S''elevent, comme des ejvux debordees
Ps. xxxix.
6 Mes meurtrissures sont infe<fles et purulentes Par I'effet de ma folie.
7 Jc suis courbe, abattu a I'exces; Tout le jour je marclie dans le deuil.
8 Un mal brulant devore mes reins, Et il n'y a rien de sain dans ma chair.
9 Je suis sans force, brise outre mesure; Le trouble de mon coeur m'arrache des g^missements.
ID Seigneur, tous mes desirs sont devant toi, Et mes soupirs ne te sont pas caches.
1 1 Mon coeur palpite, ma force ni'abandonne, Et la lumiere meme de mes yeux n'est plus avec moi.
12 Mes amis et mes compagnons s'eloignent de ma plaie, Et mes proches se tiennent a I'ecart.
13 Ceux qui en veulent a ma vie tendent leurs pieges; Ceux qui cherchent mon malheur proferent des menaces, Et tout le jour ils meditent des embuches.
14 Et moi, je suis comme un sourd, je n'entends pas; Je suis comme un muet, qui n'ouvre pas la bouche.
15 Je suis comme un homme qui n'entend pas, Et dans la bouche duquel il n'y a point de replique.
16 C'est en toi, Jehovah, que j'espere; Toi, tu repondras, Seigneur mon Dieu !
17 Car je dis : " Qu'ils ne se rejouissent pas a mon sujet, Eux qui seront insolents contre moi, si mon pied chancelle.''
18 Car je suis pres de tomber, Et ma douleur est toujours devant moi.
ig Car je confesse mon iniquite,
Je suis dans la crainte a cause de mon peche.
20 Et mes ennemis sont pleins de vie, ils sont puissanls; Ceux qui me hai'ssent sans cause se sont multiplies.
21 lis me rendent le mal pour le bien; lis me sont hostiles, parce que je cherche la justice.
22 Ne m'abandonne pas, Jehovah !
Mon Dieu, ne t'eloigne pas de moi !
23 Hate-toi de me secourir.
Seigneur, toi qui es mon salut !
PSAUME XXXIX (VULG. XXXVIIl).
E Psaume est empreint de la plus touchante tristesse; au sentiment d'Ewald, c'est la plus belle elegie du Psautier. Le fond des pensees ofire une grande analogic avec les discours de Job et le Ps. xc. On le rapporte avec vraisemblance aux dernieres annees de la vie de David, a I'epoque de la revolte d'Absalon (comp. I Par. xxix, 15). Apres avoir longtemps retenu I'expression de sa douleur (vers. 2-4), le Psalmiste I'exhale enfin en une plainte amere sur les miseres de la vie rapprochees de sa brievete et de la faiblesse de I'homme (5-7). Puis, reprenant confiance, il conjure le Seigneur de I'epargner et de lui accorder quelque repit avant de mourir (8-14).
1 AU maitre de chant, k Idithun, Chant de David.
2 Je disais : " Je veillerai sur mes voies, De peur de pecher par la langue;
Je mettrai un frein k ma bouche, Tant que le mechant sera devant moi."
3 Et je suis reste muet, dans le silence;
Je me suis tu, qtioique privd de tout bien, Mais ma douleur s'est irritee;
6. Mes meiirlrissiires, resultat des chatiments divins. — Folie, ici et souvent ailleurs, synonyme de peche.