‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 720 sur 941 · LIVRE DE LA SAGESSE. Chap. XVI · texte numérisé non relu

LIVRE DE LA SAGESSE. Chap. XVI

betes cruelles, et qu'ils perissaient sous la morsure de serpents tortueux, votre colere ne dura pas jusqu'a la fin; ^mais ils ne furent troubles qu'un peu de temps, en vue de leur corre6lion, et ils eurent un signe de salut, pour leur rappeler les preceptes de votre loi. 7 Car celui qui se tournait de son cote etait gueri, non par I'objet qu'il avait sous les yeux, mais par vous, qui etes le sauveur de tous. ^Mais par la, vous avez aussi appris a nos ennemis que c'est vous qui delivrez de tout mal. 9 En effet, la morsure des sauterelles et des moucherons les fit perir, et il ne se trouva aucun moyen de sauver leur vie, parce qu'ils meritaient d'etre chaties de la sorte. ^^Vos enfants, au contraire, triompherent de la dent des serpents venimeux, car votre misericorde vint a leur secours et les guerit. II C'est pour que vos commandements leur revinssent en memoire qu'ils etaient blesses et promptement gueris, de peur que, venant a les oublier entierement, ils ne fussent exclus de vos bienfaits. ^^Ce ne fut ni une herbe, ni un medicament qui les guerit, mais votre parole, Seigneur, qui guerit tout. ^sCar vous avez puissance sur la vie et sur la mort; vous menez aux portes du sejour des morts et vous en ramenez. HL'homme, dans sa mechancete, pent bien donner la mort, mais, quand I'esprit est sorti de sa viclime, il ne peut le faire revenir,

ni rappeler I'ame que le sejour des morts a regue.

ijMais il est impossible d'echapper a votre main. '^Les impies qui pretendaient ne pas vous connaitre ont ete flagelles par la force de votre bras; des eaux extraordinaires, la grele et la pluie les ont tourmentes, et le feu les a consumes. ^7Ce qui causait un extreme etonnement, c'est que, au milieu de I'eau qui eteint tout, le feu n'etait que plus ardent, car I'univers combat pour les justes.

i^Tantot la flamme s'adoucissait, afin que les animaux envoyes contre les impies ne fussent pas consumes, et que ceux-ci, a cette vue, reconnussent qu'un jugement de Dieu les poursuivait. ^9 Tantot elle brulait au sein meme de I'eau avec plus de force que n'en comporte la nature du feu, afin de detruire tous les produits d'une nation impie.

2°Au lieu de cela, vous avez rassasie votre peuple de la nourriture des anges, et vous leur avez donne du ciel, sans travail, un pain tout prepare, procurant toute jouissance et approprie a tous les gouts, ^i Cette substance envoyee par vous montrait la douceur que vous avez envers vos enfants, et ce pain, s'accommodant au desir de celui qui le mangeait, se changeait en ce qu'il voulait. 22 La neige ct la glace soutenaient la violence du feu sans se fondre, afin que les enfants d'Israel sussent que le feu qui brulait dans la grele et etincelait

6. Un sj'gne, et en meme temps un gage de saltit, le serpent d'airain. — Pour leur rappeler se rapporte, non aux mots qui precedent immediatement, mais k I'ensemble des vers. 5 et 6.

7. Non par Pobjet, etc. : I'auteur rejette ici I'idee d'un pouvoir magique qui parait avoir ete attribue par plusieurs au serpent d'airain, ce qui amena sa destruction par le roi Ezechias (II Rots, xviii, 4;.

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