LIVRE DE LA SAGESSE. Chap. XII, 17—27; XIII, i
la justice, et c'est parce que vous etes le Seigneur de tous que vous usez d'indulgence envers tous. ^7 C'est a ceux qui ne croient pas a votre toutepuissance que vous montrez votre force, et vous confondez I'audace de ceux qui !a connaissent. ^^Maitre de votre force, vous jugez avec douceur, et vous nous gouvernez avec une grande indulgence, car la puissance est toujours avec vous quand vous voulez vous en servir.
^9 En agissant ainsi, vous avez appris a votre peuple que le juste doit etre humain, et vous avez inspire a vos enfants la joyeuse esperance que, s'ils pechent, vous leur accordez le temps du repentir. ^oSi, en efifet, vous avez puni avec tant de menagement et d'indulgence les ennemis de vos serviteurs, bien qu'ils fussent dignes de mort, leur donnant le temps et I'occasion de se convertir de leur malice, ^i avec quelle circonspeclion jugez-vous vos enfants, dont les peres ont recu de vous des serments et des alliances jointes a de magnifiques promesses! ^aLors done que vous nous infligez quelque cor-
re6lion, vous flagellez nos ennemis mille fois plus rudement, pour nous apprendre, quand nous jugeons, a songer a votre bonte, et, quand nous sommes juges, a esperer en votre misericorde.
23Voila pourquoi vous avez cruellement tourmente par leurs propres abominations les injustes qui passaient leur vie dans la folic. 24 Car ils s'etaient enfonces dans les voies de I'erreur, regardant comme des dieux les plus vils d'entre les animaux, s'etant laisses tromper comme des enfants sans raison. 25 Aussi leur avezvous envoye d'abord, comme a des enfants sans raison, un chatiment derisoire. ^e^ais ceux qu'une legere corre6lion n'a pas amendes, subiront un chatiment digne de Dieu. ^/Chatie au moyen des animaux qu'ils prenaient pour des dieux, ils furent exasperes de leurs soufifrances, et y voyant la main de Dieu qu'ils avaient autrefois refuse de connaitre, ils le reconnurent pour le Dieu veritable; c'est pourquoi la supreme condamnation tomba sur eux.