‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 151 sur 941 · PSAUME XLVII · texte numérisé non relu

PSAUME XLVII

2. Peuples, temoins des merveilles accomplies par le Seigneur en faveur d'Israel.

4. Les peuples, en general, avec une relation speciale a ceux que Josaphat venait de combattre viiflorieusement.

5. Jehovah nous a choisi lui-meme notre heritage, le pays de Chanaan, et il continue, pour ainsi dire, de le choisir en le defendant centre les envahisseurs.

6. La vi6\oire remportde,Dieu remonte dans son sanftuaire (voy. le preambule), comme la premiere fois (II Sam. vi, 15), au bruit des acclamations, etc. Comp. I Far. xv, 28.

8. Chantes nn cantique de louange, hebr. un ;/;<rw/&//, cantique d'un genre special : voy. Ps. xxxii, I.

10. Les princes des peuples, les nations idolatres se reunissent au peuple de Dieu (Vulg. au Dieu) d'' Abraham pour adorer le vrai Dieu : c'est surtout I'Eglise qui, par la conversion des Gentils, a realise cet oracle. — Les boucliers, les puissants de la terre, appartiennent a Dieu, Souverain de tous les hommes. Vulg., car les dieux ptdssants de la terre se sont extraordinairement eleve's.

PSAUMK XL\ III (VULG. XLVIl).

IjE Psaume a ete compose sur le meme sujet et dans la meme occasion que le precedent; on poLinait aussi, avec le Hir, le rapporter a la defaite de Sennacherib. Le Psalniiste contemple plein de joie la dignite et la splendeur de Jerusalem, cit^ du Tres-Haut, miraculeusement preservee de I'attaque de ses ennemis.

Au sens spirituel, les Peres ont vu dans I'ancienne Jerusalem la figure de I'Eglise, veritable cite de Dieu, dont Jdsus-Christ est Finvincible defenseur.

xlvii. 1 CANTIQUE. Psaume des fils de Core.

2 Jehovah e^t grand, il est I'objet de toute louange, Dans la cite de notre Dieu, sur sa inontagne sainte.

3 Elle s'eleve gracieuse, joie de toute la terre, La montagne de Sion, vers le septentrion, La cite du grand Roi.

4 Dieu, dans ses palais, s'est montre comme un rempart.

5 Car voici que les rois s'etaient r^unis, Ensemble lis s'etaient avances.

6 lis ont vu, soudain ils ont ete dans la stupeur; Eperdus, ils ont pris la fuite.

7 La un tremblement les a saisis,

Une douleur comme celle de la femme qui enfante.

8 Par le vent d'Orient tu brises les vaisseaux de Tharsis.

9 Ce que nous avions entendu dire, nous I'avons vu Dans la cite de Jehovah des armees,

Dans la cite de notre Dieu :

Dieu I'afifermit pour toujours. — Sela.

10 O Dieu, nous rappelons la memoire de ta bontc Au milieu de ton temple.

11 Comme ton nom, 6 Dieu, ainsi ta louange Arrive jusqu'aux extremites de la terre. Ta droite est pleine de justice.

12 Que la montagne de Sion se rejouisse,

Que les fiUes de Juda soient dans I'allegresse, A cause de tes jugements !

13 Parcourez Sion et faites-en le tour, Comptez ses forteresses;

14 Observez son rempart, Examinez ses palais,

Pour le raconter a la generation future.

15 Voila le Dieu qui est notre Dieu a jamais et toujours; II sera notre guide dans tous les siecles.

PSAUME XLIX (VULG. XLVIll).

Saume didadlique et tout moral, dont le sujet est analogue a celui des Ps. xxxvii

(de David) et Ixxiii (d'Asaph) : que le juste voie sans crainte, comme sans scan-

il dale, les mechants, ses persecuteurs, prosperer sur la terre; I'inevitable mort va les

depouiller de leurs richesses; le juste aussi mourra ; mais, aime de Dieu, il sera rachete

par lui de la puissance meme du scheol (voy. Ps. vi, 6).

On ne saurait fixer la date de ce petit poeme. Mais, a en juger par le style, la couleur et le ton general de la pensee, il appartient a la dernicre portion du grand age de la poesie gnomique des Hebreux, lequel commence a David, atteint son epanouissement sous Salomon et se continue avec des alternatives d'obscurite et d'eclat jusqu'au regne d'Eziichias. La stru(51ure en est clairement marquee : d'abord une introducTlion solennelle, telle qu'on en trouve dans plusieurs discours du livre de Job (vers. 2-5. Comp.yf/', xxxiv, i sv.), puis deux strophes de 8 versets chacune, se terminant par un refrain.

Ce Psaume assez difficile est un des plus imparfaitement traduits dans la Vulgate. J.-B. Rousseau en a fait une heureuse imitation dans ses odes sacrees (i, 3).

LIBER PSALMORUM.

— :i^ PSALM US XLVIL — :>—

Magnus et laudabilis Dominus qui fundavit Sion.

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