‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 152 sur 559 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

Apologie de son apostolat et de sa doctrine [Ch. I, 11 —II, 21].

Chap. I.

Origine de son Evangile [vers. 11 — 12]. Ni avant ni apres sa conversion aucun homme ne lui a enseignc lc christianisme [13 — 24]. Sa doctrine est conforme a celle des autres Apotres : part qu'il a prise au Concile de Jerusalem [chap. II, 1 — 10]; il n'a pas craint de reprendrc Pierre luimeme [11 — 14] et d'enseigner en sa presence l'abrogation des observances rituelles [15 — 21].

E vous le declare, freres, l'Evangile que j'ai preche n'est pas de l'homme ; 12 car ce n'est pas d'un homme que je l'ai rec u ni appris, mais par une revelation de J£sus- Christ.

^Vous avez, en eftet, entendu parler de ma conduite, quand j'etais dans le juda'isme; comment je persecutais a outrance et ravageais l'Eglise de Dieu, r4et comment je surpassais dans le juda'isme beaucoup de ceux de mon age et de ma nation, etant a l'exces partisan jaloux des traditions de mes peres. T5Mais, lorsqu'il plut a celui qui m'avait mis a part des le sein de ma mere, et qui m'a appele par sa grace, l6de reveler en moi son

Fils, afin que je l'annoncasse parmi les gentils, sur-le-champ, sans consuiter ni la chair ni le sang, J7sans monter a Jerusalem vers ceux qui etaient apotres avant moi, je partis pour l'Arabie; puis je revins encore a Damas.

l8Trois ans plus tard, je montai a Jerusalem pour faire la connaissance de Cephas, et je demeurai quinze jours aupres de lui. ^Mais je ne vis aucun des autres Apotres, si ce n'est Jacques, le frere du Seigneur. 2°En tout ce que je vous ecris la, je l'atteste devant Dieu, je ne mens pas.

21 J'allai ensuite dans les contrees de la Syrie et de la Cilicie. 220r, j'etais inconnu de visage aux Eglises de Judee qui sont dans le Christ;

bienfaits et que lui ravissent les judaisants. Comp. Ep/i. iii, 20; I Cor. xv, 57 etc. — Vulg. a qui est la gloire. Le texte grec n'a pas le verbe.

6. Si vile, si peu de temps apres avoir recu l'Evangile avec tant d empressement (iv, 13 sv.). En les quittant quelques mois plus tot, Paul avait laisse ces Eglises dans

EPIST. B. PAULI AP. AD GALATAS. Cap. I, 8—22.

et volunt convertere Evangelium Christi. 8. Sed licet nos, aut Angelus de coelo evangelizet vobis prasterquam quod evangelizavimus vobis, anathema sit. 9. Sicut prasdiximus, et nunc iterum dico :

aSi quis vobis evangelizaverit praeter id, quod accepistis, anathema sit.

10. Modo enim hominibus suadeo, an Deo? An quasro hominibus placere? Si adhuc hominibus placerem, Christi servus non essem.

1 1. *Notum enim vobis facio, fratres, Evangelium, quod evangelizatum est a me, quia non est secundum hominem : 12. 'neque enim ego ab homine accepi illud, neque didici, sed per revelationem Jesu Christi.

1.3. Audistis enim conversationem meam aliquando in Judaismo :

quoniam supra modum persequebar Ecclesiam Dei, et expugnabam

illam, 14. et proficiebam in Judaismo supra multos coastaneos meos in genere meo, abundantius aemulator exsistenspaternarum mearum traditionum. 15. Cum autem placuit ei, qui me segregavit ex utero matris meas, et vocavit per gratiam suam, 16. ut revelaret Filium suum in me, ut evangelizarem ilium in gentibus :

continuo non acquievi carni et sanguini, 17. neque veni Jerosolymam ad antecessores meos Apostolos :

sed abii in Arabiam : et iterum reversus sum Damascum :

18. Deinde post annos tres veni Jerosolymam videre Petrum, et mansi apud eum diebus quindecim :

1 9. alium autem Apostolorum vidi neminem, nisi Jacobum fratrem Domini. 20. Quas autem scribo vobis, ecce coram Deo quia non mention

21. Deinde veni in partes Syriae, et Ciliciae. 22. Eram autem ignotus

un etat florissant, fermes dans la foi, riches des dons de la grace (iii, 2) et croissant en nombre chaque jour (Aft. xvi, 5). — Qui vous a appele's : Dieu le Pere, a. qui S. Paul attribue toujours en propre la vocation a la foi. Comp. Rom. viii, 29 sv.; I Cor. i, 9; I Thess. ii, 12; II Thess. ix, 14. — En la grace : notre vocation a ses racines dans la grace que J.-C. nous a meritde et qui, de ce divin Chef, se repand sur tous ses membres ; ou, si Ton veut, notre election est renfermce dans la grace du Christ, l'elu par excellence. D'autres, a, ou par la grace, etc. — Un autre Evangile, la doctrine frelatee (II Cor. ii, 27) que les judaisants faisaient passer pour le veritable Evangile de Jesus-Christ, l'opposant a la predication de l'Apotre, traitee par eux d'inexacte et d'insuffisante. Voyez PIntroduction.

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