Anatheme : voy. Rom. ix
9. Prccc'demment, autrefois, alors que se trouvant au milieu d'eux, lors de sa seconde mission peu apres le Concile {Act. xvi, 4 sv.), il les mettait en garde contre les docteurs de mensonge, mal satisfaits des decisions portees par les Apotres.
10. En ce moment: en fulminant avec cette vigueur contre des adversaires habiles et puissants, l'anatheme dont il les avait autrefois menaces, Paul sait qu'il va soulever contre sa personne et son reuvre de violentes coleres. Mais c'est un devoir qu'il remplit. II n'est pas homme, ainsi que le lui reproche la calomnie, a parler selon les cir-
constances, n'ayant en vue que de capter la faveur des hommes. Le principe qui lui dicle sa conduite presente est le meme qui a dirige toute sa vie : au-dessus de la faveur des hommes, il a toujours place la preoccupation de plaire a Dieu.
Apres cet exorde ex abrnpto, commence la premiere partie de l'epitre.
11. De Vliomme; litt. selon I' homme, ne se comporte pas comme une ceuvre humaine.
16-17. Reveler son Ells en mot, me le montrer, avec la doctrine evangelique, par une illumination interieure. D'autres : par mot. — Sans consulter la chair et le sang, aucun homme. Cette periphrase designe l'homme naturel,faible, en dehors de Taction de 1'Esprit-Saint. Comp. Malta, xvi, 17. — Pour P Arabie, non pour y precher l'Evangile, mais pour se preparer dans la retraite K cette predication. Comp. Aft. ix, 19. Voila pourquoi les Actes se taisent sur ce voyage.
18. Plus tard, a partirde ma conversion. — Cephas, Pierre, le chef du college apostolique. Ce voyage parait etre le mcme qui est raconte' Aft. ix, 26 sv., et rappele Aft. xxii, 17.
19. Si ce n'est Y apotre Jacques, fils d'Alphee, proche parent de Jesus. Comp. Aft. xii, 17; xv, 13; xviii, 21 sv.
21, Cilicie, afin sans doute que sa chere patrie etit les premices de son apostolat.
22. Qui sont dans le Christ, c.-a-d. chre'tiennes. Ce n'est done pas non plus parmi elles que j'ai appris l'Evangile.
162 EPITRE DE S. PAUL AUX GALATES. Chap.
23seulement elles avaient entendu dire que celui qui les persecutait autrefois annoncait maintenant la foi qu'il s'efforcait alors de detruire. 24Et elles glorifiaient Dieu a mon sujet.
Chap. II. rEnsuite, quatorze ans plus tard, je montai de nouveau a Jerusalem avec Barnabe, ayant aussi pris Tite avec moi. 2Ce fut sur une revelation que j'y montai, et je leur exposai l'Evangile que je preche parmi les gentils; je l'exposai en particulier a ceux qui ctaient les plus considered, de peur de couiir ou d'avoir couru en vain.
3 Or on n'obligea meme pas Tite qui m'accompagnait, et qui etait Grec, a sc faire circoncire. tEt cela, a cause des faux freres intrus, qui s'etaicnt glisses parmi nous pour espionner la liberte que nous avons dans lc Christ Jesus, arm dc nous reduire en servitude Nous n'avons pas consenti, meme pour un instant, a nous soumettrc a eux, afin que la verite dc l'Evangile fut maintenue parmi vous.
6Quant a ceux qu'on tient en si haute
estime, — ce qu'ils ont ete autrefois ne m'importe pas : Dieu ne fait point acception des personnes, — ces homines si considered ne m'imposerent rien de plus. 7Au contraire, voyant que l'Evangile m'avaitete confie pour les incirconcis, comme a Pierre pour les circoncis, — 8car celui qui a fait de Pierre l'apotre des circoncis a aussi fait de moi l'apotre des gentils, — 9et ayant reconnu la grace qui m'avait ete accordee, Jacques, Cephas et Jean, qui sont regardes comme des colonnes, nous donnerent la main, a Barnabe et a moi, en signe de communion, pour aller, nous aux pa'iens, eux aux circoncis. 10Ils nous recommandkrent sculement de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai eu bien soin de faire.
11 Mais lorsque Cephas vint a Antiochc, je lui resistai en face, parce qu'il etait digne de blame. I2En effet, avant I'arrivee de quelques personnages d'aupres de Jacques, il mangeait avec les pa'iens ; mais, apres leur
CHAP. II
1. Quatorze ans depuis son premier voyage a Jerusalem, lequel eut lieu trois ans apres sa conversion. — Je montai de nouveau pour assister au concile de Jerusalem (Act. xv). C'etait le troisieme voyage de Paul a Jerusalem ; le second, mentionne Ail. xi, 30, est ici passe sous silence parce qu'il n'avait ete qu'un voyage d'affaires, et qu'a cette epoque (Paque de l'an 44), S. Jacques le Majeur avait deja souffert le martyre, S. Pierre etait en prison et les autres Apotres disperses.
2. Sur une revelation, ce que ne contredit pas S. Luc {Ail. xv, 2 sv.) lorsque, racontant la chose objectivement, il dit que ce fut d'apres une decision des freres d'Antioche.
— J exposai a l'assemblee entiere, puis en particulier aux apotres Pierre, Jacques et Jean, mon Evangile, la doctrine de Pegalite absolue de tous au point de vue du salut, et de Pinefficacite des observances legales.
— Courir, expression figuree, empruntee aux courses dans le stade, qui d^signe l'effort, la peine prise pour sauver les autres et se sauver soi-meme (comp. I Cor. ix, 24 sv.).
4. Et cela, savoir qu'on ne put contraindre Tite a se faire circoncire. — Faux
freres, judeo-chretiens de Judee, venus a Antioche (Ac7. xv, 1,2). — En servitude, nous, les chretiens en general. lis n'auraient pas manque, s'ils avaient vu Paul autoriser la circoncision d'un gcntil devenu Chretien, de tirer de ce fait un argument en faveur de leur doctrine. En d'autres circonstances, quand il s'agissait de chretiens faibles, peu eclaires, qui observaient la Loi, non en vertu d'un principe, maisen croyant obeir a Dieu, Paul commandait de les supporter avec charite, et lui-meme se faisait juif, pour les amener peu a peu a la liberte de l'Evangile (I Cor. ix, 20 sv.).