque enim regibus maledicent, neque benedicent. 66. Signa etiam in coelo gentibus non ostendunt, neque ut sol lucebunt, neque illuminabunt ut luna. 67. Bestias meliores sunt illis, quas possunt fugere sub tectum, ac prodesse sibi.

68. NuIIo itaque modo nobis est manifestum quia sunt dii : propter quod ne timeatis eos.

69. Nam sicut in cucumerario formido nihil custodit : ita sunt dii illorum lignei, et argentei, et inaurati. 70. Eodem modo et in horto spina alba, supra quam omnis avis sedet. Similiter et mortuo projecto in tenebris similes sunt dii illorum lignei, et inaurati, et inargentati :

71. A purpura quoque et murice, quae supra illos tineant, scietis itaque quia non sunt dii. Ipsi etiam postremo comeduntur, et erunt opprobrium in regione. 72. Melior est homo Justus, qui non habet simulacra : nam erit longe ab opprobriis.

lieu obscur, peut-eti'e le torn beau. La comparaison porte sur I'absence de sensibilite. 71. Le iiiarbre, Viilg. Vecarlate. — Une honte : on se moquera d'un dieu pourri 011 mutile; ou bien : on sera confus de I'avoir adore.

T2. Vhointne juste vaut mieux que I'adorateur des idoles ; il ne sera pas expose aux deceptions de ceux qui mettent en elles leur confiance. Le traducfleur syriaque ajoute pour completer la pensee : // attend le Seigneur son Dieu.

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Intrnbuction.

AVEC EzGchiel,! fils de Buzi.nous sommcs en Chaldce, dans Ic pays de Babjdone, sur les rives du Chobar, au milieu des Juifs deportes par Nabuchodonosor apres le deuxieme siege de Jerusalenn (598 av.

J.-C.) et depuis (// Rois,xxiv, 12 sv).

Ezechiel age alors d'environ 25 ans etait du nombre des pretres emmenes par le vainqueur (i, 1-3; xxxiii, 21; xl, i). II s'etait fixe dans une localite, encore imparfaitement identifiee, appelee Tell-Abib (iii, 15). II fut appele au ministere prophetique cinq ans apres son arrivee dans la tcrre de Chaldee, le cinquieme jour du quatrieme mois (juin-juillet 592 av.

J. Ch.). Comme sa prophetie centre I'Egypte (xxix, 17) est datee de la 27^ annee de sa captivite, on est en droit de conclure qu'il prophetisa pendant une periode d'au moins 22 ans. Ezechiel mourut au milieu de ses compatriotes exiles dont il avait pendant si longtemps repris les vices et soutenu les esperances.

En effet, les evenements survenus n'avaient pas change les dispositions des deportes, pris en masse. La plupart gardaient loin de la patrie les funestes illusions dont se bercaient encore leurs freres plus heureux restes a Jerusalem. Le royaume de Juda agonisait : par un aveuglement etrange, et en depit des affirmations les plus claires de leurs prophetes, ni en Judee ni en Chaldee les Juifs ne vou-

laient croire qu'il put jamais succomber. lis se persuadaient que I'epreuvc ne serait que passagere : Jehovah devait a la gloire de son nom de nc pas laisser prevaloir les nations ; quand tout paraitrait desespere, il interviendrait comme jadis par un miracle de sa puissance.

Les oracles des faux prophetes entretenaient ccs folles illusions. A Babylone comme a Jerusalem, ces hommes cupides, ambitieux, avides de popularite s'inscrivaient en faux contre les predi6lions menacantes des envoyes de Dieu. Bientot Babel serait brisee; "encore deux annees de jours et Dieu ferait rapporter les vases sacres enleves au temple par Nabuchodonosor; les exiles reviendraient, ramenant avec eux le roi legitime, Jechonias, fils de Joakim; " Juda se releverait plus glorieux que jamais {J^cr.

xxviii, 1-4. I i.Comp. Zf-s'^'V/^xiii, i sv.).

Ouand le roi de Babylone eut enfin ruine ces esperances vaines en livrant Jerusalem aux flammes et en deportant ses derniers habitants, un revirement se produisit parmi les captifs.

La ville sainte, le temple, la race de David, tout ce qui faisait la gloire de la theocratie et portait ses esperances, etait tombe : les promesses divines n'etaicnt-elles pas tombees en meme temps? Le Dieu d'Israel ne semblait-il pas atteint le premier par cette defaite qui aneantissait son peuple ? Avec le decouragement, c'etait le peril de la seduction religieuse et de I'apostasie.

1 En hebreu Ar/^/s-^'tV (LXX : 'U^f/j.-rfK, Eccli. xlix, 8), dont le sens est, ou bien " Dieu est fort ''^ en le derivant de la forme Ti sens intransitif iechezaq-el, ou bien plus probablement '^Dieti fendfof't", de la forme transitive iechaszeq-el Telle est I'interpreta-

tion de S. Jerome, in Ez. J, 3 '" roborntus a Deo:' M. 25, col. 19. Cfr. in Cap. XLVII, 8, col. 471. De la sorte, Ezechiel comme Isaie, Jeremie, Daniel, porte dans son nom luimeme la signification symbolique de sa mission providentielle. Comp. viii, 9.

LA PROPHI^TIE D'EZfiCHIEL.

Ezechiel avait eu pour mission, pendant les premieres annees, jusqu'a I'heure de la catastrophe, de combattre les illusions qui empechaient les exiles de se reconnaitre. Avec une energie obstinee il s'etait attache a convaincre ses freres de I'inanite de leurs reves. Dans des predications vehementes, pleines d'un apre et dur realisme, il leur avait montre dans leurs peches la cause veritable des chatiments imminents. II lui fallait desormais arracher ses compatriotes au double peril du decouragement ct de la perversion de leur foi. Sans cesser de combattre les vices de ce peuple " au front dur et au coeur indomptable ", ses oracles insistent surtout a partir de ce moment sur I'inebranlable certitude des promesses messianiques.

De I'arbre de David, coupe jusqu'aux racines, un rameau est demeure. Plante par la main de Dieu sur le sommet d'une montagne, il se developpe, porte du fruit,.devient un cedre magnifique, et a I'ombre de ses branches viennent s'abriter les oiseaux du ciel : car Dieu, qui desseche le bois vert, vivifie le bois aride : tous les arbres de la region verront ce prodige de sa puissance (^Ezcch. xvii, 22-24). — Un autre David surgira qui sera le pasteur du nouveau peu-

ple de Dieu (xxxiv, 23); il sera le seul pasteur, et il n'y aura plus qu'un peuple (xxxvii, 22 sv.). A la place du temple detruit, de ses pretres disperses, de sa ville sainte et de sa terre profanees, Dieu donnera a son peuple restaure un temple nouveau plus magnifique que le premier et siege eternel dc sa gloire ; un nouveau sacerdoce entierement saint, avec un culte plus parfait, dans une Jerusalem nouvelle; et dans la terre sainte, reconquise et purifiee, un nouveau partage assignera a chaque tribu et a chaque famille de nouvelles habitations (xl-xlviii). — Car Dieu est toujours Jehovah : fidele a realiser ses proviesses coviine il I'a ete a executer ses menaces.

Telle est en effet la pensee fondamentale du livre, qui est ainsi, comme on I'a dit avec raison, le livre de la fide lite de Dieu.

Les propheties qui le composent se suivent,a quelques exceptions pres, dans I'ordre chronologique.^ Elles se divisent en deux grandes parties :

Dieu fidele en ses menaces; Dieu fidele en ses promesses. Entre les deux se place un groupe d'oracles contre les peuples paiens. On peut done distinguer dans le livre trois parties.

' Void, par ordre d

annees, les indications

chronologiques

contenues dans le livre.

Elles ont toutes

po

ur point de depart la deportation de J^chonias (597).

la

annde, 46 mois,

56 jour

i-iii, 15

iii, 16

la

iii, 16-vii.

viii, I

la

6e — (LXX:y)-

viii, i-xix.

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