Comp. vers
18. D'une hauteur effrayantc : y^Xwi, une roue est haute, plus son mouvement est rapide et puissant. — Remplies d'yeux, pour signifier que les forces de la nature n'agissent pas comme une puissance aveugle, mais qu'elles obeissent a I'impulsion de la sagesse divine qui s'en sert pour la realisation de ses desseins. Comp. Apoc. iv, 6; Zachar. iv, 10 Selon Vigouroux cts yeu.-i, doivent etre pris au sens tigure; ils signifieraient les parties colorees de la circonfcrence des roues. Comp. Ezdch. x, 9.
* Infr.i 10,
PROPHETIE D'EZECHIEL. Chap. I, 19—28; II, i, 2.
autour. i9 0uand les etres allaient, les roues allaient aussi a cote d'eux, et quand les etres s'elevaient de terre, les roues s'elevaient aussi. 20 La ou I'esprit les poussait a aller, ils y allaient, I'esprit les y poussant, et les roues s'elevaient avec eux, car I'esprit de I'etre vivant etait dans les roues.
21 Quand ils allaient, elles allaient; quand ils s'arretaient, elles s'arretaient.et quand ils s'elevaient dc terre, les roues s'elevaient aussi, car I'esprit de I'etre vivant etait dans les roues.
22Au-dessus des tetes des etres vivants etait la ressemblance d'un firmament pareil a un crista! eblouissant ; il etait etendu au-dessus de leurs tetes. 23 Et sous le firmament se dressaient leurs ailes, I'une vers I'autre, et chacun en avait deux qui lui couvraient le corps de chaque cote.
24 Et j'entendis le bruit de leurs ailes quand ils allaient, comme le bruit des grandes eaux, comme la voix du Tout-Puissant, un bruit tumultueux
comme celui d'un camp ; quand ils s'arretaient, ils laissaient retomber leurs ailes. 25 Et il se faisait un bruit partant du firmament etendu sur leurs tetes ; quand ils s'arretaient, ils laissaient retomber leurs ailes. 26 Audessus du firmament qui etait sur leurs tetes, on voyait comme une pierre de saphir, en forme de trone, et sur cette ressemblance de trone il semblait y avoir comme une figure d'homme au-dessus. 27Au-dedans et a I'entour, je vis comme du metal semblable a du feu depuis ce qui paraissait ses reins et au-dessus, et depuis ce qui paraissait ses reins etaudessous je vis comme du feu resplendissant autour de lui. ^8 Comme I'aspe6l de Tare qui est dans la nuee un jour de pluie, ainsi etait I'aspeft de la splendeur qui rayonnait a I'entour :
c'etait une image de la gloire de Jehovah. A cette vue, je tombai sur ma face et j'entendis la voix de quelqu'un qui parlait.
CHAP. II. — Vocation d'Ezechiel au ministcre prophetiquc.
Chap. II. iJL me dit : " Fils de I'homme, tiens-toi debout, et je te parlerai. "
^Et comme il me parlait, I'Esprit entra en moi et me fit tenir debout.
19-21. Un parfait accord regnait entre les niouvements des Cherubins et ceux des roues. Les repetitions qui accompagnent I'expression de cette pensee semblent marquer la surprise du prophete a la vue de cette merveille.
20. L esprit : voy. vers. 1 2. — L! esprit les r poussmtt :zc.'=, mots manquent dans les LXX; plusieurs les consid^rent comme une glose.
22 28. Le trone de Jehovah.
22. U n Jirinainent , litt. U7ie etcuduc {Gen. i, 6 sv.), une sorte de dais de cristal, litt. de glace., et par extension de cristal.
23. Leurs ailes, celles de la partie superieure du corps, se dressaient, dans le sens horizontal, sembl.Tnt soutenir le dais, mais sans le toucher. Comp. vers. 9 et 11.
2\.Lavoix du Tout-Puissant, le tonnerre (x. 5). — lis laissaient retomber., ou selon Knabenbauer, reposer leurs ailes, ils ne les agitaient plus, tout en les tenant toujours etendues, pretes au vol.
25. Un bruit y celui des ailes des Chdrubins quand ils volaient. D"autres : et il y avait une voix de dessus le firmament etendu
sur leurs tetes, voix divine qui commandait le mouvement ou le repos aux Cherubins. Vulg., et quand une voix se faisait entendre de dessus le firmament ..., Us s'arretaient et abaissaient leurs ailes.
26. Pierre de bleu sapfiir : " embleme du repos profond qui regne au sein de I'Etre divin, au milieu meme de la plus intense artivit^. " Comp. Exod. xxiv, 10. — Une figure dliomine : I'homme seul.cree a I'image de Dieu, pent representer Dieu en quelque maniere : comp. Dan. vii, 9; Is. vi, 1 sv. Toutefois le prophete accumule les expressions pour faire entendre qu'il n'v a la que des images, des ressemblances, des formes.
27. Au-dedans du trone, et a Ventour : la figure n'avait qu'une forme vague, dont les contours ne se dessinaient pas nettement. — - Du metal, ou de Pemail : voy. vers i\. - A cette vue, etc. : dans la Vulg., cette fin de verset est reportee, c\ tort, semble-t-il, au commencement du chapitre suivant.
28. ZWr-en-ciel rappelait la promesse de Gen. ix, 12; son apparition vient temperer la rigueur du jugement divin : un reste
PROPHRTIA EZECHIELIS. Cap. I, 20—28; II, i, 2.
pariter et rotas juxta ea : et cum elevarentur animalia de terra, elevabantur simul et rotas. 20. Quocumque ibat spiritus, illuc eunte spiritu, et rotas pariter elevabantur, sequentes eum. Spiritus enim vita; erat in rotis. 21. Cum euntibus ibant, et cum stantibus stabant : et cum elevatis a terra, pariter elevabantur et rotae, sequentes ea : quia spiritus vitae erat in rotis.
22. Et similitude super capita animalium firmamenti, quasi aspectus crystalli horribilis, et extenti super capita eorumdesuper. 23. Sub firmamento autem pennas eorum rectas alterius ad alterum : unumquodque duabus alisvelabat corpus suum, et alterum similiter velabatur. 24. Et audiebam sonum alarum, quasi sonum aquarum multarum, quasi sonum sublimis Dei :
cum ambularent quasi son us erat multitudinis ut sonus castrorum :
cumque starent, demittebantur pennas eorum. 25. Nam cum fieretvox super firmamentum, quod erat super caput eorum, stabant, et submittebant alas suas. 26. Et super firmamentum, quod erat imminens
capiti eorum, quasi aspectus lapidis sapphiri similitudo throni : et super similitudinem throni, similitudo quasi aspectus hominis desuper.
27. Et vidi quasi speciem. electri, velut aspectum ignis, intrinsecus ejus per circuitum : a lumbis ejus et desuper, et a lumbis ejus usque deorsum, vidi quasi speciem ignis splendentis in circuitu : 28. velut aspectum arcus cum fuerit in nube in die pluvias : hie erat aspectus splendoris per gyrum.
^•i-- CAPUT II. — :i:—
Robora-tur propheta exterritus, ut intrepide argiiat rebelles filios Israel, si quo modo tandem ab inveteratis peccatis resipiscant ; et jubetur comedere librum scriptum intus et foris, in quo erant lamentationes, et carmen, et vae.
|]i5iC visiosimilitudinisgloriae Domini : et vidi, et cecidi in faciem meam, et audivi vocem loquentis.
Et dixit ad me : Fili hominis sta super pedes tuos, et loquar tecum.
2. Et ingressus est in me spiritus postquam locutus est mihi, et sta-
d'lsrael sera sauve, germe d'une glorieuse restauration.
Deux considerations donnent la clef de ce chapitre. '° II etait a craindre que les captifs de Juda, transportes brusquement au milieu des splendeurs de I'art chaldeen et des ceremonies grandioses du culte des faux dieux, n'en ressentissent une impression funeste pour leur foi en les portant a croire que des dieux si solennellement honores etaient puissants et redoutables. Voila pourquoi Dieu se revela aux prophe tes de la captivite, Ezechiel et Daniel, dans des visions pleines de grandeur et de magnificence; il ne fallait pas que la verite parut le ceder a I'erreur.
20 Dieu se disposait alors a abandonner son san(ftuaire du mont Sion " le lieu de son repos " (Ps. cxxxii, 8, 14), et il va s'en chercher un nouveau ; il sera le sanduaire de son peuple sur la terre d'exil (xi, 16). Mais en meine temps le moment etait venu ou sa rtfveJation, au lieu de s'adresser a Israel seul, deviendrait universelle et s'adresserait au monde entier. C'est encore pour ex-
primer cette idee que Tancien type des Cherubins porteurs de son trone, est modi fie. lis ont quatre faces ou aspecfls, tournes vers les quatre points de I'horizon, pour marquer I'aclion universelle de Dieu. Plus tard,quand la lumiere du Verbe incarne aura brille dans le monde, et que lui-meme sera retourne a la droite de son Pere, tout cet appareil de mouvement cessera ; les quatre Cherubins n'auront plus qu'une face unique et se tiendront immobiles autour du trone ou siege Celui qui vit aux siecles des siecles {Apoc. \y, 6 sv. Comp. Rom. xiv, 9).
CHAP. II
1. Fiis de P/iomme^ plus exadlement yf/.v d'homme : appellation familiere a Ezechiel cjui I'emploie 80 fois; elle ne se rencontre nuUe part ailleurs, si ce n'est une seule fois dans Daniel (viii, 17). Elle a pour but de faire ressortir la faiblesse naturelle du prophete. Seule la toute-puissance de Dieu lui donnera la force d'accomplir son ministere. — Tiens-toi deboift : comp. Apoc. i, 17.