I. In finem pro torcularibus, Psalmus David
'OMINE Dominus noster, quam admirabile est nomen tuum in universa terra! Quoniam elevata est magnificentia tua, super ccelos.
3. "Ex ore infantium et lactentium perfecisti laudem propter inimicos tuos, ut destruas inimicum et ultorem.
4. Quoniam videbo coelos tuos, opera digitorum tuorum : lunam et Stellas, quas tu fundasti. 5. Quid est homo, quod memor es ejus? aut filius hominis, quoniam visitaseum?
6. ^Minuisti eum paulominus ab Angelis, gloria et honore coronasti eum : 7. et constituisti eum super opera manuum tuarum. 8. "Omnia subjecisti sub pedibus ejus, oves et boves universas : insuper et pecora campi. 9. Volucres coeli, et pisces maris, qui perambulant semitas maris.
10. Domine Dominus noster, quam admirabile est nomen tuum in universa terra!
«Mattli.2i,
sot'rs : peut-etre les auteurs de ces versions entendaient-ils un chant vif et joyeux comme celui des vendangeurs; les Peres ont donne a ce mot divers sens mystiques.
2. Le no//i de Dieu, c'est comme I'empreinte de son etre, c'est Dieu lui-meme tel qu'il se revele dans les CEUvres de la nature et de la grace. — Toi qui, litt. a mis ta gloire, un reflet de ta splendeur et de ta majeste, dans (ou stcr) les cieiix, en y plagant les astres. Comp. Ps. xix, i.
3. A la mainelle : chez les Hebreux, les enfants prenaient le sein jusqu'a deux ans et plus. — Blaspheinateur, litt. vindicaiif, celui qui voudrait se venger de Dieu, qui se revoke centre lui. Sens du verset : un petit enfant eprouve deja du plaisir a contempler la belle nature, et particulierement le ciel etoile; les cris a peine articules par lesquels il manifeste son admiration sont un hymne de louange au Cr^ateur. Pour confondre les impies qui le nient ou le blasphement, il n'a pas besoin d'une axxtrQ/orce que celle de ces petits enfants.
Au lieu de, tu fesfondeune force, les LXX et la Vulg. trad ui sent, tu fes prepare line lotmnge : c^tst au fond le meme sens, moins la metaphore.
J.-C. renvoie a ce verset les Pharisiens qui s'indignaient d'entendre les enfants crier : " Hosanna au Fils de David ! " Sa pensee n'est pas que le verset doive etre entendu dire(ftement de lui; il veut seule-
ment dire que les petits enfants, dont I'esprit simple et droit le reconnait et le salue joyeusement comme le Messie, sont la condamnation de I'incrddulite orgueilleuse des Pharisiens.
4. En Palestine, a travers I'atmosphere limpide de I'Orient, la lune et les etoiles apparaissent avec un vif eclat.
6. A Dieu, hebr. Elohiin, la divinite (S. Jerome) : malgre la distance infinie qui separe I'homme de Dieu, on peut parler ainsi de I'homme, parce que, cre^ a I'image de Dieu, il est comme son lieutenant sur la terre et le roi de la nature.
Les LXX et la Vulg. et bon nombre d'exegetes traduisent, un pen tn/e'rieur aux anoes. S. Paul, dans son epitre aux Hebreux (ii, 7), s'adressant aux Juifs hellenistes, qui ne se servaient que des LXX, cite aussi le passage d'apres celte) traduction, et I'applique aux abaissements de J.-C. et a son Elevation a la droite du Pere.
Tu Pas couronne de gloire, en le faisant a ton image et a ta ressemblance, prerogative d'ou ddcoule I'empire sur la creation.
7. S. Paul (I Cor. xv, 27) applique Egalement le second membre de ce verset k J.-C, dans le sens ideal et prophetique.
-HIH—
* Hebr. 2, 7.
•^Gen. 1,28.
I Cor. ic,