‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 662 sur 941 · Heseboti^ ville importante au N. E. de la mer Morte · texte numérisé non relu

Heseboti^ ville importante au N. E. de la mer Morte

6. Les cheveux de ta tete sont comme la pourpre, etc. " La pourpre des anciens etait de nuances varices, qui allaient depuis le rouge eclatant jusqu'au violet sombre se rapprochant du noir. Cast de cette derniere teinte qu'il est ici question. " La Vulg. a compris et coupe autrement : Comme la pourpre du rot lice (dans) les ca?iaux (ou on la teint). Le mot hdbreu rahat signifie en effet canal; mais ici, ou il ne saurait avoir ce sens, on le traduit ordinairement par tresses ou boucles de cheveux.

7. Moti amour, m. a m. amour; c'est un mot abstrait employ^ pour de'signer, au sens concret, I'objet de I'amour, la bien-aimee; cette expression s'est d^jk rencontree precedemment.

9. Cette image, venant apres ce qui precede, exprime les chastes embrassements de I'Epoux. Cf. Prov. v, 18, 19. Laetare cum muliere adolescentias tuae... ubera ejus inebrient te... in amore ejus deledtare jugiter.

10. Qui coule aise'fuent. L'Epouse interrompt I'Epoux et continue la phrase commencee, comme I'indique le mot suivant.

11. Vulgate. Ad me conversio ejus, c^est vers moi quHl se tour?ie. C'est le meme mot que Gen. iv, 7 ou la Vulgate le traduit par appetitus, desir.

434 LE CANTIQUE DES CANTIQUES. Chap. VII, 12— 14: VIII, i—ii.

12 Viens, mon bien-aime, sortons dans les champs, Passons la nuit dans les villages.

13 Des le matin nous irons aux vignes, Nous verrons si la vigne bourgeonne, Si ses bourgeons se sont ouverts,

Si les grenadiers sont en fleurs, La je te donnerai mon amour.

14 Les mandragores font sentir leur parfum,

Et nous avons a nos portes tous les meilleurs fruits,

Nouveaux et vieux :

Mon bien-aime, je les ai gardes pour toi.

Ch. VIII.

CHA]\ VIIL

H! que n'es-tu mon frere!

Que n'as-tu suce le sein de ma mere!

Te rencontrant dehors, je t'embrasserais, Sans m'attirer le mepris.

2 Je voudrais t'amener, t'introduire dans la maison de ma mere, Pour y recevoir tes legons,

Et je te ferais boire le vin aromatise, Le jus de mes grenades.

3 Sa main gauche soutient ma tete, Et sa droite me tient embrassee.

4 — Je vous en conjure, fiUes de Jerusalem,

Ne reveillez pas, ne reveillez pas la bien-aime'e, Avant qu'elle le veuille.

5 — Quelle est celle-ci qui monte du desert, Appuy^e sur son bien-aime?

— Je t'ai reveillee sous le pommier,

Voila I'endroit ou ta mere t'a enfantee;

C'est la qu'elle t'a enfantee, qu'elle t'a donn^ le jour.

6 Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, Comme un sceau sur ton bras;

Car I'amour est fort comme la mort,

La jalousie est inflexible comme le sejour des morts.

Ses ardeurs sont des ardeurs de feu,

Une flamme de Jehovah.

7 Les grandes eaux ne sauraient eteindre I'amour, Ni les fleuves le submerger.

Qu'un homme veuille acheter I'amour au prix de toutes les richesses de sa maison, II ne recueillera que la confusion.

8 Nous avons une petite soeur, Qui n'a pas encore de mamelles.

Que ferons-nous a notre soeur Le jour ou on la recherchera?

9 — Si elle est un mur.

Nous lui ferons des creneaux d'argent;

Si elle est une porte,

Nous la fermerons avec des ais de cedre.

10 — Je suis un mur, et mes seins sont comme des tours, Aussi ai-je ete k ses yeux comme celle qui trouve la paix.

11 — Salomon avait une vigne k Baal-Hamon; II remit la vigne a des gardiens,

Et pour son fruit chacun lui doit payer mille sides d'argent.

. 12, 13. L'Epouse invite I'Epoux a fuir le tumulte de la ville, ou leur amour est mal a I'aise au milieu de tant de visages affaires, curieux ou indifferents; elle le presse de venir dans les champs, oii ils jouiront tous

deux du calme de la solitude et des charmes du printemps. — Mon amour, la Vulgate traduit encore ici par libera, cf. i, 2.

14. Les inandras^ores . Plante de la famille des Solanacees. Comme le nom hebreu Tin-

CANTICUM CANTICORUM. Cap. VII, 12—13; VIII, i— 11. 435

moremur in villis. 12. Mane surgamus ad vineas, videamus si floruit vinea, si flores fructus parturiunt, si floruerunt mala punica : ibi dabo tibi ubera mea. 13. Mandragoras dederunt odorem. In portis nostris omnia poma : nova et vetera, dilecte mi, servavi tibi.

— :>— CAPUT VIII. — -

UIS mihi det te fratrem meum sugentem ubera matris meas, ut inveniam

te foris, et deosculer te,

et jam me nemo despiciat? 2. Apprehendam te, et ducam in domum matris meas : ibi me docebis, et dabo tibi poculum ex vino condito, et mustum malorum granatorum meorum. 3. L«va ejus sub capite meo, et dextera illius amplexabitur me.

4. Adjuro vos filiae Jerusalem, ne suscitetis, neque evigilare faciatis dilectam donee ipsa velit.

5. Quas est ista, quas ascendit de deserto, deliciis affluens, innixa super dilectum suum? Sub arbore malo suscitavi te : ibi corrupta est mater tua, ibi violata est genitrix tua.

6. Pone me ut signaculum super cor tuum, ut signaculum super brachium tuum : quia fortis est ut mors dilectio : dura sicut infernus asmulatio, lampades ejus lampades ignis atque flammarum. 7. Aquas multas non potuerunt exstinguere caritatem, nee flumina obruent illam : si dederit homo omnem substantiam domus suas pro dilectione, quasi nihil despiciet eam.

8. Soror nostra parva, et ubera non habet : quid faciemus sorori nostras in die quando alloquenda est? 9. Si murus est, asdificemus super eum propugnacula argentea : si ostium est, compingamus illud tabulis cedrinis, 10. Ego murus : et ubera mea sicut turris, ex quo facta sum coram eo quasi pacem reperiens.

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