‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 895 sur 941 · Comp. Ps. cxxxiv · texte numérisé non relu

Comp. Ps. cxxxiv

21. Rien lia ete ajoiite, etc. : Dieu est toujours le meme : comp. Ps. cii, 28. — Uaucun cotiseiller humain, mais la Sagesse eternelle etait avec lui {Prov. viii, 30. Comp. Sag. ix, 4).

Nous avons traduit les 2^ et y membies d'apres quelques manuscrits grecs suivis par la Vulgate, qui lisent o? eati, qtci est, au commencement du 2^. Cependant nous devons reconnaitre que la plupart des manuscrits, et les meilleurs, portent ew? saxi, ce qui amene pour sujet p.tyaXeiy., jiiagnalia : et ellcs (ces grandes oeuvres) sitbsistent encore de Peternite' a Veternite, et rien iCy a ete ajoiite, rien n^en a ete dte\ el les apparaissent toujours les memes, sans changement essentiel. Ce qui empeche beaucoup d'ex^getes d'adopter cette interpretation, c'est qu'elle semble attribuer Peternite au monde physique. Mais nous ferons observer que les expressions in ceternuin, in sceculum, in scEculum scectdi, ne marquent assez souvent qu'une dure'e tres longue, dont le

commencement se perd dans la nuit du passe lointain, et la fin dans le plus lointain avenir. C'est ainsi que le mont Sion est dit inebranlable in aternum {Ps. cxxiv, i), la terre fondee in s(2ciilinn stECuli{Ps.\y.\\\\,6<)), la lune etablie dans le ciel in ceternuin {Ps. Ixxxviii, 38), etc.

22. Belles, litt. desirables, a cause de leur beaute. — Une etincelle, une petite partie, un faible rayon de la splendeur et de la magnificence de la creation. Comp. Job, xxvi, 14. Au lieu de Ws aTiwOfipoc, quelques manuscrits portent ew? air . : elles sont a regar der jusqii' a une ctincelle, juscju'au moindre detail. Fritzsche soupgonne qu'il y avait en hebr. nitsoth, fleurs, et que le traducfleur a lu par megarde nitsots, etincelles.

23. Demeure, en se perpetuant par la generation. — Obeit au Createur : comp. Ps. cxlviii, 6.

24. Par couples de deux individus, I'un de chaque sexe, dans le regne vegetal et le regne animal. — Qui aille a la ruine, qui perisse (en gr. £KA£"!Trov), faute d'un individu de I'autre sexe pour perpetuer I'espece; oubien : qui soil incomplct (en gr. sXXs^ttov) : meme sens au fond.

25. Uun assure, etc. : dans chaque couple, un individu est necessaire a I'autre. — La gloire du Seigneur, telle qu'elle se manifeste dans les oeuvres de la creation.

L'ECCLE:SIASTIQUE. Chap. XLIII, I— 17.

Chap.

CHAP. XLIII. — Louange de Dieu par les ceuvres de la nature (suite) : le del, le soleil [vers, i — 5]; la lune, les etoiles, I'arc-en-ciel [6 — 12]; divers phenomenes [13 — 22]; la mer [22 — 26]. Conclusion [27 — 32].

ORGUEIL des hauteurs du ciel, c'est le firmament dans son pur eclat; Et I'aspecfl du ciel est une vision de gloire. 2 Le soleil, quand il se montre, glorifie le Seigneur; A son lever, c'est une merveilleuse creature, I'oeuvre du Tres-Haut.

3 A son midi, il desseche la terre; Qui peut tenir devant ses ardeurs?

4 Pour ses travaux I'artisan aftive le feu dans la fournaise, Trois fois plus le soleil echauffe les montagnes; II embrase les vapeurs de Pair, Et quand il fait resplendir ses rayons, il eblouit les yeux.

5 Grand est le Seigneur qui I'a fait, Et sur son ordre il precipite sa course.

6 La lune aussi est toujours fidele a I'heure qui lui est assignde; EUe indique les temps de I'annee et annonce I'avenir.

7 La lune donne le signal des fetes; Sa lumiere diminue quand elle est arrivee a son plein.

8 C'est d'elle que le mois prend son nom; Elle croit merveilleusement dans ses diverses phases; C'est la tente d'un camp dans les hauteurs des cieux.

9 La beaute du ciel, c'est I'eclat des dtoiles, Splendide parure dans les hauteurs du Seigneur.

10 Selon I'ordre du .Saint, elles se tiennent a sa disposition, Et ne se fatiguent pas dans leurs veilles.

11 Vois I'arc-en-ciel et benis Celui qui I'a fait; II est bien beau dans sa splendeur!

12 II embrasse le ciel dans son cercle radieux : Ce sont les mains du Tres-Haut qui le tendent.

13 Par son ordre, la neige se precipite, Et les eclairs se pressent, executeurs de ses jugements.

14 C'est pourquoi ses tresors s'ouvrent Et les nuees volent comme des oiseaux.

15 Par sa puissance il dorine la force aux nuees, Et la grele tombe comme des eclats de pierre.

16 La voix de son tonnerre fait trembler la terre, Et quand il se montre les montagnes chancellent.

17 A sa volonte, le vent du midi souffle, L'aquilon se dechaine et le tourbillony^z// rage. II repand la neige comme des oiseaux qui s'abattent, Elle descend comme la sauterelle qui fait halte.

CHAP, XLIII

1. Vorgueil, ce dont peuvent se glorifier les hauteurs celestes. — Le Jirinaiuenty les plaines limpides de I'dther. — Une vision de gloire, un specftacle magnifique.

Le latin traduit le i^r membre : le firtnainent des hauteurs celestes est sa beaute., un reflet ou une image de la beaute de Dieu; ou bien avec Loch : est son magnifique ouvrage.

2. A son lever surtout : ces mots nous semblent appartenir au 2^ membre; joints au lei (Vulg.), ils feraient tautologie.

4. Adive, souffle, gr. (puuwv; le tradufleur latin a lu o'jXi^iw/, gardrnt. — Les vapeurs (en lat. les rayons); litt., en soufflant, il rend les vapeurs comme du feu.

6. On salt que I'annee et les mois, chez les Juifs, ctaient lunaires; c'est la lune qui reglait toutes les divisions du temps.

Annonce Vavenir : comp. xlii, 18; Loch : marque les epoques de Page du nionde.

7. Quand elle est arrivee a son plein; d'autres : j'usquW ce qu'elle disparaisse tout d, fait; mais ce sens demanderait, {usque) ad consuinmatio/iem.

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