Ne laisso7is point passer, sans la cueil
lir, la flcur du prijitemps : soit dans le sens propre, pour nous en couronner, comme c'etait I'usage dans les festins; soit dans le sens figure : la fleur dtc printemps, pour les plaisirs en general, et particulierement ceux auxquels se livrent les jeunes gens.
8. De roses, litt. de toutons de roses. Les mots entre crochets ne se trouvent que dans la Vulg. ; ils ne se lisent dans aucun des manuscrits grecs adluels. Plusieurs expliquent leur presence dans celui que I'auteur de la Vulgate avait sous les yeux, par I'inadvertance d'un copiste qui aurait substitu^ [XTiSitc; X£i}j.a)v k ,ult|8£1<; riy.aiv (commencement du vers. 9), d'ou serait resultee une double tradutlion de lameme phrase. Neanmoins I'authenticite de ce passage n'est nuUement improbable.
10. Opprimons, etc. Ceux qui parlent ainsi sont probablement des Juifs apostats qui, avec la culture des Grecs, avaient adopte leurs vices, et qui s'^taient rallies aux persecuteurs de leur peuple. Le jtiste represente les Israelites tideles.
12. Traquons, litt. tendons des embiickes. — // nous est inutile, il n'est pas k notre convenance, il ne s'adapte pas h nos vues,
LIBRI SAPIENTI^. Cap. II, 5 — 21.
nostrum oblivionem accipiet per
tempus, et nemo memoriam habe-
>ar. 29, bit operum nostrorum. 5. ^Umbrae
enim transitus est tempus nostrum,
et non est reversio finis nostri : quo-
niam consignata est, et nemo rever-
titur.
, 22, 13 6.' Venite ergo, et fruamur bonis
'- ^^- ^ quas sunt, et utamur creatura tam-
^^' ^^ quam in juventute celeriter. 7. Vino
pretioso, et unguentis nos implea-
mus : et non praetereat nos flos tem-
poris. 8. Coronemus nos rosis, ante-
quam marcescant : nullum pratum
sit, quod non pertranseat luxuria
nostra. 9. Nemo nostrum exsors sit
luxurias nostras : ubique relinqua-
mus signa lastitias : quoniam base
est pars nostra, et haec est sors.
I o. Opprimamus pauperem justum,
et non parcamus viduae, nee vete-
rani revereamur canos multi tem-
poris. 1 1. Sit autem fortitudo nostra
lex justitiae : quod enim infirmum
est, inutile invenitur. 12. Circum-
veniamus ergo justum, quoniam
inutilis est nobis, et contrarius est
operibus nostri s, et improperat no-
bis peccata legis, et diffamat in nos ^ peccata disciplinasnostrae. 13 /Pro- ^J^''^^-^/. mittit se scientiam Dei habere, et filium Dei se nominat. 14. 'Factus „"-'°^""7. est nobis in traductionem cogitationum nostrarum. 15. Gravis est nobis etiam ad videndum, quoniam dissimilis est aliis vita illius, et immutatas sunt vias ejus. 1 6.Tamquam nugaces aestimati sumus ab illo, et abstinet se a viis nostris tamquam ab immunditiis, et praefert novissima justorum, et gloriatur patrem se habere Deum. 17. Videamusergo si sermones illius veri sint,et tentemus quas ventura sunt illi, et sciemus quas erunt novissima illius. ^p^ ^^ 18. ^Si enim est verus filius Dei, suscipiet ilium, et hberabit eum de manibus contrariorum. 19. Contumelia et tormento interrogemus eum, ut sciamus reverentiam ejus, et probemus patientiam illius. ,,. ^ ^^^^^^ 20. ^Morte turpissima condemnemus eum : erit enim ei respectus ex sermonibus illius.
21. Haec cogitaverunt, et erraverunt : excaecavit enim illos mali-
a nos desseins. Ce i^'' membre est emprunte k Isaie (iii, 10) selon le grec des Septante. — Contraire a notre maniere d^agir, censeur de nos oeuvres. — La lot mosaique. — Notre ediicatio7i religieuse, les principes et les pratiques dans lesquelles nous avons ete eleves.
Un grand nombre de Peres ont vu dans ce verset et ceux qui suivent une veritable prophetie de la passion de Notre-Seigneur; on y trouve en etYet une coincidence frappante de pensees et d'expressions avec les rdcits dvangeliques : comp. notamment Matth. xxvii, 43; Jean., xix, 7. On peut y voir encore, en second lieu, une peinture generale de la conduite des impies k I'egard des justes, peinture qui a d'abord son application a Jesus-Christ et a ses adversaires.
13. La science divine., la connaissance de lavolonte de Dieu et de ses desseins sur les justes. — Fils de Dieu : cette expression, outre son sens propre qui s'applique k N. S., indique aussi le rapport particulier d'intimite et d'union dans laquelle le pieux Israelite se trouve vis-a-vis de Dieu.
14. Faire parditre la honte de nos pensees et de nos sentiments, par la compa-
raison qui s'etablit naturellement entre lui et nous.