La ptinition, litt. le peche, pour la peitie du peche
Suit le tableau de la saintete qui regnera sur la terre sous la royaute de Jehovah.
20. Les clochettes, Vulg. le frein. — Saintete a JeJwvah, c.-a-d. saint, consacre' a Jehovah. Ce sont les mots qui ctaient graves
sur la tiare du grand ^x^X.xt{Exod. xxviii, 36). Sens : sous la souverainete de Jehovah, tout sera marque du sceau de la consecration positive a Dieu ; le profane n'existera plus. Comp. I Cor. x, 31. — Les chaudieres servant a cuire les viandes de sacrifices qui devaient etre mange'es comme les aliments sacres dans le parvis; elles seront aussi saintes que les coiipes dans lesquelles on recueillait le sang des viclimes pour en arroser I'autel.
21. Et meme toute chaudiere uniquement destinee aux usages de la vie ordinaire sera marquee d'un sceau de consecration. — De C/uinane'en;W\i\g., de ntarchand {d&st la signification du mot Chananeeii) trafiquant dans le temple et le profanant : comp. Soph. i, 11; Osee,x\\, 8; Ezech. xliv, 9. Ou mieux : allusion a la tribu chananeenne des Gabaonites, qui avait ete admise a remplir des emplois inferieurs dans le temple. Sens : il n'y aura plus d'etranger ; tons les adorateurs seront de la famille de Dieu ; tous rempliront avec le meme empressement et le meme respecft les offices les plus vulgaires en apparence dans la maison de Jehovah.
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Intrcibiuticin.
COMME rindique la place qu'il occupe dans le Canon, Malachie est le dernier prophete de I'Ancien Testament. Au moment ou il parait le temple est reconstruit; on y accompHt les aftes ordinaires du culte ; Ton y ofTre les sacrifices prescrits par la Loi (i, 6 sv.; ii, 3 sv.). Une tradition tres ancienne, commune a la Synagogue et a I'Eglise, fait de lui un contemporain d'Esdras et de Nehemie. Rien dans son livre ne dement ce temoignage; quelques indices, peu nombreux, il est vrai, tendraient plutot a le confirmer.
Autant qu'il est permis d'en juger par un ecrit aussi court, la situation generale n'est pas tres differente de celle du judaisme d'alors. Par les dispositions qu'ils manifestent, les auditeurs de Malachie ressemblent assez aux Juifs des livres d'Esdras. Les magnifiques promesses attachees au retour de I'exil tardant a se realiser dans le sens ou leur esprit grossier les avait comprises, ils sont decus et decourages (iii, 14 sv. ; comp. II Esdr. ix, 16, 37). La ferveur religieuse a subi une sensible depression. La tiedeur se trahit chez les pretres par la negligence coupable et interessee dans le choix des vi6limes (i, 6 sv.); chez le peuple par I'oubli volontaire des dimes et des redevances sacerdotales (iii, 7 sv. Comp. II Esdr. xiii, 10 sv.); chez tous par la violation ouverte de la Loi dans I'une de ses prescriptions les plus graves : les mariages mixtes entre Israelites et femmes etrangeres ne sont pas rares ; et, sousdespretextes futiles,uniquemcnt pour assouvir sa passion ou par motif de vil interet, Ton repudie les femmes
Israelites. Ainsi s'alterent la purete et la saintete de la race depositaire des benedi6lions divines et qui doit donner au monde le Messie. Les chefs du peuple, des pretres meme donnent I'exemple scandaleux de cette prevarication (ii, 10 sv.; 13 sv. Comp. I Esdr. ix, i sv.; II Esdr. xiii, 23 sv.).
Sans etre decisives, ces raisons, venant s'ajouter a I'autorite tres sericuse de la tradition, rendent a peu pres certaine I'opinion qui assigne a I'aclivite prophetique de Malachie la periode qui s'ecoule depuis la 7^ annee d'xArtaxerces jusqu'a I'epoque incertaine du deuxieme retour de Nehemie en Palestine. Sur ce point I'accord est a peu pres complet entre les auteurs de toute nuance. II Test beaucoup moins des que Ton essaie de preciser davantage les dates.
Malachie a-t-il par ses predications prepare la reforme, alors qu'Esdras etait encore seul? ou I'a-t-il secondee au moment ou Nehemie etant arrive, les deux reformateurs travaillerent de concert a relever I'edifice interieur de la theocratic, en meme temps que sous les ycux des ennemis impuissants d'Israel ils construisaient les muraillcs dc la ville (II Esdr. iv, 17)? Ou bicn ne prophetisa-t-il que plus tard soit pendant la longue absence de Nehemie, soit a la suite de son retour? II est d'autant plus difficile de donner a ces questions une reponse satisfaisante qu'a I'absence de tout document positif s'ajoute I'incertitude de I'ordre chronologique dans lequel les evenements se sont succede pendant cette periode. '
On n'est pas fixe non plus sur la personnalite du prophete. Pour la
' Voyez la Preface aux livres d'Esdras,
LA PROPHETIE DE MALACHIE
plupart des modernes le nom de Malachie est le nom patronymique. ^ Pour beaucoup d'anciens il n'est qu'une denomination d'emploi ou de mission sous laquelle se cache le veritable auteur du livre, probablement Esdras. On s'expliquerait ainsi que ce grand homme ne figure pas dans le livre de Jesus fils de Sirach sur la liste des personnages illustres d'lsrael dont cet auteur fait I'elosfe : en effet il se trouverait nomme deja avec les 12 petits prophetes. ^
La prophetie de Malachie, ecrite dans une langue pure malgre quelques expressions inusitees, se presente sous la forme d'un dialogisme vif et saisissant.
Apres \xx\ prologue (i, r-5) dans lequel Ic prophete releve fortement I'ingratitude du peuple, viennent les reproches et les exhortations 1° a I'adresse des pretres (i, 6-ii, 9); 2° a I'adresse de toutes les classes du peuple (ii, lo-iv, 3). L epilogue (iv, 4-6) est une exhortation a observer fidelement la loi de Moise, et a se preparer ainsi au jour du Seigneur " grand et redoutable ".
Au point de vue messianique, Malachie annonce clairement I'abrogation des sacrifices mosaiques, auxquels sera substituee " I'oblation pure " qui sera presentee a Dieu non plus seulement en un seul lieu, le Temple de Jerusalem, mais partout (i, 6-1 1).
Le Messie viendra dans le Temple reconstruit par Zorobabel, comme le Dieu auquel ce temple est consacre (iii, i). Son avenement sera celui d'un Sauveur, et celui d'un Juge (iii, 2 sv.). Un envoye le precedera : c'est saint Jean-Baptiste, charge de lui preparer les voies (iii, i ; comp. iv, 5).
" Ainsi, dit Bossuet, le dernier prophete de I'ancien peuple marque Ic premier prophete qui devait vcnir apres lui. Jusqu'a ce temps le peuple de Dieu n'avait point a attendre de prophete ; la loi de Mo'ise lui devait suffire. " Le grand ecrivain ajoute :
" Dieu donna a la Majeste de son fils de faire taire les propheties durant tout ce temps, pour tenir son peuple en attente de celui qui devait etre I'accomplissement de tous les oracles. " 3
' Voyez Kiiabcnbauer, in Proph. Min, t. ii, p. 411-412. Le nom de Malachie pourrait etre considere comme une abreviation de Male\ik-yali, le Messager de Jehovah.
2 Telle etait en particuHer la croyance de I'ancienne synagogue. La LXX qui reproduit tels quels les noms des autres prophetes donne la traducftion du notre, au chap, i, V. 1 : Beydd Male'aki, par le ministere de son ange, hi /E-.p! aYys'Xoj au-ou. La paraphrase chaldaique, apres avoir traduit le nom par i/ion ange, ajoute explicitement : ce 710111 desigiie Esdras Ic scribe. Les autres tradufteurs, il est vrai, reproduisent le nom hebraique, sans se prononcer. Les Peres les plus anciens ont suivi la LXX, qui leur^tait
seule connue. Toutefois leur silence meme prouve qu'ils n'avaient pas connaissance d'une tradition contraire. Quant aux deux Peres qui ont lu Malachie immediatement dans le texte primitif, Origene et S. Jdrome, ils acceptent sans hesitation I'opinion de la synagogue : pour eux Esdras et Malachie, c'est tout un. Voy. Orig. dans les Demonstr. evang., Prop, iv, p. 332; S. Hier. in Malach. Proem., t. xxv, col. 1542 et ailleurs. — Le P. Cornely, Introd. histor. et critic, in libros V. T. II, 2, n'5 321 defend avec force cette maniere de voir.
^ Bossuet, Discours sur I'Hist. universelle, IL partie, ch. ix.
-Kil^-
PROPHETIE DE MALACHIE. Chap. I, i— ii.
CHAP. I, I — 5. — Titre. Introdu6lion.
Chap. I.
Entence, parole de Jehovah a Israel par I'intermediaire de Malachie.
'Je vous ai aimes, dit Jehovah; et vous dites : " En quoi nous as-tu aimes? — Esaii n'est-il pas frere de Jacob.' dit Jehovah; et j'ai aime Jacob. 3 Mais j'ai hai Esaii ; j'ai fait de ses montagnes une solitude et livre son heritage aux chacals
du desert. 4 Si Edom dit : " Nous avons ete detruits, mais nous r.elevcrons les mines," ainsi parle Jehovah des armees : lis batiront; moi, je renverserai ; et Ton dira d'eux : " C'est un territoire d'iniquite, c'est le peuple contre lequel Jehovah est irrite pour toujours." sVos yeux le verront, et vous vous direz : " Que Jehovah soit glorifie sur le territoire d'Israel! "
CHAP. I, 6 — n, 9. — Reproches adresses au peuple et specialement aux pretres au sujet des offrandes.
Chap. I.
N homme honore son pere, et 'j un serviteur son maitre. Or, si je suis pere, 011 est I'honneur qui m'appartient? Et si je suis Seigneur, oil est la crainte qui m'est due? dit Jehovah des armees a vous, pretres, qui meprisez mon nom. Vous dites : " En quoi avons-nous meprise ton nom ? " ^En ce que vous apportez sur mon autel des aliments souilles.
Et vous dites : " En quoi t'avonsnous souille? " En ce que vous dites : " La table de Jehovah est chose vile.
^Ouand vous presentez une bete aveugle pour la sacrifier, est-ce qu'il n'y a pas de mal a cela? Et quand vous en amenez une boiteuse et malade, est-ce qu'il n'y a pas de mal a
CHAP. I
I. A Israel, a tout le peuple revenu de I'exil; il s'y trouvait quelques membres de I'ancien royaume d'Israel, maLs la plupart appaitenaient a Tancien royaume de Juda.
2-3. Vous dites : c'est sa misere presente qui fait parler ainsi Israel. — Esaii &X Jacob sont deux " fieres jumeaux, enfants du rneme pere; 11 n'y avait pas de raison apparente pour que Dieu prefeiat Fun a I'autre; c'est done par pur amour, par pure grace qu'il a choisi Jacob " (Trochon). Tandis que Dieu a rendu a Jacob et au peuple descendu de lui son existence nationale, sa patrie et son cuke, il a rejete (litt. hai, c.-a-d. moins aime : comp. Rom. ix, 11-18) Esaii et le peuple descendu de lui, les Edomites, et fait de I'ldum^e et de ses montagnes une soliinde. — J'ai livre son heritage aux cha-
cela? Va done I'ofTrir a ton gouverneur? T'agreera-t-il? Te sera-t-il favorable? dit Jehovah des armees. 9Et maintenantallez supplier Dieu d'avoir pitie de vous! Quand vous agissez ainsi, Dieu accorderait-il sa faveur a I'un d'entre vous ^ dit Jehovah des armees. 10 Que I'un d'entre vous ne ferme-t-il plutot les portes, pour que vous n'embrasiez pas mon autel en pure perte! Je ne prends aucun plaisir en vous, dit Jehovah des armees, et je n'agree aucune offrande de votre main. "Car du levant au couchant mon nom est grand parmi les nations, et en tout lieu on offre a mon nom de I'encens et des sacrifices, une oblation pure, car mon nom est
cals du desert ; d'autres avec les LXX : Jai fait de son heritai^e des habitations de desert, par opposition k des habitations de ville.
Cette devastation de I'Idume'e parait avoir eu pour auteurs les Chaldeens sous Nabuchodonosor, peu apr6s la ruine de Jerusalem. Camp. Is. xxxiv, 6-15.
4. Je renverscrai : apres un penible essai de relevement, I'ldumee fut incorporee au peuple juif par Jean Hyrcan (135-106), et son nom meme ne tarda pas a disparaitre.
6-7. Je suis pere : comp. Deut. xxxii, 6. — Des aliments, litt. un pain : il ne s'agit pas des pains de proposition qu'on n'apportait jamais sur I'autel; le mot lechem a ici le sens etendu de mets, aliment, et designe la chair des viclimes appelee nourriture de Dieu, Lev. xxi, 6, 8, 17; Nombr. xxviii, 2. Le peuple, qui etait pauvre, par dconoraie et par ddfaut de religion, ne fournissait pas
PROPHETL\ MALACHLE. Cap. I, i— ii.
— *— CAPUT I. — :i:—
Prophetia Malachite ad Israel, quern Dominiis arguit ingratitudinis, quod non agnoscebat se in Jacob, unde descenderat, dile(flum, rejecfto Esau cum populo suo : ideo conqueritur se ab Israel non lionoraii neque timeri, quodque sacerdotes despiciant nonien Domini, quorum rejicit sacrificia, gratam habens oblationeni mundam quae in omni loco ei ofifertur.
NUS verb! Domini ad Israel in manu Malachia?.
2. Dilexi vos, dicit Dominus, et dixistis : In quo dilexisti nos? Nonne frater erat Esau Jacob, dicit Dominus, et "dilexi Jacob, 3. Esau autem odio habui? et posui montes ejus in solitudinem, et hereditatem ejus in dracones deserti, 4. Ouod si dixerit Idumasa : Destructi sumus, sed revertentes asdificabimus quas destructa sunt : ha^c dicit Dominus exercituum : Isti aedificabunt, et ego destruam : et vocabuntur termini impietatis, et populus, cui iratus est Dominus usque in aeternum, 5. Et oculi vestri videbunt : et vos dicetis : Magnificetur Dominus super terminum Israel.
6. Filius honorat patrem, et servus dominum suum : si ergo Pater ego sum, ubi est honor meus? et si Dominus ego sum, ubi est timor meus, dicit Dominus exercituum?
ad vos, o sacerdotes, qui despicitis nomen meum, et dixistis : In quo despeximus nomen tuum? 7. Offertis super altare meum panem pollutum, et dicitis : In quo polluimus te?
In eo quod dicitis : Mensa Domini despecta est. 8. Si offeratis cascum ad immolandum, nonne malum est.^ et si ofFeratis claudum, et languidum, nonne malum est? offer illud duci tuo, si placuerit ei, aut si susceperit faciem tuam, dicit Dominus exercituum. 9. Et nunc deprecamini vultum Dei ut misereatur vestri (de manu enim vestra factum est hoc) si quomodo suscipiat facies vestras, dicit Dominus exercituum.
10. Quis est in vobis, qui claudat ostia, et incendat altare meum gratuito.^ non est mihi voluntas in vobis, dicit Dominus exercituum : et munus non suscipiam de manu vestra. 1 1. *Ab ortu enim solis usque ad occasum, magnum est nomen meum in gentibus, et in omni loco sacriticatur, et offertur nomini meo
* Ps. 112, 3.
des vicftimes conformes aux prescriptions legales {Lev. xxii, 19 sv.; Dent, xv, 21. Comp. Eccli. XXXV, 14), et les pretres avaient la faiblesse de les accepter. — En ce que vous difes, etc. : vous agissez comme si vous pensiez que la table de JeJunuih.^ c.-a-d. I'autel, ne merite pas plus de respecft; ou bien, est chose vile., dont nous n'avons pas a nous soucier beaucoup, puisqu'elle ne nous rapporte aucun profit : allusion a ce qui est dit vers. 12 sv., et iii, 10, savoir que les pretres ne recevaient pas toutes les dimes qui leur dtaient dues et trouvaient a peine a se nourrir avec leur part des vicflimes offertes, ce qui les portait a dedaigner leurs propres fon(5\ions.
8. Une bete aveugle : comp. Dent, xv, 21; Lev. xxii, 26 sv. — A ton i^^onvernenr, ton pecha ou chef du pays, subordonne au satrape ou gouverneur general des contrees a rO. de I'Euphrate {Agge'e, i, i).
10. Mieux voudrait supprimer tout a fait les sacrifices, en fermant les portes du parvis intdrieur, ou se trouvait I'autel des holocaustes.
La Vulg., contrairement aux LXX et au Syriaque, supprime la negation dans le second membre : Quel est celui d'entre vous qui ferme les partes et etitrettent le feu sur nion aiitel grafuitenient? Sens : les plus humbles de mes ministres, un portier, ou bien le levite charge d'entretenir le feu, nfe remplissent pas ces fonflions sans recevoir la recompense de son travail: pourquoi done cette negligence a mon service?
II. O71 offre, present prophetique; le prophete se transporte dans un avenir qu'il voit present et annonce deux choses : I'abolition des sacrifices levitiques et Tinsiitution d'un sacrifice nouveau, le sacrifice de la messe. Ce sacrifice nouveau est appele oblation^ en hebr. iuinchah.,\wo\. ciui designe proprement les offrandes de grains, de f;inne, de pain et de vin. C'est le mot liturgique du rituel mosaique qui dtait le plus propre a designer le pain et le vin servant de matiere a la consecration du corps et du sang de Notre-Seigneur dans I'Eucharistie. Cette oblation est pure^ parce que Jesus-Christ, qui est offert
924 PROPHETIE DE xMALACHIE. Chap. I, 12—14; H, 1—9.
Chap. II.
grand parmi les nations, dit Jehovah des armees. ^^Et vous, vous le profanez quand vous dites : " La table du Seigneur est souillee, et ce quelle rapporte n'est qu'une chetive nourriture." ^3Et vous dites : "Quel ennui ! " et vous la dedaignez, dit Jehovah des armees; vous amenez des vi6limes derobees, des betes boiteuses et malades, et vous presentez cette offrande! Puis-je I'agreer de votre part?
dit Jehovah. ^^Maudit soit le fraudeur qui, ayant dans son troupeau un male, fait un voeu et sacrifie au Seigneur une bete chetive! Car je suis un grand roi, dit Jehovah des armees, et mon nom est redoute chez Ics nations.
^Maintenant done, c'est pour vous qu'est ce decret, 6 pretres. ^Si vous n'ecoutez pas et si vous ne prenez pas a cceur de donner gloire a mon nom, dit Jehovah des armees, j'enverrai centre vous la maledi6lion,et je maudirai vos benedictions, et deja je les ai maudites, parce que vous ne rentrez pas en vous-memes. 3je vous retirerai I'epaule de la vi6lime, je repandrai du fumier sur vos visages, le
fumier de vos vi6limes, et on vous emportera aveclui.4Vous saurezalors que j'ai porte contre vous ce decret, afin que mon alliance avec Levi demeure stable, dit Jehovah des armees. sMon alliance avec Levi etait 7ine alliance de vie et de paix, et je lui donnai ces biens pour qu'il eut la crainte; et il me craignit et trembla devant mon nom. ^La loi de verite etait dans sa bouche, et il nesetrouvait pas d'iniquite sur ses levres ; il marchait avec moi dans la paix et la droiture, et il detourna du mal un grand nombre d'hommes. 7 Car les levres du pretre sont les gardiennes de la science, et c'est de sa bouche qu'on demande I'enseignement, parce qu'il est I'ange de Jehovah des armees. ^Mais vous, vous vous etes ecartes de la voie; vous en avez fait trebucher plusieurs contre la loi; vous avez .perverti I'alHance de Levi, dit Jehovah des armees. 9Et moi, a mon tour, je vous ai rendus meprisables et vils aux yeux de tout le peuple, parce que vous ne gardez pas mes voies et que vous avez egard aux personnes en appliquant la loi.
a bon Pere, est la saintete meme. La vicftime n'est plus immolee seulement en un seul lieu, dans le seul temple de Jerusalem, mais dii levimt ail coiichaiit, sur tous les points du globe, partout ou il y a un pretre de la loi nouvelle (Vigouroux).
12. Ce qu die rapport t\ la part des vicflimes et des oftVandes reservee aux pretres produit fort peu de chose. La Vulg. ajoute les trois mots cuin is;ne qui : sens : quand vous dites par vos a(fles, en admettant des viftimes et des offrandes defetlueuses : La table du Seigneur est souillee et ce qui est mis dessus est vieprisable avec le feu qui le consume.
13. Quel etmui, ou quelle fatigue/ Les pretres murmurent d'avoir k accomplir un travail si considerable avec si peu de profit.
— Vous la dedaig7iez (litt. vous soiifflez sur elle\ vous traitez dedaigneusement la table du Seigneur, I'autel.
CHAP. II