V, 15 IV
V, 19 sv Ill,i6sv
V,2I III,i8.
V,25 III;i9.
EPITRE AUX EPHESIENS.
dans le meme esprit, nees dans les memes circonstances, portees a des Eglises voisfnes par le meme messager, Tychique, " elles apparaissent, comme on l'a dit gracieusement, comme deux soeurs jumelles, qui souffrent d'etre separees, et dont chacunen'estmemecompletequ'en ayant sa sceur a cote d'elle. " Cette parente, si naturelle a deux lettres composees par le meme auteur, dans les memes circonstances, a quelques jours, a quelques heures peut-etre d'intervalle, est Line confirmation de leur authenticity.
D'apres le temoignage meme de l'ApotreKil a ecrit X'Epitre aux EpJiesiens pendant qu'il etait prisonnier pour J. -C. (chap, iii, i; iv, I; vi, 20). L'opinion commune est qu'il s'agit de la premiere captivite de Rome (an 61-63).
Paul, dans cette epitre, ne reprend plus la these de la justification par la foi. L'union et la parfaite'egalite des Juifs et des pa'iens en J.-C. sont des faits acquis, d'ou il part pour exposer le plan 'eternel de la redemption, embrassarTt7 nori seulement la serie des ages, mais l'univers entier.
Le fondement de la redemption est la grace de Dieu (ii, 6, 7), grace inconditionnelle, effet d'un choix gratuit et eternel de sa volonte, racine de notre adoption en J.-C. (Rojil viii, 29). Ce dessein, ce mystcre, est
reste voile jusqu'au moment de sa realisation. Comme il a ete revele en J.-C. et que J.-C. en est le contenu essentiel, S. Paul l'appelle le mystere du Christ ou de I' Evangile(\\\,^;v\, 19). Avant meme d'etre entre dans l'histoire, ce salut existait'dans la pensee de Dieu; e'est pourquoi il est aussi considere comme un heritage reserve aux fideles, et 'dont le Saint- Esprit repandu dans nos cceurs dst deja le sur garant (i, 13-18). Le moment ou il se manifeste est la. plenitude des temps. Quand il sera consomme, Dieu aura atteint le but supreme de la creation, qui est de penetrer, de remplir totites choses, de devenir tout en tous. Dans la conception de S. Paul, Dieu verse toute sa richesse dans la personne du Christ, qui est ainsi la plenitude de Dieu; le Christ a son tour communique sans interruption toute sa richesse a l'Eglise, qui devient la plenitude du C/irist, l'entiere realisation de sa vertu, son corps mystique. Ainsi Dieu est tout dans le Christ, le Christ est tout dans l'Eglise, et l'Eglise est tout dans l'univers (i, 23; iii, 19).
Telles sont les principales pensees developpees dans la partie dogrnatique de la lettre aux Ephesiens (ch. i-iii).
Dans la partie morale (iv-vi), S. Paul exhorte les fideles a vivre dans la saintete qui convient a leur vocation. . .
Comp. Ephes. VI, 1.... avec Col. Ill, 20. VI, 4 111,21.