PSAUME LXXVI
1. Voy. Ps. iv. Apres cantique, les LXX et la Vulg. ajoutent, sur les Assyriens.
2. Israel, dont le royaume particulier avait cesse d'exister, est ici synonyme dejuda.
3. Son tabernacle, ou sa tente, est a Salem ("Vulg., dans la paix), c.-a-d. k Jerusalem designee par son ancien nom : malheur a celui qui s'attaque h. la cite sainte ou Dieu reside!
&,.Les eclairs de Pare, les fleches, qui brillent comme I'eclair en sortant de Fare. ^.Tu resplendis {q-ovc^-^. Dan. ii, 22; I Tim.
vi, 16). — Sur les montagties, etc.; litt. Tes montagnes de proie : les collines de Jerusalem, et particulierement celle de Sion, sur laquelle le temple etait bati. Tel est le sens le plus satisfaisant de ce verset difficile.
Le Hir : tu respletidis, 6 Majestueux, comme le soleil qui se l^ve des montagnes oil habile nt les fauves.
Nv\g., tu laftces des clartes merveilleuses des montagnes eternelles : soit des hauteurs celestes, soit de la coUine de Sion (comp. Ps. Ixxxvi, i).
6. Depouilles de leurs armes. — Ces he'ros : ironic|ue. — De leur dernier sommeil : c'est pendant leur sommeil que les Assyriens furent frappes par I'ange de Dieu.
Ce verset est bien defigure dans la Vulgate.
11. Le dernier mot tu ie ceins, lu autrement par les LXX, ne donne aucun sens satisfaisant, ou simplement intelligible.
12. Que tons ceux qui Peni'ironnent, le Psalmiste s'adresse aux peuples environnants, temoins du desastre des Assyriens. — Au Dieu terrible : comp. Is. viii, 1 3.
13. // abat Porgueil, litt. il coupe le souffle (hebr. rouach); ou bien, il moissonne la vie. <Zom^. Joel, iii, 13; Apoc. xiv, 18-20.
PSAUME LXXVII (VULG. LXXVl).
f Ans une grande calamite, probablement nationale, le Psalmiste adresse a Dieu sa plainte (vers. 2-7); il semble d'abord ddsesperer du secours divin (8-11); mais la confiance renait dans son coeur au souvenir des anciennes merveilles que le Seigneur a operees en faveur de son peuple k la sortie d'Egypte (12-21).
Habacuc, au chap, iii de son livre, parait s'etre inspire de ce Psaume.
Ps, Ixxvii. lAU inaitre de chant. ... Idithun. Psaume d' Asaph.
2 Ma voix s'eleve vers Dieu, at je crie;
Ma voix s'eleve vers Dieu : qu'il m'entende !
3 Au jour de ma detresse, je cherche le Seigneur; Mes mains sont etendues la nuit sans se lasser; Mon ame refuse toute consolation.
4 Je me souviens de Dieu, et je gemis;
Je m^dite, et mon esprit est abattu. — Se'la.
5 Tu tiens mes paupieres ouvertesj
Et, dans mon agitation, je ne puis parler.
6 Alo7-s je pense aux jours anciens, Aux annees d'autrefois.
7 Je me rappelle mes cantiques pendant la nuit, Je reflechis au dedans de mon coeur,
Et mon esprit se demande :
8 Le Seigneur rejettera-t-il pour toujours? Ne sera-t-il plus favorable?
9 Sa bonte est-elle epuisee pour jamais?
En est-ce fait de ses promesses pour les ages futurs?
10 Dieu a-t-il oublie sa clemence?
A-t-il, dans sa coleie, retire sa misericorde? — Sela.
1 1 Je dis : " Ce qui fait ma souffrance,
C'est que la droite du Tres-Haut n'est plus la meme ! "
12 je veux rappeler les oeuvres de Jehovah,
Car je me souviens de tes merveilles d'autrefois.
13 Je veux reflechir sur toutes tes ceuvres, Et mediter sur tes hauts faits.
14 O Dieu, tes voies sont saintes.
Quel dieu est grand comme notre Dieu?
15 Tu es le Dieu qui fait des prodiges;
Tu as manifeste ta puissance parmi les nations.
16 Par ton bras tu as delivre ton peuple, Les fils de Jacob et de Joseph. — Sela.
17 Les eaux t'ont vu, 6 Dieu,
Les eaux t'ont vu, et elles ont tremble; Les abimes se sont emus.
18 Les nuees deverserent leurs eaux, Les nues firent entendre leur voix,
Et tes flinches volcrent de toutes parts.
19 Ton tonnerre retentit dans le tourbillon; Les eclairs illuminerent le monde;
La terre fremit et trembla.
20 La mer fut ton chemin,
Les grandes eaux ton sentier,
Et Ton ne put reconnaitre tes traces.
21 Tu as conduit ton peuple comme un troupeau, Par la main de Moise et d'Aaron.
LIBER PSALMORUM.
qui aufert spiritum principum, terribili apud reges terras.
— :i:— PSALMUS LXXVI. — :i:—
Affli(51:us clamat ad Dominum ; recogitans Dei mirabilia in spem erigitur.